‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 269 sur 607 · CONSOUDE · texte numérisé non relu

CONSOUDE

sales et gutturales, suivant que ce sont les lèvres, la langue, le palais, les dents, le nez ou la gorge qui sont les plus affectés ou qui jouent le principal rôle dans leur pro nonciation,

Sans les voyelles, avec les consonnes seules, qui sont dans notre langue b, c, d, f, 9, k, j,k, L,m,n, p,q, r,5, t, 0, x, 5, Il serait physiquement impossible d’articuler un son; elles n’arrivent à se prononcer qu’en se combinant avec les voyelles, qui résument tous les sons primitifs articulables. Le rôle des consonnes dans les langues consiste donc à ajouter aux voyelles des intonations diverses , à multiplier leur usage, à leur donner de la force, de la douceur, de l'éclat, de la grâce, à imprimer enfin aux mots l'expression qui convient à l’idée qu’on veut peindre. Quelques peuples se bornent à écrire les consonnes et notent à peine les voyelles.

CONSORTS, ceux qui ont intérêt avec quelqu'un dans un procès, dans une affaire civile, etc., et au nom desquels, quand elle se plaide, sont prises les mêmes conclusions. Dans ce cas, on ne mentionne qu’un seul des intéressés, et tous les autres sunt compris dans la formule générale : ef consorts. Cette locution toutefois n'est admissible que dans les actes signifiés durant le cours de l'instance. L’acte introductif, le premier acte de la procédure, celui qui forme la base de l'instance, doit nécessairement porter la dénomination spéciale de chacune des parties. Consorts, dans le langage ordinaire, se dit des hommes liés à un chef de parti, à un artisan de cabale; et alors il se prend toujours en mauvaise part.

CONSOUDE, genre de plantes de la famille des borr aginées de Jussieu, de la pentandrie monogynie de Linné, qui présente les caractères suivants : Un calice à cinq divisions, profondes et dressées, une corolle monopétale, régulière, tubuleuse, dont le limbe, resserré à la base, est à cinq lobes courts, droits et presque fermés; l’entrée du tube est munie d’écailles oblongues, acumimées et rapprochées en cône ; cinq étamines à anthères oblongues, un ovaire supérieur, surmonté d’un style et d’un stigmate simple, le fruit lisse et quadrilobé. Les fleurs des consoudes sont terminales et axillaires, disposées en pameules corymbiformes; les feuilles de la tige sont décurrentes, garnies de poils raides et épais, comme dans la plupart des borraginées.

Ce genre, peu nombreux en espèces, dont on compte sept ou huit, est fertile en variétés. On cultive seulement dans les jardins de botanique les consoudes de l'Orient , telles que le symphylum orientale et le symphytum tauricum, pour la durée et l'aspect agréable de leurs fleurs, diversement colorées de bleu et de rouge, de violet et de blanc. Parmi ces plantes, qui sont toutes naturelles aux contrées tempérées ou septentrionales de l’ancien continent, et dont deux espèces croissent spontanément en France, nous citerons, à cause de l'importance que lui donne son emploi en thérapeutique, la consoude officinale (symphytum officinale, Linné), vulgairement grande consoude. C'est une plante vivace, que l’on rencontre fréquemment en France dans les terrains humides, sur le bord des étangs et des ruisseaux. La tige, charnue, ailée par le prolongement des feuilles, qui sont grandes, décurrentes et un peu rudes au toucher, s'élève de 0, 60 à 17. et porte à la partie supérieure de ses rameaux, en forme d’épis recourbés, des fleurs blanches ou quelquefois rougeâtres. La racine, qui est la partie de la plante dont on fait usage, est cylindrique, allongée , noire en dehors, blanche en dedans. Sa saveur est douce et trèsmucilagineuse, et sa décoction, épaisse et visqueuse, contient une très-petite quantité d’un principe astringent. Aussi est-elle essentiellement employée comme émolliente, et convient-elle dans la diarrhée, l'hémoptysie, la leucorrhée, etc. On donne la racine de cuns@ude en décoction; on en met 15 grammes pour un kilogramme d’eau, que l’on fait légè. rement bouillir en y laissant peu de temps la racine, Si l’on

Page 1