CONSONNANCE
dans la suite Sylla la pilla, et ces paroles adressées au coadjuteur par un frondeur impatient de tendre les chaînes un sur de barricade : Monseigneur, qu’allend-on donc tant et que ne les tend-on donc tôt?
Ce n’est qu’à l’aide du proverbe que cette figure de style a passé dans notre langue, et l’on dira longtemps : qui vivra, verra; qui a vécu, a vu; qui langue a, à Rome va ; à bon chat, bon rat ; quand il fait beau, prends ton manteau ; quand il pleut, prends-le, si tu veux ; il flalte en présence, il trahit en absence ; belles paroles el mauvais jeu trompent les jeunes et les vieux ; qui lerre a, guerre a; amour et seigneurie ne veulent point de compagnie, elc.
CONSONNANCE (Musique), accord de deux sons frappés simultanément, et dont l'effet est agréab'e à l’oreille. Les consonnances sont produites par la résonnance d’un corps sonore quelconque. Faites vibrer une cordegrave, celle d’un piano par exemple, en ayant soin de tenir longtemps le doigt sur la touche, vous entendrez distinctement avec le son principal, quand son intensité sera diminuée, son octave, et surtout sa douzième (ou quinte à l’octave) et sa dix-septième ( ou tierce à sa double octave ). Si l’on a l’oreille juste, on pourra, sans être obligé de recourir à des calculs d’acoustique, et sans avoir aucune notion de composition, reconnaître facilement les consonnances. Que, par exemple, on frappe simultanément deux touches d’un piano, l’intervalle qu’on entendra plaira ou non; s’il plaît, ce sera à coup sûr une consonnance; s’il choque l'oreille, ce sera une dissonnance. En partant de ce principe, on pourra reconnaître la nature de tous les intervalles; ïl suffira pour cela de répéter avec la main gauche, autant de fois qu’il y a de notes dans la gamme, l’u£ du milieu du clavier pour le comparer successivernent ayec ces notes, que l’on fera de la main droite. On obtiendra de cette manière le résultat suivant : w{ ut, unisson, renversement de l'octave , consonnance; ut ré, seconde, dissonnance; ut mi, lierce, consonnance; ut fa, quarte, renversement de la quinte, consonnance; uË sol, quinte, consonnance (cet intervalle doit toutefois, en raison de son effet vague, être résolu sur une consonnance , et cette nécessité absolue la fait classer par plusieurs maîtres parmi les dissonnances); ut la, sixte, consonnance; ut si, septième, dissonnance ; ut ut, octave, consonnance; ut ré, neuvième, intervalle simple comme les précédents, dissonnance. Ici finissent les intervalles simples, et commencent les intervalles composés; ainsi la dixième wé mi, la onzième wf Ja, etc., ne sont que le redoubiement de la tierce, de la quarte, etc. On voit que les consonnances sont : l'unisson, là tierce , la quarte, la quiate, la sixte et l’octave. Elles tirent leur force et leur charme d’elles-mémes, sans avoir besoin d’être préparées ni résolues. Elles diffèrent en cela des dissonnances, qui en général ne sont permises qu'après avoir été préalablement entendues comme consonnances et résolues ensuite sur une consonnance.
On divise les consonnances en parfaites et imparfailes. Les parfaites sont l’octave, la quinte et leur renversement, l'unisson et la quarte : on les appelle parfaites parce qu’elles cessent d’être des consonnances si on les altère, c'est-à-dire qu’en haussant ou baissant d’un demi-ton l’un des sons, on change la nature des intervalles, et il devient alors dissonnant. Ainsi, les quintes et les octaves augmentées ou diminutes sont les dissonnances. Les consonnances imparfaites sont la tierce et la sixte : on les appelle imparfaites parce qu’elles peuvent être majeures ou mineures sans cesser d’ètre des consonnances. F. BENoir.
CONSONNE (du latin cum, avec, et sonans, qui sonne). C’est le nom que donnent les grammairiens aux lettres qui, à la différence des voyelles, ne sont entendues qu'avec l'air qui fait la voix ou la voyelle. Ona divisé les consonnes en labiales, linguales, palatiales, dentales, na-