‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 304 sur 607 · CONTINENCE — CONTINENTAL · texte numérisé non relu

CONTINENCE — CONTINENTAL

s’est efforcé de découvrir les secrets de la nature dans la simplicité de leurs lois. Les soulèvements montagneux surtout avaient été l'objet d’études approfondies jusqu’à ce que Alex. de Humboldt, excité par les travaux de La Plac 6, ait enrichi la géographie physique dun instrument ayant pour but de déterminer la hauteur moyenne des continents ou la hauteur du centre de gravité de leur volume. 11 fixe la hauteur moyenne de l'Europe à 200 mètres, celle de l'Amérique du Nord à 228 , celle de l’Amérique du Sud à 245, et enfin celle de l’Asie à 351. La Place déterminait le maximum de la hauteur moyenne des continents à 1000 mètres; mais Humboldt a trouvé cette évaluation de deux tiers trop forte. Suivant lui la hauteur du centre de gravité du volume de toutes les masses continentales, à l’exception de l'Afrique, n’est que de 307 mètres au-dessus du niveau actuel de la mer.

On appelle continental, par opposition à insulaire, tout ce qui est propre à la terre ferme; et on désigne surtout par continent la terre ferme d'Europe, par opposition à l’Angleterre.

CONTINENTAL (Système ou Blocus ). C’est le nom qu’on donna au plan formé par Napoléon pour exclure PAngleterre de tout rapport avec le continent, afin de la forcer ainsi tout au moins à conclure la paix et à reconnaître les principes de droit maritime posés lors de la paix d’Utrecht, surtout relativement aux droits des neutres. Ce système commença par le célèbre décret de Napoléon daté de Berlin 21 octobre 1806, qui déclarait les îles Britanniques en état de blocus, interdisait toutes relations commerciales avec elles, ordonnait que tout sujet anglais qui serait rencontré dans un pays occupé par les troupes françaises ou par celles des alliés de la France, serait considéré comme prisonnier de guerre , que toutes les marchandises appartenant à des Anglais fussent déclarées de bonne prise, et prohibait de la manière la plus absolue la vente et le commerce des marchandises anglaises, de quelque nature qu'elles fussent. Aucun navire venant directement d'Angleterre ou des colonies anglaises ne pouvait être admis dans un port d'Europe; et tout bâtiment qui chercherait à se dérober à l'effet de ces prescriptions au moyen de fausses déclarations devait être confisqué avec sa cargaison, comme propriété britannique.

Tanger ne farda point à user de représailles. Par un ordre du conseil privé, en date du 7 janvier 1807, il fut défendu à lous vaisseaux neutres d'aborder dans des ports appartenant à la France ou à ses alliés ou bien placés sous son contrôle. Tout vaisseau neutre qui essayerait d’enfreindre cette interdiction devait être confisqué avec sa cargaison. Un second ordre du conseil privé, en date du 11 novembre 1807, fut encore autrement vexatoire pour le commerce des neutres : il soumettait en effet tous les ports et places de la France et de ses alliés, tant en Europe qu'aux colonies, de même en général que tout pays en guerre avec l'Angleterre et duquel le pavillon anglais était exclu, aux mêmes restrictions que s’ils se trouvaient dans l’état de blocus le plus rigoureux. Tout commerce avec les marchandises et les produits de pays placés dans ces conditions était interdit, en même temps que les navires employés soumis à la confiscation. Une troisième délibération du conseil privé déclara illégale toute vente de vaisseaux à des neutres faite par des puissances belligérantes, et annula d'avance toute transmission de propriélé de ce genre qu'on chercherait à faire.

A ces orders in council la France répondit par de nouvelles rigueurs. Suivant un décret de Milan, en date du 17 décembre 1807, aggravé encore par un second décret daté des Tuileries le 11 janvier (808, tout bâtiment, à quelque nation qu'il appartint, était dénationalisé du moment où il avait été visité par un vaisseau anglais, on bien avait entrepris un voyage en Angleterre, où encore avait payé des

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