CORPUSCULAIRE
rablement plus dures qu ’aucun des corps poreux et sensibles qu'elles composent, si dures même que l’on ne peut jamais + user ni les briser, aucune autre puissance n'étant cable de diviser ce que dans la création première Dieu fit . : Tant que ces corpuscules restent entiers, ils peuvent former des corps d’une nature ideutique dans {ous les âges ; si on pouvait jamais parvenir à les user ou à les briser, il en résulterait une transformation complète de la nature des choses qui en dépendent : ainsi, la terre et l'eau, composées de vieilles particules usées, de "fra, yments de particules ne seraient pas maintenant de la même nature et de la même contexture que la terre et l'eau composées, au commencetuent du monde, de particules entières. Par conséquent, pour que la nature puisse durer, il faut que les changements des choses corporelles ne consistent que dans des séparations varices et de nouvelles associations de ces corpuscules per- Mmanents. »
29 Pour former l'immense variété des corps naturels, il faut que cette matière soit mobile dans toutes ou seulement » quelques-unes de ses parties assignables. Ce mouvement a été donné à la matière par Dieu, “créateur de toutes choses, et est doué de tous les genres de directions et de tendances. « Ces corpuscules, ajoute Newton, n’ont pas seulement une force d'inertie accompagnée de lois passives de mouvement, telles qu’elles résultent naturellement de cette force, mais ils sont en outre mus par certains principes actifs, comme celni de la pesanteur ou bien celui qui cause la fermentation et la cohésion des corps. »
3° Cette matière doit donc être actuellement divisée en parties, et chacune de ces particules primitives, chacun de ces fragments ou atomes de matière, possède sa grandeur, sa forme et sa figure propres.
4° Ces particules de forrnes et de figures différentes ont des rangs, des positions, des situations , des postures différentes, d où résulte toute la variété des corps composés (voyez Aromisrique | Système: et ATTRACTION). CORPUSCULE (en latin corpusculum, diminutif de corpus, corps). On désigne en génér al sous ce nom les parties de la matière qui se dérobent à œil non armé d’instruments les plus grossissants : c'est parce qu ’on a considéré ces parties inatérielles d'une excessive petitesse par rapport à notre masse, comme de très-petits corps, qu’on les a appelées corpuscules. On se sert de ce mot pour indiquer : 1° les fractions les plus minimes du fluide éminemment subtil qui remplit Pimmensité de l'espace, et dans lequel se meuvent les grandes inasses astronomiques (voyez tuer); 2° les molécules ou particules les plus ténues de toutes les sub- Stances qui entrent dans la constitution des corps bruts, soit planétaires, soit stellaires, et dans celle des corps organisés, végétaux ou animaux. Ces cor puscules moléculaires se distinguent en corpuscules simples , indécomiposables, qu’on dé- Signe en général sous le nom de molécules chimiques où consliluantes , et en corpuscules composés , décomposables, qu’on nomme molécules physiques ou intégrantes. Les Corpuscules , envisagés sous les points de vue physique ou chhnique, prennent le nom d'atomes, ou de molécules insécables, lorsque, {out en admettant la divisibilité à l'infini de la malière par la pensée, on suppose une limile effective à cette divisibilité cor porelle, et l'on établit ainsi une indivisibilité réelle des corpuscuies atomiques ou des atomes,