CONCHYLIOLOGIE
maux sans vertèbres qui {raite de ceux qu’on désigne sous le nom vulgaire de coquillages , parce que leur corps est le plus souvent protégé par une coquille. Mais comme ces animaux , dont le corps est mou, sont actuellement toujours appelés mollusques, on a adopté généralement le nom de Malacologie, qui a été introduit dans la science par de Blainville, et le terme conchyliologie a été réservé pour désigner la branche de l’anatomie des mollusques qui traite du test ou de la coquille de ces animaux : ce nom devient alors dans cette partie de l'anatomie comparée l'équivalent du terme os{éologie dans l'anatomie des vertébrés.
CONCIERGE. Autrefois on donnait ce nom à ceux qui avaient la garde d’une maison royale ou seigneuriale ; on appelait leur office conciergerie. Plus tard, on confondit ce nom avec celui de geôlier, pour indiquer le gardien d’une prison. Par la suite, ce nom fut donné au portier d’une grande maison, d’un hôte}, d’un édifice quelconque; négligé alors que les grands seigneurs prirent des suisses, il a repris depuis une grande faveur, et, la vanité s’en mêlant, il s’est trouvé par le fait étendu aux portiers de toute espèce d’habitation. On donnait encore le nom de concierge à des personnes chargées de la garde du mobilier des hôtels de viile et maisons communes. L’édit de 1704 érigea ces charges en titre d'office.
De ces différentes sortes de concierge, l’histoire s’est plus particulièrement occupée du concierge du palais, juge royal auquel succéda le bailli du palais. L'office de concierge du palais date de 988 ; il comprenait un droit de moyenne et basse justice dont le territoire était peu étendu. Philippe FI y ajouta en 1202 le faubourg Saint-Jacques et Notre-Damedes-Champs, et le fief royal de Saint-André, qui y était situé. En 1348 Philippe VI érigea le concierge sous le titre de baïlli, ordonnant de joindre les deux titres; et des lettres de Charles V, régent du royaume en 1358, lui accordèrent droits de moyenne et basse justice à l’intérieur du palais, des cens et rentes sur plusieurs maisons, et une juridiction sur les marchands qui possédaient des boutiques dans les allées de la Mercerie, ou appuyaient leurs auvents ou étalages contre les murs du palais. 11 avait seul Le droit de faire enlever les arbres morts qui se trouvaient sur les chemins royaux et autres de la banlieue et vicomté de Paris. [1 avait quelque inspection sur les greniers à blé du roi et la surveillance du portier et des sentinelles du palais. Charles VI réunit en 1416 à son domaine l'office de concierge. Depuis cette époque tous ceux qui furent pourvus de cet office portèrent le nom de baillis du palais.
Malgré l’ordonnance de 1670, une distinction s'était établie entre concierge et geôlier, et le premier de ces titres était enfin resté au gardien principal de toute prison. 11 n’y a pas longtemps que ce titre a été supprimé et remplacé par celui de directeur pour les chefs de maisons centrales. Le titre de concierge est resté aux chefs des maisons d’arrêt et maisons départementales pour les condamnés correctionnels. A Paris, lors de la suppression des économes des prisons, opérée en 1823, on a appelé directeurs les anciens concierges des maisons où se ffouvent des condamnés, et par extension ce nom a été appliqué au concierge de la maison de justice dite la Conciergerie.
CONCIERGERIE ou CONCIERGERIE DU PALAIS.
C’est sous ce nom que les anciennes ordonnances des rois de France désignaient la prison du palais de Paris, aujourd'hui Palais de Justice; et le nom de conciergerie donné à cette partie du palais lui venait de ce qu’elle servait de demeure au concierge. Cette prison a peut-être pour origine celle du palais lui-même; car depuis le commencement de la première race toutes les habitations royales, tous les châteaux des seigneurs , étaient à la fois lieux de séjour, de défense et d'emprisonnement. Toutefois, il est probable que la prison du Palais, jusqu’au delà de Louis IX, était