COLLECTIF
gars in carcerem acli, pars bestis odpecti. On rapporte ces constructions à une figure qu'on appelle syllepse ; d’autres la nomment syn{hèse, mais le nom ne fait rien à la chose : cette figure consiste à faire la construction selon le sens plutôt que selon les mots. Dumansals.
COLLECTION (en latin colectio, fait de colligere, recueillir }, recueil de choses de même espèce ou qui ont plus ou moins de rapportentre elles. Selon Roubaud, le mot co/lection n'exprime que l’idée simple de cueillir ou de mettre ensemble plusieurs choses ; le mot recueil exprime l’idée redoublée de recueillir ou de réunir, de lier, de resserrer plus étroitement les choses entre elles. La collection forme an amas, un assemblage ; le recueil forme un corps, ou un tout. On appelle plutôt recueil une petite collection, et collection un grand recueil. On dit fort bien : un recueil de pièces fugitives, de pensées choisies de quelques œuvres d’un auteur. Il faut dire : la co/lection des conciles, des Pères, des historiens, des ouvrages d’un auteur fécond, ou de divers auteurs qui ont travaillé dans le même genre. « La raison de cette différence, observe Roubaud, est dans la valeur même des mots. L'action de recueillir, par la force réduplicative du terme, marque plus de réflexion, de recherches et de soins que celle de rassembler. Vous faites un recueil de choses d'élite que vous croyez dignes d’être conservées ; vous faites une collection de tout ce qui se présente sur un sujet traité par divers auteurs, ou sur divers sujets traités par le même. Le recueil doit être choisi; une collection doit être complète ( autant du moins qu'il est possible de la faire telle). Il faut du goût, des lumières , de la critique, pour faire un bon recueil ; il faut du savoir, de la patience, des bibliothèques, pour faire de belles collections. La collection fait plus de volumes, le recueil doit faire de meilleurs livres. » Edme HÉREAU.
Pour faciliter l'étude des êtres de la nature, il faut absokument les cornparer entre eux, et l’on n'arrive à ce but qu’en les réunissant, en les préparant de manière à les conserver le plus longtemps possible, et en les classant d’après les caractères qui les distinguent. C’est à ces réunions d’objets d'histoire naturelle que l’on donne le nom de collections, en ajoutant un autre mot pour désigner plus spécialement leur destination particulière : ainsi, nous avons des collections de zoologie, de botanique et de minéralogie ; cependant , il est à remarquer que ce sont surtout les premières qui retiennent le plus souvent le nom propre de collections ; car on donne fréquemment le nom de cabinet à celles du règne inorganique , et celui d’herbier se présente à tout le monde pour un ensemble de végétaux con servés et destinés à l’étude.
S’il est aisé de concevoir l'immense utilité des collections, ilest toujours difficile, dispendieux de les former. Aussi n'est-ce guère que dans les vastes établissements créés par les gouvernements mêmes qu’on parvient à obtenir à cet égard d'importants résultats ; la France peut offrir à l’admiration du monde les collections de son Muséum d'Histoire Naturelle, et demeure encore sous ce rapport au premier rang des nations. Quelques savants en possèdent aussi de fort belles; mais les plus remarquables sont presque toujours celles qui se bornent à une spécialité.
Les collections minéralogiques, faciles à conserver, n’exigent que peu de précautions; il n’en est pas de même des autres, qui se détéricrent , se dégradent assez rapidement, sion ne les entoure de beaucoup de moyens préservateurs.
E. LE GuizLou.
Les collections particulières prennent ordinairement le nom de cabinets ou galeries; celles des établissements publics s'appellent plus souvent musées, conservatoires; les collections de livres sont toujours des Bibliothèques. C’est ainsi qu’à Paris, outre le Muséum d'Histoire Naturelle, nous avons les musées du Louvre,le Cab et d’Antiques de la Bibliothèque nationale, le Musée de Cluny, le
LICT, DE LA CONVERS. — T. fk