CONDOTTIERE — CONDUIT
concourir ; un sixième des vacances devait leur être réservé, En seize ans {rois seulement furent nommés ingénieurs. Un décret du 7 mars 1868 a introduit sur celte question des dispositions nouvelles. Les conducteurs ne sont reçus à concourir pour le titre d'ingénieur qu'après avoir subi avec succès au chef-lieu de leur département un examen préparatoiré. A Paris ils sont soumis à deux examens qui sont passés à une année de distance l’un de l'autre, ou sur leur démande dans le cours de la mème année, Ces examens se composent : 1° de questions orales sur la mécanique, les machines, les constructions des bâtiments, les routes, ponts, chemins de fer, l’hydraulique, lanavigation intérieure, les irrigations et dessèchements, les ports maritimes, le droit administratif; 2° de quatre avant-projets à rédiger, Après la clôture du concours la commission d'examen dresse la liste, par ordre de mérite, des eandidats présentés pour le grade d'ingénieur; ceux qui ne som pas promus peuvent êlre nommés sous-ingénieurs.
CONDUCTIBILITÉ. Ce mot se dit, 1° de Ja propriété que possèdent les corps d’absorber et de répandre la chaleur dans leur masse; 2° de la même propriété par rapport à l'électricité. Dans l'un et dans l’autre cas, on divise les corps en bons conducteurs et en mauvais conducteurs, suivant le degré auquel ils jouissent de cette propriété. Les métaux sont généralement bonsconducteurs, tant de la chaleur que de l'électricité. |
Relativement au calorique, les rapports numériques de conductibilité de divers corps peuvent êtreainsiexprimés : Or, 1,000; platine, 981; argent, 973; cuivre,.898; fer, 374; zinc, 363; étain, 303; plomb, 180.
Un liquide échauffé par la partie inférieure de sa masse se met rapidement en équilibre de température; mais cet effet résulte des courants qui s’élablissent dans son intérieur, parce que les parties échauffées étant moins denses tendent à s'élever, ce dont on s'assure en jetant dans le liquide une poudre dont on peut suivre le mouvement, De plus, si l’on chauffe le liquide par sa partie supérieure, la partie inférieure reslera très-longtemps sans augmenter sensiblement de température. On voitqueles liquides charrient plutôt la chaleur qu'ils ne laconduisent. Comme eux, les gaz sont de très-mauvais conducteurs. 11 en est de même des matières solides pulvérisées.
Par rapport à l’électricité, les oxydes métalliques, le charbon ordinaire , les gaz, sont mauvais conducteurs; au contraire, les liquides, à l'exception des huiles, les vape «rs, le charbon calciné (braise de boulangers), les corps des arimaux conduisent bien l'électricité.
€ INDUVE (Analomie). On donne ce nom tantôt à des € inaux excrèteurs de certaines glandes (tels sont les condi.its de Slénon ei celui de Wharton, qui versent la salive dans la bouche), tantôt à aes canaux en partie osseux et cartilagineux , revêtus soit par la peau externe (conduit auditif externe, en opposition au conduit auditif interne [voyez OREILLE] ), soil par une peau interne ou membrane muqueuse (conduit gutlural de l'oreille, appelé vulgairement trompe d’Eustache ); tantôt, enfin, à des conduits entière ment osseux, qu’on distingue en ceux de transmission et en ceux de nutrilion. Parmi les premiers on range 4° le conduil plérygoïdien ou vidien, ainsi nommé parce que, découvert par Vidus-Vidius, médecin de Florence, il traverse la base de l'apophyse ptérygoïde du sphénoide. les vaisseaux et le nerf du même nom y sont contenus; 9° le conduit ptérygo-palatin, que concourent à former l'os du palais et l’apopbyse ptérygoïde pour les vaisseaux et nerfs de même nom. Les autres conduits osseux, qu'on nomme vulgairement conduits nourriciers, nutriciers, sont distingués en : 1° ceux qui, très-prononcés et obliques en divers sens, et toujours situés aux faces de flexion, con» tiennent les vaisseaux et le filet nerveux , qui se rendent à
| la moelle du corps des os longs; 2° ceux qui, encore