COROGNE
seual et une vieille et très-haute tour sont les édifices publics qui méritent le plus l'attention des voyageurs. Le nombre des habitants s'élève à 28,000, qui font un commerce important et possèdent quelques industries. Le capitaine général, l’intendant provincial et la haute cour de justice du royaume de Galice siègent à la Corogne. Le port, qui forme un demi-cerele et est garni d’un beau quai, est spacieux et sûr. L'entrée en est défendue par les deux châteaux de San- Martin et de Santa-Cruz, et par les deux forts de San-Amaro et de San-Antonio. Ce dernier est construit sur un rocher enlouré de remparts, et sert en même temps de prison. Un chemin de fer unit la Corogne au réseau espagnol. Sur une haute montagne existe un phare, appelé Tour d’Hercule, dont les feux s’aperçoivent à 110 kilomètres en mer.
Au moyen âge cette ville s'appelait Caronium, puis La Corogna. En 1598 elle fat prise et incendiée par les Anglais, et plus tard fortifiée. Les batailles navales du 14 juin 1747, où les Anglais, commandés par Anson et Warren, battirent une belle flottille française, et du 22 juillet 1805, où, sous les ordres de l'amiral Calder, ils mirent en déroutela flotte francoespagnole commandée par les amiraux Gravina et Villeneuve, sont plus vrdinairement désignées sous le nom de butailles du Finistère, à cause d’un cap de ce nom situé au sud-ouest de la ville. Le 16 janvier 1809 le maréchal Soult attaqua non loin de la Corogne les troupes anglaises, commandées par Moore, qui battait en retraite devant lui. Ce général fut tué dans l’action; mais Soult ne parvint point à empêcher les Anglais de se rembarquer. Le 21 février 1820 la population et la garnison de la Corogne proclamèrent la constitution des Cortès; mais, le 13 juillet 1823 le général français Bourke ayant couronné ses hauteurs, la ville dut capituler un mois après.
COROLLAIRE (du latin coro!larium, fait de corolla, qui dérive de corona, couronne) , conséquence tirée d’une proposition qui a déjà étéavancée ou démontrée. D'après Varron, corollarium est le par-dessus, ce qu’on donne de plus, outre le poids et la mesure ou le prix d’une chose; suivant Cicéron, c’est un petit présent. C'était aussi chez les Latins une couronne de lames d’argent, ou d’oripeau, qu’on distribuait aux spectateurs des jeux ou aux conviés d’un festin. Ajouter des corollaires, c’est donc couronner un travail scientifique, comme donner des conclusions est fermer le discours, et tirer des conséquences produire les suites des antécédences.
COROLLE, partie accessuire de la fleur, qui entoure immédiatement les étamines et le pistil; son nom vient du latin corolla , petite couronne, contraction de coronula, dimiuutif de corona. Elle est un des organes les plus intéressants du végétal, par sa fraîcheur, son éclat, la délicatesse de son tissu et le doux parfum qu’elle répand ; selon Linné, elle est le produit du liber épanoui à l'extrémité du pédoncule, de même que le calice n'est qu'un prolongement de l'écorce. Dans les fleurs complètes, la corolle est très-facile à déterminer, mais dans les fleurs incomplètes on est souvent embarrassé pour décider si la seule enveloppe restante est une corolle ou un calice; sa principale fonction parait étre de protéger les organes essentiels à la fructilication, qu’elle enveloppe lorsqu'ils n’ont point encore assez de consistance, et qu’elle loge pour ainsi dire lorsqu'ils sont capables d'exécuter leurs fonctions. Après que la fécondation s’est opérée , la corolle, devenue inutile, s’épanouit , se fane et tombe incessamment. Étudiée dans sa forme, sa structure, le lieu de son insertion, ainsi que sa couleur, cette partie fournit pour la distinction des végétaux des caractères fort importants ; aussi l’a-t-on souvent employée.
Si nous examinons d’abord l'insertion de la corolle, nous verrons que tantôt elle se fait sur l'ovaire : c’est le cas de la corolle supérieure ou épigyne, et tantôt sous l'ovaire, corolle inférieure ou hypogyne, ou bien encore sur le calice ; elle est alors dite corolle périgyne. On distingue aussi les