CONFIDENT — CONFIRMATION
Le choix des preuves appartient entièrement à l’orateur; c'est à lui de chercher dans l’examen du sujet celles qui sont naturelles, concluantes, assorties aux dispositions et à l'intelligence de ceux qu’il veut convaincre.
L'arrangement des preuves ne saurait non plus étre assujetti à des règles fixes et invariables. Quelques rhéteurs ont pensé qu’il était bon de commencer par les plus faibles et de s'élever progressivement aux plus énergiques ; d’autres ont conseillé d’entrer en matière par des moyens puissants pour maîtriser l'attention et s'emparer des esprits, de placer vers le milieu, en les groupant avec art les preuves médiocres et de réserver pour la fin les plus fortes et les plus décisives. Quintilien appelle cette disposition Aomérique, par allusion à l’ordre de bataille qu’Homère décrit dans l’Iliade. En réalité l’état et la nature du sujet peuvent seuls indiquer d’une manière positive la disposition des preuves; et la seule règle peut-être qu’on puisse admettre comme étant d’une application générale, c’est que la discussion ne descende pas des arguments les plus puissants aux plus frivoles,
L'amplificatio n, ou développement oratoire, doit tou- Jours être proportionnée à l'importance des preuves et conforme à leur nature. Il est des sujets grands et pathétiques par eux-mêmes, qu'on affaiblirait en les développant. Il est des preuves tellement fortes qu’il suffit de les exposer d’une manière précise ; elles frappent davantage par leur précision même. L’amplification ne consiste donc pas dans l'accumulation des mots, mais dans la force, la grâce et l'intérêt dont elle revêt le raisonnement. Dans les matières compliquées qui exigent de longs développements, il importe beaucoup pour soutenir l'intérêt sans fatiguer l’attention d’user de variété.
La déduction des preuves a son principe dans la relation des choses et dans la généralité des idées. Les preuves d'un même fait ou d’une même proposition se tiennent presque toujours par quelque côté, et s'engendrent l’une l’autre. Cette génération, qui produit leur enchafnement successif, devient un ordre naturel, et cet ordre est généralement le plus concluant. Mais pour réaliser cet ensemble et cette connexion parfaite l’orateur a souvent besoin de recourir à des moyens particuliers qu'on appelle {ransition. Ces transitions sont surtout nécessaires lorsqus le sujet permet de se livrer à quelques digressions. Auguste Husson.
CONFIRMATION ( Religion). Dans l’Église catholique, c'est un sacrement, institué par Jésus-Christ, qui donne aux fidèles baptisés le Saint-Esprit et les rend parfaits chrétiens. L'homme reçoit donc dans ce sacrement non-seulement la grâce sanctifiante et les dons de l’Esprit-Saint, mais l’Esprit-Saint en personne et des grâces particulières pour confesser la foi. Le ministre du sacrement est l’évêque seul ; cependant dans l’Église grecque les prêtres donnent aussi la confirmation. Dans l’Église latine le souverain pontife donne quelquefois aux ecclésiastiques du second ordre, par exemple à ceux qui vont dans les missions lointaines, le pouvoir d’administrer ce sacrement ; le prêtre qui a reçu ce pouvoir est dit ministre extraordinaire de la confirmation. Tout homme baptisé est apte à être confirmé et par conséquent sujet de ce sacrement, qui est du nombre des sacrements des vivants, c’est-à-dire qu’il suppose la grâce sanctifiante ; il faut donc être en état de grâce pour le recevoir; autrement on commettrait un sacrilége. Néanmoins on recevrait le caractère qu’il imprime; car, ainsi que le baptème et l’ordre, il imprime dans l'âme un caractère indélébile : aussi ne peut-on le recevoir qu'une seule fois. La confirmation est désignée de diverses manières dans les anciens auteurs. Les Acées des AO lappellent l'imposition des mains ; Théodoret, l’onguent sacré; saint Augustin, le sacrement du chréme; le concile de Laodicée l'appelle chréme saint et céleste et chréme du salut, elc.