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CONCERT — CONCERTO

quantité de salles disposées convenablement pour les exécu tions de ce genre? 11 n’en est rien pourtant, et la petite salle construite expressément à cet effet par MM. Herz et annexée à leur fabrique de pianos, est la seule que l’on puisse citer, bien qu’elle soit trop petite pour des concerts d’une grande proportion : celle du Conservatoire est un théâtre, et non une salle de concert; celles de quelques facteurs de pianos ne sont autre chose que leurs magasins. Adrien DE La Face.

La Société des concerts du Conservaloire a conservé jusqu’à nos jours une incontestable supériorité. Fondée en 1828 par Habeneck, qui la dirigea jusqu’à sa mort, elle eut ensuite pour chefs Girard (1849), Tilmant (1860) et Georges Hainl (1863). Les grandes compositions de Beethoven, d’Haydn, de Mozart, à peu près inconnues en France, excitèrent le plus vif enthousiasme à cause de la chaleur et de l'énergie imprimées à l'exécution par Habeneck. « Aujourd’hui, dit Fétis, cet orchestre a moins de jeunesse, mais il est incomparable pour la délicatesse et le fini. » Les maîtres seuls y sont exécutés; l’on n’y admet les compositeurs vivants que dans une proportion restreinte, Rossini, Meyerbeer, Auber, Gounod, par exemple.

La fondation des Concerts populaires de musique classique est due M. Pasdeloup et date de 1862; ils ont lieu chaque hiver dans la salle du Cirque des Filles-du-Calvaire, et attirent un grand concours de monde.

CONCERTANT, ce qui appartient au concert. On appelle symphonie concertante celle où les motifs sont dialogués entre deux, trois, quatre ou cinq instruments favoris, qui récitent ensemble ou {our à tour, ayec accompagnement d'orchestre. Comme le concerto, la symphonie concertante s'ouvre par un ensemble brillant que l’on nomme {utli, attendu que tous les instruments de l’orchestre y sont employés. Les repos ménagés aux instruments concertants sont encore remplis par le {uéli, qui termine ensuite la symphonie.

On dit un rio, un quatuor concertant, pour les dis- {inguer de ceux où il n’y a qu’une partie principale, et où les autres ne sont que d'accompagnement. Tous les quatuors de Haydn, de Mozart, de Beethoven, sont concertants. Haydn a fait unie symphonie concerlante pour violoncelle, flûte, clarinette, violon, cor et basson; mélange d'instruments qui n’était pas heureux.

CONCERTINA, instrument de musique du genre de l'accordéon et que M. Berlioz a défini en ces termes : « C'est une espèce de petite boîte élastique qu'on tient horizontalement entre les deux mains. On le joue au moyen de boutons qu’on presse avec l'extrémité des doigts, et qui soulevant une soupape font passer sur des lames ou anches de cuivre la colonne d'air fournie par un soufflet placé entre les deux côtés de la boite; côlés formés par deux tablettes qui portent en dehors le clavier de boutons et à l'intérieur les lames vibrantes. » Inventé par l’Anglais Wheatstone, le concertina n’a eu nulle part autant de popularité qu’en Angleterre, et c’est là que la fabrication en est la plus parfaite. Son étendue est de 3 octaves et demi, à partir du so unisson de la quatrième corde du violon, Deux gammes chromaliques la composent, dont l'une représente les notes de la tablette ga uche et l’autre celles de la tablette droite, Au reste l'élendue d’un concertina varie avec le nombre des touches qu'on lui donne; il a un son doux et pénétrant qui se marie agréablement avec le timbre du piano et du violon,

CONCERTO. Ce mot italien, adopté dans notre langue, signifie un morceau de musique composé pour un instrument particulier avec accompagnement de tout l'orchestre. Comme l'air de bravoure, le concerto a pour but de faire valoir le talent d’un individu ou la qualité d’un instrument, en y aceumulant les plus grandes dificultés et les traits les plus brillants. Le concerto n’exige pas de la part de l'exés

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