CORNETTE — CORN-LAWS
plusieurs fonctions judiciaires importantes, devint plus tard l'un des rédacteurs du code civil pour le royaume d'Italie et député au congrès provincial de Milan. En 1807 il revint se fixer dans sa ville natale, où il fut nommé conseiller à la cour d’appel. 11 mourut en octobre 1813, après avoir mis la dernière main à son histoire de la littérature italienne, qui a pour titre Z Secoli della Letteratura Italiana, et dont le succès fut très-grand. Stefano Ticozzi en a donné une nouvelle édition (2 vol., Milan, 1832), comprenant en outre l'intervalle de 1710, où l’auteur s’est arrêté, jusqu’à 1720.
CORNICHE (du latin coronis, couronnement). C’est le troisième membre de l'entablement, celui qui en fait la terminaison ; il varie de forme ou de profil selon les ordres. Par le mot corniche on entend aussi en général toute saillie profilée qui couronne un corps , comme un piédestal, etc. La corniche est éaillée lorsque les moulures sont ornées. L'idée de corniche emporte en général celle de couronnement, et sa forme en architecture comporte les signes représentatifs du comble ; on peut donc Gonner comme principe de convenance de ne point l’employer là où l'on ne saurait présumer que le bâtiment soit terminé. Les anciens ont suivi cette maxime, lorsqu'ils ont placé plusieurs ordres l’un sur l’autre. Dans l’intérieur du grand temple de Pæstum, l’entablement qui sépare les deux ordres de colonnes n’a point de corniche. La corniche dorique à pour attribut particulier des mutules, qui sont censés représenter les parties inclinées des solives du comble. Dans plusieurs monuments doriques, on leur a conservé encore cette inclinaison. Les denticules sont affectés particulièrement à la corniche ionique, et les modillons à la corniche corinthienne. La proportion la plus générale qu’on donne aux corniches est les huit vingtièmes de tout l’entablement.
On appelle corniche architravée celle qui est confondue avec l’architrave, lorsque la frise est supprimée ; corniche en chanfrein, celle qui n’a pas de moulures : elle est Ja plus simple. La corniche cintrée est celle qui dans son élévation se retourne en cintre ou en arcade, comme à la porte des Invalides à Paris ; la corniche continue, celle qui dans toute son étendue et dans tous ses retours n’est interrompue par aucun corps : telle est celle du dedans ou du dehors de Saint-Pierre à Rome; la corniche coupée est celle qui dans son cours éprouve quelque interruption; la corniche de couronnement est la dernière corniche d’une façade, et sur laquelle pose le chêneau d’un comble.
A.-L. MILuIN, de l’Institut.
CORNICHON. Sous ce nom, on fait un grand usage sur les tahles des jeunes fruits du concombre eueillis avant leur maturité et confits dans le vinaïgre avec différents aromates qui leur donnent une saveur piquante , agréable, et propre à exciter l’appétit.
CORN-LAWS, c'est-à-dire lois sur les céréales. L'une des principales causes de collisions et de luttes intérieures en Angleterre et d’amères accusations contre toute sa constitution politique, c'était naguère la partie delsa législation qui avait trait au commerce des céréales et dans laquelle le législateur avait eu pour but de rendre plus difficile ou tout à fait impossible, suivant les circonstances, toute importation de blés étrangers. L'histoire de cette législation est assez curieuse pour qu’on remonte à son origine.
D'abord on prohiba longtemps en Angleterre, de même que partout ailleurs au moyen âge, l'exportation du blé; tandis qu’on en favorisait au contraire l'importation, ce qui nuisait singulièrement au commerce intérieur. En 1436, pour la première fois, l'exportation du blé fut permise à un certain taux assez bas; sous Guillaume III elle fut complétement autorisée pour la première fois, et il en fut de même en 1773 du commerce des blés en général, tant à l'entrée qu’à la sortie. Jusqu'en 1788 l'exportation fut plus forte que l'importation. Dès 1670 celle-ci avait été rendue très difficile par des droits fort élevés, suivant l'échelle des prix ;