‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 323 sur 607 · CONTRE-LETTRE · texte numérisé non relu

CONTRE-LETTRE

ingrat pour ne pas vous rendre, en ces circonstances difficiles, les respects qui vous sont dus!

Courbons la tête el résignons-nous, mous les pauvres d’esprit, nous le dernier rôle dans le grand concert! Laissons passer les puissants et les forts, les fameux et les célèbres, les gros bonnets de l’ordre, les insatiables et les maniaques de la plume! 11 n’y a plus désormais de contrefaçon qui égalise les œuvres humaines, plus d’appel nulle part contre l'indifférence de sa propre nation! plus de succès làbas, quand les succès nous manquent ici! Jules Jam. ]

CONTRE-FANONS. Voyez Carcus.

CONTRE-FORT. En fortification, on donne ce nom à un massif de maçonnerie construit derrière le revêtement d’un rempart, pour lui donner plus de force et l’aider à soutenir la poussée des terres. La largeur et l’épaisseur des contreforts sont calculées d’après la hauteur et la force des revêtements qu’ils doivent garantir.

On appelle aussi contre-forts ou éperons des piliers de pierre ou de maçonnerie construits en dehors d’un mur, d’une terrasse ou d'une plate-forme élevée, et qu’on place de distance en distance pour soutenir ces constructions ; l'arc-boutant n’est qu’une modification du contre-fort. Les ouvrages triangulaires construits au-devant des piles d’un pont pour les protéger contre le choc des corps éfrangers, sont des contre-forts. On donne le même nom à des espèces de piliers, construits au dedans d’un mur de quai ou de terrasse, lorsque, pour éviter la dépense, on ne le fait pas d’une épaisseur suffisante pour retenir la poussée des terres.

Par analogie, la géographie physique emploie le mot contre-fort pour désigner les petifeschatnes de montagnes latérales qui semblent servir d'appui à la chaîne principale dont elles dépendent.

Contre-fort est encore le nom d’une pièce de cuir avec laquelle les cordonniers fortifient le derrière de la botte ou du soulier, à l'endroit du talon,

CONTRE-GARDE. En fortification, c'est un ouvrage construit en avant d’un bastion, et parallèlement à ses faces, pour couvrir celles-ci contre les batteries de brèche, forcer l’assiégeant à s'emparer d’abord de cet ouvrage par les moyens qu’il aurait employés pour ouvrir le corps de place, et prolonger ainsi la durée du siége. Les contre-gardes peuvent servir pour établir l'équilibre de résistance entre toutes les parties de l’enceinte d’une place, en donnant plus de force à celles que leur position et la figure du terrain en- : vironnant rendraient trop faibles. Dans quelques écrits sur la fortification, on donne mal à propos le nom de contregardes aux bastions détachés introduits par Vauban dans son second et son troisième système : ces ouvrages, quoique séparés du corps de place, n’en sont pas moins des bastions ; ils en conservent la forme, les proprietés et la desti-° nation. FERRY.

CONTRE-LETTRE, C'est un acte destiné à en détruire ou à en modifier un autre , en tout ou en partie. Son étymologie, très-apparente comme on le voit tout d’abord, tient à ce que le mot £et {re signiliait originairement toute espèce d'actes ou de dispositions. La contre-lettre, considérée absolument et en soi, n’a rien d’illicite, ui même de défavorable. Maitresses de leurs volontés et de leurs droits, les parties peuvent bien défaire le lendemain ce qu’elles ont fait la veille, sans qu’on leur en demande compte ou qu’on leur en fasse reproche. Cependant, il est vrai de dire que ce genre de dispositions est vu d’un mauvais œil par la loi, qui ne s’en est guère occupée que pour prendre des précautions contre elles. C’est qu'en effet elles servent souvent d’instrument à la fraude, et qu’on ne les emploie ordinairement que pour cacher anx tiers intéressés le véritable état des choses, Ainsi, un débiteur de mauvaise foi veut dérober son patrimoine aux poursuites de creanciers simples chirographaires : il en fait une vente ostensible par acte public; mais un autre acle sous seing privé est souscrit

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