‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 347 sur 607 · COOPER — COOPÉRATION · texte numérisé non relu

COOPER — COOPÉRATION

homme ne peut se mépriser ; il trouve en son cœur de quoi se consoler, et dans son opprobre le sentiment des services qu'il rend à son pays lui tient lieu de tout, le paye de ses souffrances, de ses périls, et rachète suffisamment à ses Yeux son honneur à jamais perdu selon le monde. *

Yinrent ensuite The Pioneers, or {he Sources of the Susquehanna (Les Pionniers, 1822), peinture animée de la rnissance dus nouveaux États, et The Pilot (1823), dont le fond est tiré de l’histoire de la vie de Paul Jones, l’un des héros de la guerre de l'indépendance. Ce roman maritime a malheureusement valu au monde littéraire un véritable déluge de maladroites imitations. Dans les ouvrages qu’il donna ensuite, la scène se passe toujours sur le sol américain , tantôt à l’époque des premiers établissements des colons européens et de leurs luttes contre les Indiens, tantôt pendant les guerres de la révolution, par exemple Lionel Lincoln (1824) et The last of the Mohicans (1826), qu’on s’accorde généralement à regarder comme son meilleur ouvrage. Avant de les écrire, il avait visité l'Amérique en observateur, en poëte. Aussi l'Amérique y vit-elle tout entière, avec ses fleuves immenses, ses cités nées d'hier, avec ses couleurs domestiques, ses femmes pleines d’un éclat pur qui leur est particulier ; l'Amérique, enfin, telle qu’elle est ou qu’elle a été.

On n'accueillit pas moins favorablement The Prairie (1827); The Wept of Wish-Ton-Wish ( Les Puritains [1828]); Red Rover ( Le Corsaire Rouge [1828]) et The Water Witch (La Sorcière des Eaux | Dresde, 1830 ]), qui parurent, de même que The Bravo (1831) et The Heidenmauer (1832) pendant son séjour en Europe. Dans ces deux derniers romans, la scène se passe en Italie et sur les bords du Rhin. Les Gleanings in Europe (6 volumes; New-York, 1830-1832) contiennent les observations que ses voyages sur notre continent lui avaient fourni l’occasion de recueillir.

A son retour dans sa patrie, Cooper fit successivement paraître à fort peu d'intervalle The Pathfinder, The Deers layer, The Two Admirals (1842); Wing and Wing, Mercedes of Castille Wyandotte (1844); Autobiography of a pocket Handkerchief, Ned Myers, Ashore and Afloat, Miles Wallingford, Satanstoe, The Chainbearer, The red skins, The Craler or Volcans peak, Oak openings, Jack Tier, or de Florida rief, The sea Lions (1849), et The Ways of the Hour (1850), son dernier livre.

Cooper est mort le 14 septembre 1851, dans son domaine de Cooperstown. Peu de jours après , un comité se constitua à New-York, sous la présidence de Washington Ir win g, à l’effet d'élever un monument à sa mémoire. Ses romans ont été traduits dans presque toutes les langues vivantes et jusqu’en persan (L'Espion, par exemple, en 1847).

Après avoir commencé par mettre Fenimore Cooper au-dessus de Walter Scott, la critique en est venue aujourd’hui à l'apprécier avec plus de sang-froid. Sans doute il l'emporte sur le romancier écossais en ce qui est de la fécondité et de la rapidité d'exécution ; mais pour l'imagination, la force créatrice et l'esprit, il lui est inférieur. Le côté par où il brille, c’est la simplicité, l’art dé rattacher naturellement la réalité à la fiction. Il excelle à traiter son sujet d’une manière vraie et saisissante , et à lui donner une couleur conforme à la nature. IL captive par le calme et l’impartialité de son récit et par la chaleureuse sympathie dont en toute occasion il fait preuve pour la liberté et l'indépendance de son pays. Mais il manque de cette haute poésie, de cette énergie, que Walter Scott sait toujours prêter à ses caractères et à ses sujets.

Coopèr s'essaya aussi, à diverses reprises, comme écrivain politique, mais sans pouvoir jamais réussir à obtenir à ce titre les suffrages de ses compatriotes. Il faut reconnaître toutefois que son Histoire de la Marine Américaine (New- York, 1839) n’a pas obfenu moins de succès en Amérique que ses romans les plus goûtés.

COOPERATION. C’est en général l’action de deux ou de plusieurs agents concourant à un même effet. En droit

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