‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 40 sur 607 · COLLIOURE — COLLOQUE · texte numérisé non relu

COLLIOURE — COLLOQUE

COLLODION. On nomme ainsi la malière qui résulte de la dissolution du fulmicoton dans l’éther. Pour obtenir le collodion, il est nécessaire d'opérer à chaud : on plonge le coton pendant un quart d'heure dans un mélange de 2 parties de nitre et de 3 d’acide sulfurique, puis on le dissout quand il est bien sec, dans de l’éther contenant de 6 à 8 pour 100 d'alcool. C’est alors un liquide incolore, de consistance épaisse, qui en se desséchant acquiert une grande ténacité et devient insoluble et, par suite, imperméable. On à tiré parti de cette dernière propriété du collodion au profit de l’art chirurgical, en l’employant pour recouvrir les plaies que l’on veut protéger contre l’action de l'air. C’est au chimiste Maynard, de Boston, qu’on doit la découverte du collodion. Il a été aussi employé avec succès dans le jardinage pour favoriser la reprise des boutures, dans la fabrication des fleurs artificielles, ainsi que pour rendre les tissus imperméables.

La photographie a trouvé dans le collodion une matière qui, appliquée sur le verre, donne des résultats rivalisant en beauté avec ceux que l’on obtient au moyen de lalbumine. L'emploi du collodion n’a pas l'inconvénient de celui de l’albumine, c’est-à-dire la longueur de l'exposition dans la chambre obscure nécessaire pour obtenir une image. D’après M. Bingham, chimisteanglais, auquel on doit la dé couverte de celte propriété du collodion, il faut que le fulmicoton et l’éther employés pour le préparer soient parfaitement purs, c’est-à-dire qu'ils ne contiennent pas la moindre partie d'acide sulfurique ou nitrique. On s’en sert à l’état humide ou sec. Dans le premier cas il possède une rapidité extréme. On a imaginé pour opérer le second de nombreux procédés, parmi lesquels celui qui a donné les meilleurs résultats est le procédé au tannin, dù au major Russell, et modifié depuis.

COLLOIÏDE se dit d’une substance non cristallisable, comme l’arnidon, la gomme, la gélatine, l'empois, etc,

COLLOQUE. Cemot, qu’on emploie souvent comme

équivalent d’un entretien familier, s’entendait autrefois il’une conférence ou dispute entre personnes graves et savantes, pour terminer un différend, régler un point de religion ou de politique, ou bien on l’appliquait à des discours écrits-sur des matières de doctrine ou de controverse , d’où certains ouvrages même ont pris leur titre, tels que les Colloques d'Érasme. Le mot colloque est entré dans le domaine de l'histoire en servant à qualifier spécialement l'assemblée ou la réunion du clergé aux états généraux de 1561 (voyez Poissy [Colloque de ]). Edme Héreau.

Colloque est un terme spécial de la discipline ecclésiastique des anciennes églises calvinistes françaises. L’institution du colloque est très-ancienne dans l’histoire de la réforme française ; on la rencontre dès la première organisation des Églises calvinistes, dans les articles de leur premier synode, qui fut tenu à Paris le 25 mai 1559, sous Henri II. Le colloque était la juridiction de second degré des Églises calvinistes : il se composait de la réunion du pasteur et d’un ancien de chacune des Églises, formant une circonscription colloquale, et dont le nombre variait depuis quatre jusqu'à vingt et plus. Le colloque s’assemblait tantôt quatre fois, tantôt deux fois l’an. Les fonctions de ces assemblées étaient de régler les différends et les difficultés qui pouvaient s’élever dans le sein des Églises, d'examiner et de recevoir les ministres, de connaître des contestations entre les Églises et leurs pasteurs, de prendre enfin toutes mesures provisoires concernant la doctrine, l’ordre elles mœurs du troupeau que chacun représentait. 11 y avait toujours faculté d'appel des jugements des consistoires au colloque, comme de ceux du colloque au synode provincial. C'était un des rouages les plus sagement disposés de la police ecclésiastique de Calvin. Il faut remarquer aussi que le nombre des laïcs, ou anciens, présents à ces assemblées, avec voix délibérative, était tou. jours égal à celui des pasteurs,

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