L. LAURENT
CONTOUR, dans les figures vivantes ou dans les statues, signilie le bord des surfaces, aperçu au point tixe où l'on s’est placé pour les étudier, Ce contour varie de forme au moindre deplacement de l'objet fixé, ou bien par le plus 1éger mouvement de celni qui l’observe, 1] n’en est pas de même d'un: figure dessinée, dont le trait porte aussi le nom de contour, Lorsqu'un élève dessine d’après le modèle,
CONTORNIATES — CONTRACTION
son contour peut être exact, correct, pur, ferme, énergique, ou bien avoir les défauts opposés à ces qualités.
CONTOURNÉ. Cette expression se prend ordinairement en mauvaise part, et est presque synonyme de contrefait. Si une figure paraît sans nécessité avoir des mouvements violents, on dit qu’elle est mal contournée. On ne dira jamais que Raphael a bien confourné ses figures, mais qu’il a su leur donner un contour élégant et gracieux.
CONTRA. Voyez CONTRE.
CONTRACTANT. C'est celui qui figure dans un contrat comme partie intéressée; naturellement les témoins qui assistent à la confection d’un acte et l’oflicier public qui le reçoit ne figurent point au nombre des parlies contractantes.
CONTRACTILITÉ, propriété de tirer ensemble (contrahere, d’où contractililas ) dont jouissent les fibyes de la chair musculaire. Bichat, admettant deux modes ou degrés de cette propriété vitale, l’a distinguée en contractililé volontaire et contractililé involontaire. Il a aussi désigné sous le nom de contractililé insensible la tonicilté. La contractilité, quoique ayant lieu sans resserrement, sans diminution du volume des tissus où elle siège, est ainsi dénommée par opposition à la dilatabilité, à l'expansibilité des organes plus ou moins érectiles, dont le volume augmente évidemment. La contractilité du plus grand nombre des physiologistes , la myotilité (de Chaussier ), l'irritabilité (d’Haller), sont une seule et même propriété, dont les divers noms sont tirés des idées de fraction, de siége dans les muscles et de la propriété d’entrer en action sous l'influence des irritants mécaniques, physiques et chimiques.
En thèse générale, on doit dire que la contractilité de tous les tissus charnus où musculaires est parfaitement adaptée à la nature et à la diversité des résistances à vaincre, et les organes qui en sont doués reçoivent toutes les formes voulues pour ce but. Lorsque la contractilité vient à disparaître dans certains points, elle y est suppléée par l’élasticité de divers tissus, parmi lesquels celui qui se rapproche le plus de la nature des chairs contractiles reçoit le nom de tissu jaune ou élastique. A vrai dire, la contractilité n’est elle-même qu'une sorte d'élasticité mise en jeu avec une excessive rapidité par la succession de commotions électriques que les nerfs spéciaux d’un muscle impriment à toutes ses fibres sous l'influence de la volonté ou de l’instinct. L. LAURENT.
CONTRACTION. C'est en physiologie l'exercice de cette propriété qu'ont les muscles et les fibres d'entrer en action, de se resserrer sous l'influence des irritants mécaniques, physiques ou chimiques. C’est aussi l'état d'un tissu charnu ou d’un muscle pendant la manifestation de la co ntractilité, qui existe virtuellement, soit pendant le repos et le relâchement du muscle dans l'état de santé, soit pendant les paralysies curables ou incurables. 11 sufkt de suppléer à Paction nerveuse centrale , qui est suspendue ou éteinte, par l'électricité galvanique, pour démontrer que la force contractile des muscles paralysés n’est pas perdue entièrement. Mais cette force réside encore dans les nerfs spéciaux musculaires qui sont sains et aptes à produire la secousse contractive, tant que leur tissu propre, identifié avec celui de la chair, est arrosé par le sang artériel. La force nerveuse qui provoque la contraction, et l'aptitude du tissu musculaire à se contracter sous l'influence de cette force, ou la contractilité, cessent du moment où les filets nerveux et les fibres des muscles ne sont plus vivifiés par un sang excitant : c’est ce qui a lieu dans les asphyxies locales ou générales. On sait que pour remédier à ces affections : il faut qu’un sang artériel ou vivificateur arrive de nouveau dans le tissu des chairs et de ses nerfs, afin que la contractilité revienne et que les contractions puissent avoir lieu. Plus l'appareil respiratoire d’un animal est développé et imprègne d’une plus grande quantité d'oxygène son sang arté-