CONCETTI — CONCHYLIOLOGIE
CONCHOIDE. Un point A et une droite L étant donnés, si lon fait tourner une autre droite autour du point A et que, dans chacune de ses positions, on prenne .de part et d’autre et à partir de son fntersection avec L , une longueur constante 4, le lieu géométrique ainsi obtenu est une courbe qui reçoit le nom de conchoïde. Elle a pour équa-
tion :
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en représentant par € la distance du point A à la droite E, et en prenant L pour axe des ordonnées. et la perpendiculaire abaissée du point A sur L pour axe des abscisses. Cette courbe du quatrième degré se compose évidemment de deux branches infinies ayant L pour asymptote commune. Quand a est plus petit que d, la branche la plus éloignée du point A offre un nœud qui se réduit à un point de rebroussement lorsque a = d.
Comme la cissoide, cette courbe est propre à résoudre le problème de la duplicaticn du cube. Le géomètre grec Nicomède, qui l’imagina dans ce but, en fit connaître les principales propriétés. Elle a été nommée conchoïde (de x6yyxn, conque, et äôos, forme), parce que les anciens trouvaient à ses deux branches une certaine ressemblance avec les valves de l’espèce de coquilles qu’ils appelaient conque.
Pour décrire la conchoïde d’un mouvement continu, on prend une équerre dont une des branches porte un clou qui représente le point fixe A ; l’autre, dans laquelle est pratiquée une coulisse, est dirigée suivant l’asymptote de la courbe. Une règle portant un clou assujetti à glisser dans cette coulisse, offre elle-même une coulisse dans laquelle passe le clou fixe. On y adapte, à égale distance du clou mobile, deux crayons dont chacun trace une portion de l’une des branches de la courbe. En faisant varier la distance du clou fixe au sommet de l’équerre et celle des crayons, on obtient des conchoïdes correspondant à tous les paramètres possibles.
E. MERLIEUX
CONCHOLEPAS, nom latin et français d’une coquille fort singulière, dont Lamarck a fait un genre pour une espèce seulement, en raison de son ouverture trèsample et de deux petites dents qu’elle porte à la base de son bord droit, L'histoire de cette coquille, qui ne présente rien d’agréable à l'œil, tant par sa forme que par ses couleurs, n’est pas sans intérêt. Jusqu'à ces derniers temps elle avait été considérée par tous les navigateurs comme étant une bivale, mais dont la valve gauche manquait toujours, parce que sans doute elle était adhérente aux roches sous-marines ; par cette raison, elle ne fut que fort rarement rapportée du Pérou, où elle est tellement commune que les habitants riverains de la mer la ramassent en tas fort considérables , pour en faire de la chaux, dont ils fument ensuite leurs terres. Cette méprise des navigateurs donna à cette coquille une valeur excessive dans le commerce; formant à elle seule un genre, chacun la voulait, et pour se la procurer. il ne fallait pas moins de trois cents francs. Aujourd’hui qu’elle est fort commune, les plus beaux exemplaires de cette coquille valent cinq francs tout au plus. L'étude de son animal , qui avait été longtemps inconnu , ne nous ayant présenté aucune espèce de différence avec le mollusque des pourpres, l’opercule de matière cornée étant absolument identique, la coquille elle-même ne différant de celle des pourpres que par l’évasement un peu plus considérable de sa bouche et par une spire plus courte, tous ces motifs nous ont porté à supprimer ce genre et à le réunir aux pourpres, en le plaçant en tête de notre première division , qui comprend toutes les espèces ayant des sillons plus ou moins prononcés sur leur dernier tour, Ducros.
CONCHYLIOLOGIE (de xoyy6ov, coquille, et X6yos, discours), Jusqu'à la fin du siècle dernier on à donné ce nom à cette partie de l'histoire naturelle des ani-