‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 367 sur 607 · COQUILLE · texte numérisé non relu

COQUILLE

aux Corps sous-marins, soit par leur propre substance (huîtres; la plus petite des deux valves est dite operculaire dans ce cas), soit par un byssus, soit enfin par un ligament postérieur qui s'attache aux crochets ( térébratules, lingules). D’après leur habitat, ces coquilles sont les unes tubicoles, ou vivant dans l’intérieur d’un tube accessoire aux valves, les autres lignicoles ou habitant dans le boïs ; d’autres enfin sont ou péfricoles, c’est-à-dire perçant les pierres en les dissolvant pour s’y loger, ou arénicoles, et vivant enfoncées sous le sable. Les autres distinctions des coquilles bivalves en closes ou bdillantes, en équilatérales ou inéquilatérales, équivalves ou inéquivalves, réqulières ou irrégulières, qu’il n’est pas nécessaire de définir, sont aussi prises en grande considération. .

Quoïque les coquilles multivalves, dont nous avons indiqué la disposition sous trois modes, soient susceptibles d'offrir dans la description de toutes leurs parties des remarques générales comparables jusqu’à un certain point à celles qui ont été déjà faites par les auteurs sur les coquilles univalves et bivalves, on ne trouve cependant point encore dans les traités classiques ces remarqnes importantes, qui sinplifieraient beaucoup leur étude.

L'étude des coquilles se rattache par les espèces fossiles à la géologie, parles autres à la la malacologie. Depuis les coquilles microscopiques jusqu’à celles des plus grandes dimensions, qui servent de bénitiers dans les églises, on peut constater toutes les grandeurs de ces corps. Ces objets d'histoire naturelle sont si remarquables par la variété, la beauté de leurs formes et de leurs couleurs, qu’ils excitent l'attention et même l’avidité des amateurs, dont le nombre s’est considérablement accru de nos jours. Une belle collection de coquilles, convenablement disposée, offre, dit Lamarck, l’aspect d'un parterre richement orné de fleurs, et cède à peine en beauté à une riche collection de papillons.

Certaines coquilles sont employées dansl’Inde comme pièces de monnaie ( voyez CaurIs ). Quelques nations encore barbares s’en servent comme ornements ( pendants d’oreilles, colliers ) ; l’industrie européenne les a mises en œuvre pour imiter les fleurs, les animaux et autres objets d’arts. Les Chinois et les habitants des Philippines emploient à la place de carreaux de vitre des coquilles très-plates, minces et transparentes, appelées placunes. On sait enfin le parti que les arts de luxe tirent de la nacre et des perles qu’on obtient de certaines coquilles.

Un ancien ordre de chevalerie, institué en 1292 par un comte de Hollande en l'honneur de saint Jacques, s’appelait l’ordre de la coquille. Tout le monde sait que les pèlerins de Saint-Jacques se paraient de ces coquilles au retour de leurs voyages entrepris par dévotion, et que le nom de pélerines, donné aux peignes, tire son origine de cet usage.

Les botanisles se servent du mot coquille, nom vulgaire de la mdche dans quelques lieux, pour désigner des champignons ainsi nommés à cause de la ressemblance de leur chapeau avec une coquille.

Coquille reçoit en architecture les acceptions suivantes : {° espèce de voûte formée d’un quart de sphère ouverte pour couvrir une niche; 2° ornement de sculpture dont on décore le fond d’une mche, etc., et qu'on appelle double, lorsqu'il a deux lèvres; 3° dans les escaliers de pierre, le débordement du dessous des marches, et dans œux en bois les ravalements en latte et plâtée du dessons de ces mêmes marches.

En serrurerie, le petit morceau de fer ea forme de coquille sur lequel on met le doigt pour ouvrir la porte se nomme coquille de loquet.

Coguilles au pluriel s'emploie pour toute sorte de marchandises au propre ou au figuré dans les locutions sui

| vante : Vendre bien cher ses coquilles ; à qui vendez-vous

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