‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 207 sur 607 · CONGRÉGATION — CONGRÈS · texte numérisé non relu

CONGRÉGATION — CONGRÈS

dans les pays infidèles,

8°. La congrégation de l’'Immunité ecclésiastique, éta blie par Urbain VIII pour connaître des im munités ecclésiastiques et des atteintes qu’on y porte,

99. La congrégation pour l'examen des évêques, instituée par Grézoire XIV, afin d'examiner ceux qui sont promus à l’épiscopat.

10°. La congrégation pour les mœurs des évêques fut composée par Innocent IV.

11°, La congrégation pour la résidence des évêques à pour but soit d’obliger à la résidence, soit d’en dispenser les évêques et abbés d'Italie,

12°. La congrégation des Indulgences et des Reliques examine les raisons de ceux qui demandent des indulgences, et leur en accorde au nom du pape; elle examine aussi les reliques qu’on découvre à Rome, pour les remettre ensuite au vicaire ou au sacristain du‘pape, qui est chargé de les distribuer aux fidèles,

Il ya, en outre, à Rome, les congrégations dites des Études, de la Visite apostolique, de la Discipline des réguliers, et de la Fabrique de Saint-Pierre.

Outre les douze importantes congrégations qui précédent, on cite la congrégation des études, celle de La discipline du clergé régulier et celle des cérémonies. Le pape Pie IX a établi en 1853 une congrégation héraldique, chargée de la collation et de l'examen des titres nobiliaires délivrés par le saint siége. Ce mot est d’ailleurs, en général, synonyme de commission , et s'entend à Rome de toutes les commissions nommées par le saint-père.

CONGREGATIONALISTE, forme d'organisation ecclésiastique, instituée en Angleterre par un certain nombre de chrétiens qui se séparèrent de l'Église anglicane établie par la loi. Les anciens puritains, dont Jean Knox fut le plus célèbre apôtre, et dont l'Écosse fut le berceau, se divisèrent sous Jacques i®’, et plus particulièrement après Cromwell, lors de la restauration des Stuarts, en trois branches principales, professant toutes trois le dogme calviniste, mais apportant de grandes modifications à la discipline fondée par le grand réformateur de Genève. Les presbytériens restèrent strictement attachés à la discipline de Calvin. Les in dépendants se séparèrent en Églises absolument indépendantes les unesdes autres, comme leur nom l'indique. Enfin les congrégationalistes adoptèrent la voie moyenne entre les deux autres organisations ; ils pensèrent qu’il fallait un trait d'union entre les diverses communautés, el qu’il était bon qu’elles pussent s’aider réciproquement de leurs conseils et de leur influence. Les congrégationalistes établirent donc l'usage de communications dogmatiques et disciplinaires officieuses entre les diverses Églises, tout en maintenant soigneusement le principe que nulle d’entre elles n'a Le droit d’influencer en quoi que ce soit les affaires d'une autre Église. L'Église congrégationaliste est donc une société de sœurs fort jalouses de leur autorité. Cette forme de . gouvernement mérite d’être étudiée soigneusement, parce qu’elle constitue le régime sous lequel vivent une grande partie des dissidents anglais, et qu'il y a aux États-Unis plus de trois millions de chrétiens, professant diverses nuances, plus ou moins adoucies, du calvinisme, qui sesont classés sous le régime congrégationaliste. L'Église réformée de France, n’ayant pas conservé l'usage de rassembler ses synodes, est tombée, sans s'en apercevoir, sous la forme congrégationaliste, forme qui a l'avantage de laisser chaque communauté maîtresse absolue d'elle-même et de ne porter aucune espèce d’atteinte à la liberté d'opinion.

Charles COQUEREL.

CONGRÈS. On employait autrefois ce terme pour désigner toute réunion de plénipotentiaires représentant plus de trois États, à l'effet de traiter de la conclusion d'une paix où de tout autre intérêt commun. Dans nos temps modernes il y a eu des congrès de souverains. On applique aussi celle

Page 1