‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 329 sur 607 · CONTUMACE — CONTUSION · texte numérisé non relu

CONTUMACE — CONTUSION

térêt de tous par l'arrestation de quelques-uns d'eux; il continue de subsister contre ceux qui n’ont pas purgé leur contumace,

Le contumax qui, après s’être représenté, obtient son renvoi de l’accusation, est toujours condamné aux frais occasionnés par sa contumace. ;

CONTUSION. Cette dénomination , dont l’acceptior est vague, sert à désigner en général le dommage causé sur quelques parties de l’organisme par un contact violent avec des corps étrangers, de forme arrondie, et sans destruction de la peau ; il est à peu près synonyme de meurtrissure. Les adjectifs contus, contusionné, en dérivent, et servent à indiquer le siége de la contusion, ou sa complication avec une division de la peau : ainsi, on dit : une partie contuse ou contusionnée et une plaie contuse. Cette lésion, résultat très-commun des coups et deschutes, présente, sous le rapport des accidents qui l’accompagnent, des nuances très-variées. Dans les cas les plus simples , le tissu cellulaire recouvert par la peau n’est pas notablement altéré, et l'effet se réduit à un gonflement de peu de durée : telles sont les bosses au front, si fréquentes dans l'enfance. Quand Paction des corps contondants est un peu plus forte , elle produit une tache noire, bleuâtre, jannâtre, due à la rupture de quelques vaisseaux sanguins qu’on appelle capillaires en raison de leur ténuité. Lorsque l’action vulnérante a été plus intense, le tissu cellullaire peut être broyé, des muscles déchirés, des os fracturés, et la peau porte une empreinte plus ou moins marquée. Toutefois, de grands désordres peuvent exister au-dessous de la peau sans que cette enveloppe paraïisse avoir été frappée. L'observation démontre qu’un homme s’élançant la tête en avant contre une muraille peut se luer instantanément sans qu'aucune lésion apparaisse exlérieurement. On a vu également, à la suite de chocs violents contre la poitrine, les côtes étre fracturées, le cœur et les poumons être déchirés, la mort s'ensuivre, sans dommage de la peau. On rencontre principalement de semblables lésions après des coups portés sur le ventre. C'est surtout sur le champ de bataille que ces exemples sont communs, par l'effet des projectiles parvenus au dernier temps de leur impulsion. L'absence d’une lésion extérieure en ces derniers cas induit à croire qu'aucun coup n'a été porté. D’après une opinion erronée, on attribue les accidents consécutifs au déplacement rapide de l'air, qui suspend et arrête la respiration ainsi que la circulation, au vent du boulet, comme disent les soldats. La commotion des viscères, dans quelques cas, suffit pour causer la mort, Ce n’est donc point d’après l’intégrité de la peau qu’il faut juger la gravité des contusions, ni même d’après les apparences d’une chute. Les dérangements qui surviennent dans le jeu de l'organisme doivent seuls servir de mesure pour évaluer la gravité des contusions.

En général le volume, la forme des corps dont on reçoit

Je choc; la force d’impulsion qui leur est communiquée, la

texture, la tension ou le relâchement des organes lésés et la résistance qu’ils offrent sont des considérations d’une grande importance en chirurgie pour juger et traiter les contusions, ainsi que pour éclarrer les procédures criminelles.

Les contusions violentes sont ordinairement accompagnées de signes trop expressifs pour qu'on puisse demeurer dans une sécurilé dangereuse ; tels sont : les syncopes réitérées, les mouvements convulsifs, la paralysie des organes des sens ou celle des membres , les hémorrhagies abondantes par les plaies, ou par les ouvertures naturelles, comme les narines, les oreilles, la bouche, etc.; des nausées, des vomissements, des déjections involontaires. En attendant les secours compétents , si le blessé est en défaillance, il faut le tenir couché, avertissement important, parce que dans la position verticale, les mouvements du cœur étant affaiblis, le sang ne peut pas être suffisamment projeté jusqu'au cerveau. Pour ranimer le blessé, il faut desserrer les ligstures que les vé-

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