‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 272 sur 607 · CONSTANCE — CONSTANT DE REBECQUE · texte numérisé non relu

CONSTANCE — CONSTANT DE REBECQUE

laisser proclamer empereur par les légions. Constance se préparait alors à une nouvelle expédition contre les Perses. Aussitôt il se met en marche contre Julien ; mais arrivé au pied du mont Taurus, il meurt subitement, le s novembre 361, dans une bourgade nommée Mopsucrènes. Tour à tour catholique et arien, défenseur et persécuteur d'évêques , il avait, en 357, visité Rome, où il s’était fait décerner les honneurs du triomphe, et où il avait fait venir d'Égypte le grand obélisque qui décore la place de Saint-Pierre. Eug. G. de MoxGLave.

CONSTANT. Le nom de deux empereurs d'Orient & été traduit ainsi :

CONSTANT 1° (FLavius-Jurus CONSTANS) était le plus jeune des fils de Constantin le Grand et de Fausta. Nommé césar en 333, il parvint avec ses deux frères à l'empire après la mort de son père en 337. Il était alors âgé de dix-sept ans ; il eut pour lot l'Ilyrie, l'Italie, l'Afrique, et y joignit bientôt la Macédoine et la Grèce, États destinés au jeune Delmace, son cousin, qui fut massacré par les soldats. Dès la première année dé son règne, il se brouilla avec son frère Constantin, qui commandait dans les Gaules, le défit complétement dans une bataille où il fut tué, et par la conquête de ses États, devint maître de tout l'Occident. Voulant effacer le souvenir d’un frère dont il venait d’usurper la cowronne, il détruisit ses lois, ses établissements, et le déclara ennemi de l'État. Fier, emporté, fastueux, livré à ses courtisans , plongé dans la débauche, il s’attira la haine et le mépris. Il porta ensuite la guerre dans la Grande Bretagne; mais, en 340, Magnence, qu’il avait tiré de l’obscurité pour l'élever aux premiers emplois, s'étant fait saluer empéreur par les soldats à Autun, où il commandait , traverse les Gaules en vainqueur à la poursuite de Constant, qui s’enfuit vers l'Espagne. Celui-ci, atteint au pied des Pyrénées. par Gaïson, émissaire du rebelle, et abandonné de tous les siens, hors un seul Franc, est assassiné à Elne, en 350.

JONSTANT IL (FLavius CONSTANS), fils de Constantu III, né en 630, mort en 668, s'appelait d'abord Héraclius. Il ne succéda point à son père, mais à son oncle Héracléonas, usurpateur chassé bientôt après par le César Valentin, qui, en 641, fit proclamer Constant II, trop jeune encore pour n'être entre ses mains autre chose qu’un instrument. Quand il prit les rênes du pouvoir, il fit ordonner diacre son frère Théodose pour empêcher qu’on l'élevât à l'empire à sa place, et cette précaution ne le rassurant pas encore, il le fit assassiner. Son règne est d’ailleurs remarquable par les pertes immenses que l'empire d'Orient, en butte aux attaques des Arabes et des Lombards, éprouva en Afrique, en Asie et en Italie. En 662 il passa en Italie pour combattre les Lombards ; mais il ne sut que piller Rome, et s’en alla établir sa cour en Sicile, où il ruina les populations par ses exactions, et fit périr une foule de seigneurs. Depuis six ans il vivait à Syracuse, plongé dans la débauche , lorsque le 15 juillet 668, Pofficier qui le servait au bain, André, fils du patrice Troïle, saisit tout à coup le vase avec lequel on lui versait de l'eau, etlui en porta à la tête un coup si violent, qu’il le renversa sans connaissance dans la baignoire, où on le trouva noyé, El laissait trois fils, Constantin 1V, Pogonat, qui lui suecéda, Héraclius et Tibère.

CONSTANT DE REBECQUE ( Henni-BENIAMN ), sé à Lausanne, le 25 octobre 1767. Son père, Jus{e Coxs- TANT DE REPECQUE, d’une ancienne famille française, réfugiée pour cause de religion dans le pays de Vaud, était colonel d'un régiment suisse au service de Hollande. La naissance de Benjamin coûta la vie à sa mère, Henriette du Chaudieu, fille aussi de Français réfugiés. Son père avait des préjugés sur les colléges publics; il voulut essayer de l'éducation domestique, Plusieurs gouverneurs furent suecessivement mis à l'essai et renvoyés, L'un d'eux eut une idée assez ingénieuse : « C'était, dit Benjamin Constant, de me faure inventer le grec pour me l'apprendre, 11 me propass

Page 1