‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 356 sur 607 · COPTES — COQ · texte numérisé non relu

COPTES — COQ

de l'intérêt à ce dernler, c’est qu’à.certains égards il se rapproche plus de la langue hiéroglyphique que les deux autres, dont le haut égyptien est celui qui s’est le mieux conservé dans sa forme antique.

C’est à tort que certains auteurs considèrent les coptes comme les descendants sans mélange des anciens Égyptiens. Les observations de Larrey et de Caillaud excluent les coptes de toute descendance, ou du moins de la descendance directe et exclusive des anciens Égyptiens. Champollion le jeune n’a reconnu comme tels, après avoir vu les lieux, que les Kemsous ou Barabras, habitants actuels de la Nubie. Et il ajoute à l’égard des coptes : « On ne retrouve dans les coptes de l'Égypte aucun des traits caractéristiques de l’ancienne population égyptienne. Les coptes sont le résultat du mélange confus de toutes les nations qui succes- ! sivement ont dominé sur l'Égypte. On a tort de vouloir retrouver chez eux les traits principaux de la vieille race égyptienne. » CuaAMPOLLION-FIGEAC. ]

COPULE. C'est en logique le terme ou signe qui marque, dans un jugement, la comparaison ou liaison que l'esprit fait de l'attribut et du sujet. Quelquefois la copule et l’attribut sont renfermés dans un seul mot. Ainsi dans Dieu existe, existe contient la copule et l’attribut, qu’on distinguera en disant Dieu est existant. C’est sur la copule que tombe toujours la négation ou l’affirmation qui fait la qualité de la proposition. DibEROT.

COPYHOLDERS. Voyez GRANDE-BRETAGNE.

COQ (Ornithologie). Ce genre de gallinacés a pour caractères des joues en partie dénuées de plumes et garnies d’une peau rouge, la mandibule inférieure fournie de chaque côté de barbillons charnus, les pennes de la queue, au nombre de quatorze, qui se redressent sur deux plans verticaux, adossés l’un à l’autre, et les couvertures de la queue du mâle se prolongeant en arc sur la queue proprement dite. C’est à ce genre qu’appartient l’espèce de gallinacés qui peuple toutes nos basses-cours. Cette espèce, qui se trouve maintenant dans l’état de domesticité sur tout le globe, varie à l'infini pour la taille et la couleur : il y a même des races où la crête est remplacée par une touffe de plumes redressées. « Le coq, dit Gueneau de Montbéliard , est un oiseau pesant, dont la démarche est lente et grave, et qui, ayant les ailes fort courtes, ne vole que rarement, et quelquefois avec des cris qui expriment l’effort. Il chante indifféremment la nuit et le jour, mais non pas régulièrement à certaines heures, et son chant est fort différent de celui de sa femelle, quoiqu'il y ait aussi quelques femelles qui ont le même cri du coq, c’est-à-dire qui font le même effort du gosier, avec un moindre effet; car leur voix n’est pas si forte, et ce cri n’est pas aussi bien articulé. II gratte la terre pour chercher sa nourriture’; il boit en prenant de l’eau dans son bec et levant la tête à chaque fois pour l’avaler, 11 dort le plus souvent un pied en l'air, et en cachant sa tête sous l'aile du même côté; son corps, dans Ja situation naturelle, se soutient à peu près parallèlement au plan de position, le bec de même; le cou s'élève verticalement. Ce qui distingue le mâle, c’est que les deux plumes du milieu de la queue sont beaucoup plus longues que les autres et se recourbent en arc; que les plumes du cou et du croupion sont longues et étroites, et que leurs pieds sont armés d’éperons. Il est vrai qu'il se trouve aussi des poules qui ont des éperons ; mais cela est rare, et les poules ainsi éperonnées ont beaucoup d’autres rapports avec le mâle : leur crèle se relève ainsi que leur queue; elles imitent le chant du coq, et cherchent à l’imiter en choses plus essentielles... Un bon coq est celui qui a du feu dans les yeux et de la fierté dans la démarche, de la liberté dans ses mouvements, et toutes les proportions qui annoncent la force. Le matin, lorsqu'on lui ouvre la porte du poulailler où il a été renfermé pendant la nuit, le premier usage qu'il fait de sa liberté est de se joindre à ses poules; i semble que chez lui le besoin da

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