CORON
corolles en monopétales et en polypétates, suivant qu'elles se composent d’une seule ou de plusieurs pièces. Les corolles monopétales, appelées aussi gamopétales, se osent d’un tube, d’une gorge et d’un limbe, et chacun des pétales, ou partie d’une corolle polypétale, comprend un onglet, une Lame et un bord. Quand la circonférence d’une corolle monopétale et les pièces d’une corolle polypétale s’étalent également, symétriquement, dans tous les sens en partant du point d'insertion, la corolle est diterégulière (dans les roses, les renoncules, les œillets); dans le cas contraire, + est irrégulière (dans la capucine, la violette, la digitale). .
Les corolles monopétales régulières et irrégulières, de même que les polypétales , varient considérablement pour la forme, le nombre des divisions et des pétales; et comme foutes ces considérations ont été recherchées pour établir les genres, qu’elles ont même servi de base à la classification de Tournefort (voyez BoTaniQuE), nous devons donner quelques-uns des termes par lesquels on les a indiquées : les monopétales irrégulières sont dites /ubuleuses, campanulées , infundibuliformes ou en entonnoir, etc. ; les régulières, unilabiées, ligulées, bilabices, personnées, etc.; les corolles polypétales irrégulières sont papilionucées ou anomales, et les régulières, cruciformes, rosacées ou caryophyllées. Quant au nombre des pièces qui les composent, les polypétales sont bipétales, tripétales, tétrapétales, etc., selon qu’elles ont deux, trois, ou un plus grand nombre de pétales.
L'Écluse a donné le nom de corolle à ce qu’on appelle collerette dans les agarics, et Hedwig à la membrane délicate qui dans les mousses produit la coiffe et la vaginule, Paul GER vais.
COROMANDEL ou CHOLOMANDEL (Côte de). On appelle ainsi l'étendue de côtes des Indes Orientales située à l’est de la Péninsule, en deçà du Gange, sur le golfe du Bengale, depuis l'embouchure du Kistna jusqu’au cap Kaleimer, entre le 10° 30’ et le 16° de latitude septentrionale, comprenant la partie méridionale de la suite de terrasses formées par la côte orientale de la presqu'’ile avec les provinces de Tsjola ou Tandjaour sur le Kawery au sud, de Drawida ou Karnatik avec Madras, chef-lieu de gouverne. ment, à son centre, et Andrha ou les Circars au nord. Le sol en est composé par les versants des Ghâts de l’est et par les immenses plaines d’alluvion qui s'étendent en cercle entre les montagnes et la mer, du sud au nord. Les vents du nord règnent depuis le commencement d'octobre jusqu’en avril le long de cette côte, et avec tant de vivacité pendant les trois premiers mois de la mousson du nord-est, que la navigation y devient alors très-périlleuse, vu labsence de bons ports. Vers la mi-avril , le vent tourne au sud et continue à souffler dans cette direction jusque vers la mioctobre; pendant toute la durée de cette saison, on peut s'approcher sans crainte de cette côte. A cette époque règne souvent dans le jour un vent d’une chaleur étouffante qui gène la respiration ; mais le vent frais de la mer rafraîchit l'atmosphère pendant la nuit. Au (otal, le climat de cette contrée est sain, aussi sain du moins pour des Européens que peut l'être un climat tropical. La nature sablonneuse du terrain sur toute cette étendue de côtes n'est guère favorable à la culture du riz; en revanche, le coton y croit avec une abondance extrême, et devient une source de prospérité pour les industrieux habitants. Les principales places du Coromandel, en remontant du midi au nord, sont : Negupatnan, Karikal, Tranquebar, Devicotta , Porto-Novo, Kondallare, Pondichéry, Sadras, Mebsapour ou San-Thomé, Madras, Paliacate et Masulipatan, quoique cette dernière soit un peu au delà des limites assignées au Coromandel.
CORON, petite ville de la Grèce, qui donne aujourd'hui son nom à un golfe vaste et prafand, que les anciens