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Neuve, mémoire adressé par lui à la Société Royale de Londres, et que celle-ci fit insérer au 57° volume des Philosophical Transoctions. 11 témoigne chez l'auteur des connaissances étendues en astronomie. Désormais ses travaux et ses services le plaçaïent sans conteste au rang des officiers les plus distingués de la marine de son pays. Mais, on le voit, il lui avait fallu vingt-six années d'épreuves et de pénibles services pour arriver à ce renom d’expérence et de haute capacité qui le signala à son gouverneraent comme le navigateur le plus propre à diriger avec succès les trois expéditions scientifiques qu’on lui confia l’une après l’autre dans l’espace de huit années.
Les deux tiers du dix-huitième siècle étaient déjà presque écoulés, lorsque la passion des décuuvertes anima les Français et les Anglais d’une vive émulation pour la solution des grandes questions se rattachant à la recherche d’une route plus courte vers Pinde par le nord-est ou le nordouest de l’Amérique septentrionale. Aussi, Byron, Wallis, Carteret, Surville, Bougainville, avaient-ils déjà parcouru les archipels de la mer du Sud, et retrouvé, en grande partie, les terres visitées par les anciens navigateurs, en signalant à leur tour des terres nouvelles, lorsque lord Hawke fit choix de Cook pour lui confier la direction d’une expédition scientifique dont l'observation du passage de Vénus sur le disque du soleil était le but. En conséquence, Cook partit à la fin de mai 1768 sur l’Endeavour, qu'il commandait avec le grade de lieutenant de vaisseau. Rien n’avait été négligé pour l'intérêt des sciences. Des instructions précises autant qu'’étendues avaient été rédigées par la Société Royale de Londres et par Alexandre Dalrymple, géographe et voyageur célèbre. Le docteur Solander, sir Joseph Banks, savants déjà renommés, s'embarquèrent avec Cook. Ce fut à Otaïti, la Sagittaria de Quiros, l'ile du roi Georges III de Wallis, la Nouvelle-Cythère de Bougainville, que pendant un séjour de trois mois, en 1769, Von observa le passage de Vénus. Les fruits de cette première expédition de Cook furent en outre : 1° la reconnaissance complète de la Nouvelle-Zélande, ainsi que la découverte du canal qui la coupe en deux îles, canal que les Anglais ont nommé le détroit de Cook; 2° celle du détroit qui sépare le Nouvelle-Hollande de la Terre de Van- Diémen ; et 3° l'exploration de la côte orientale du premier de ces deux pays, nommé par lui Nouvelles-Galles du Sud, et devenu de nos jours une colonie dont nul obstacle na pu arrêter les progrès. Dans cette partie de son expédition, l’habile navigateur, faisant route à travers des récifs et des écueils, n’échappa aux plus grands périls qu’à force de prudence et de vigilance. Son bâtiment , percé par la pointe d’un rocher, n’évita même de sombrer que grâce à cette pointe, restée dans le trou même qu’elle avait ouvert. Au retour, Cook fut nommé maître commandant de vaisseau; grade intermédiaire entre ceux de lieutenant et de capitaine,
En 1772, le gouvernement anglais lui confia le commandement d’une seconde expédition, destinée à explorer d’une manière plus exacte les parties encore peu connues de la mer du Sud, et il partit à bord du vaisseau The Reso- Zulion, accompagné du vaisseau l’Adventure, capitaine Furneaux. Cook parcourut cette fois les mers du grand Océan, tantôt & Yançant, au milieu de montagnes de glaces et au risque de n’en pouvoir plus sortir, le plus loin possible vers le pôle Sud, tantôt revenant, entre les tropiques, visiter les fles de la Nouvelle-Zélande, de la Société, des Amis et de Sandwich. La certitude apparente de la nonexistence d’un autre continent austral que eelui de la Nouvelle-Hollande, la reconnaissance de l'archipel du Saint- Esprittrouvé par Quiros, au commencement du dix-septième siècle, et restitué en partie à la géographie par les Grandes- Cyclades de Bougainville ; enfin la découverte de la Nouvelle-Calédonie, reconnue dans sa côte orientale : tels furent les résultats de ce nouveau voyage , au retour duquel