CONSTRICTION — CONSTRUCTION
faine hauteur au-dessus du sol, il faut des échafaudages pour porter les matériaux et les ouvriers qui les placent, des chèvres ou des grues pour élever les fardeaux trop pesants pour qu’un homme en charge ses épaules : nouveaux problèmes de statique et de mécanique à résoudre, et le constructeur ne trouve pas toujours dans les procédés connus des moyens suffisants pour le travail dont il est chargé. Ainsi, par exemple, lorsque l’architecte de la façade du Louvre, Claude Perrault, fit placer au fronton une pierre de 18,30 de long, 2",60 de large, et seulement 0®,21 d'épaisseur, il composa lui-même l'appareil et le mécanisme pour transporter et élever une masse aussi pesante et aussi fragile sans courir le danger de la rompre, dirigea toutes les manœuvres, et inséra dans ses écrits la description de cette œuvre, non moins difficile que l'érection de ces grands obélisques égyptiens qui ornent Rome et Paris,
Lorsque la construction est parvenue à la hauteur d’un plancher, des bois préparés par le charpentier, associé quelquefois au forgeron, doivent être mis en place avec les précautions nécessaires pour assurer la solidité et la durée de cette partie de l'édifice, sans dépenser plus qu’il ne faut pour obtenir cette garantie, Enfin, on arrive au comble, et la couverture emploiera des bois sous différentes formes , des tuiles, des ardoises, des métaux : voici d’autres matériaux et d’autres arts, un surcroil de connaissances exigées du constructeur. Le travail du charpentier prend ici une plus grande importance : son art, appliqué à la couverture des édifices, a fait des progrès remarquables, et dont l'utilité sera mieux appréciée à mesure que ses nouvelles méthodes seront plus souvent mises en usage, car il en résulte une assez grande économie. Ses fermes admettent aujourd’hui des pièces de fer, et souvent même on leur substitue des assemblages de barres de ce métal; le travail du forgeron est alors substitué à celui du charpentier. En soumettant au calcul les anciennes charpentes et leur mode de résistance au poids qu’elles supportent, on a facilement constaté que leurs énormes dimensions ne contribuent nullement à la solidité des édifices qu’elles couvrent, et les expériences faites sur les bois et les métaux, ainsi que les résultats des formules qui expriment leur solidité, commencent à pénétrer dans les chantiers et les ateliers. Ferry.
CONSTRUCTION ( Grammaire), arrangement des mots dans le discours suivant les règles et l'usage d’une langue. Elle est grecque ou latine lorsqu'ils sont rangés dans un ordre conforme au four, au génie de la langue grecque ou de la langue latine. On dit qu’elle est louche lorsque les mots sont placés de façon qu’ils semblent d'abord se rapporter à ce qui précède, tandis qu'ils se rapportent réellement à ce qui suit; pleine, quand on exprime tous les mots dont les rapports successifs forment le sens qu’on veut énoncer ; et elliptique, lorsqu'un de ces mots est sous-entendu
On ne doit pas confondre construction avec syntaxe, Construction ne présente que l’idée de combinaison , d’arrangement. Cicéron a dit, selon trois combinaisons différentes : accepi litleras tuas, tuas accepi litteras et lilteras accepi tuas : il y a là trois constructions , puisqu'il y a trois différents arrangeinents de mots ; cependant, il n’y a qu'une syntaxe ; car dans chacune de ces constructions il y a les mêmes signes des rapports que les mots ont entre eux; ainsi ces rapports sont les mêmes dans chacune de ces phrases. Chaque mot de l’une indique également le même corrélatif qui est indiqué dans chacune des deux autres ; en sorte qu'après qu’on a achevé de lire ou d'entendre quelqu'une de ces trois propositions, l'esprit voit également que litteras estde déterminant d'accepi ; que tuas est l'adjectif de litteras ; ainsi chacun de ces trois arrangements réveille dans l'esprit le même sens : j'ai reçu votre lettre. Or ça qui fait en chaque langue que les mots réveillent le sens que l'on peut faire naître dans l’esprit de ceux qui savent ln langue, c'est Ce qu'on appelle syntaxe,