CORPS LÉGISLATIF — CORPUSCULAIRE
la paix de Westphalie, laquelle contenait cette clause qu’en matière religieuse, et en général lorsque les deux corps où partis religieux se sépareraient comme tels lun de Yautre (catholicis et Augustariæ confessionis statibus in duas partes euntibus), il n’y aurait plus rien de décisoire dans les majorités de voix. .
Tous les souverains de pays évangéliques, tant profestants que réformés, appartenaient au corpus evangelicorum, encore bien que personnellement ils professassent la religion catholique. La direction ( directorium) du corps catholique était exercée par l'archevêque de Mayence, et celle du corps évangélique par l'électeur de Saxe. A partir de 1575 l'électeur palatin Frédéric III, qui avait abandonné l'Église catholique pour l'Église évangelique, chercha à obtenir le directorium parmi les évangéliques; chose devenue d'autant plus facile à son successeur, que les électeurs de Saxe considérwent ce privilége plutôt comme une charge que comme un avantage. Pendant la guerre de’Trente ans, Gustave- Alolphe s’en saisit ; et à partir de 1633 ce fut le chancelier Oxenstiern qui l’exerça, en dépit de toutes les protestations de l'électeur de Saxe , Jean-Georges 1, En 1653 cependant ce prince en obtint formellement la restitution, quoique les États évangéliques hésitassent à le lui confier, en raison de son attachement à la cause de l’empereur. La Saxe resta dès lors constamment en possession de la direction du corpus evangelicorum. Le changement de religion d’Auguste If, en 1697, provoqua, il est vrai, de nouvelles agitations parmi les États évangéliques; mais ce prince s'étant solennellement engagé à maintenir la religion protestante dans ses États, et ayant déclaré que son changement de religion était une affaire toute personnelle, puis ayant cédé en 1698 le directorium au duc Frédéric IL de Saxe-Gotha, et lui ayant adjoint, en ce qui concernait les affaires de la religion protestante, le conseil privé de Dresde rendu tout à fait indépendant de lui, les États évangéliques donnèrent leur assentiment à cet arrangement. Le duc Frédéric s'étant retiré dès l’année 1709, Jean-Georges, électeur de Saxe-Weissenfels, fut chargé dans les mêmes conditions de la direction du corpus evangelicorum. Lorsqu’en 1717 Auguste LIT, à son tour, embrassa le catholicisme, la Saxe conserva encore le directorium, quoique déjà la Prusse, pour l'électorat de Brandebourg et comme ayant jusque alors exercé le droit de dürectorium intérimaire, y élevât des prétentions; et la jalousie de l'électeur de Hanovre, Georges 11, qui éfait en même temps roi d'Angleterre, en semant adroitement la désunion parmi les princes, l'empécha seule de l'obtenir. La Saxe faisait exercer ce dürec{orium par ses ambassadeurs à la diète, toujours choisis en conséquence dans l’Église évangélique et recevant leurs instroctions du conseil privé. A l’occasion d’un empiftement sur les droits des États protestants, que se permit l’électeur Jean-Guillaume, en mème temps qu'il repoussait énergiquement les réclamations du corpus evangelicorum, l'empereur, dans une lettre aux États évangéliques, en date dm {2 avril 1720, contesta bien au corpus cvangelicorum le droit d'agir comme corps distinct ; mais le roi d'Angleterre Georges IT parvint à concilier les deux partis, à ce moment fort irrités l’un contre l’autre, et le 11 avril 1770 le corpus evangelicorum, pour mieux et plus promptement exercer ses droits, souvent violés, résolut même de constituer dans son sein un comité permanent, composé de six personnes. Les querelles si animées provoquées jadis par ces différentes questions ont perdu leur raison d'être depuis la destruction du vieil Empire germanique, en 1806.
CORPUSCULAIRE (Philosophie). On donné ce nom à un système philosophique qui cherche à expliquer les choses et à rendre compte des phénomènes de la natur: par le mouvement, la forme, le repos, la position, ete, des corpuseules, ou parties infiniment petites de la m: tière Boyleenréduit les principes aux quatrethéorèmes suivants #
* LA 1e Il n'y a qu'une espèce universelle de matière, laquelle LOS substance étendue, impénétr le et div isible, conpe tous les corps et susceptible de recevoir toutes
Ne Newton fait sur cette proposition les remarques LA : « Tout considéré, il me paraît probable qu'au to.ninencenent du monde Dieu a créé la matière en particules solides, dures, impénétrables, mobiles, douées de V'éshdue, de la forme et des autres attributs qui devaient le mieux convenir au but pour lequel il les créait ; et que ces particules primitives étant des solides, sont incompa-