CORYBANTES — CORYZA
également flexibles , quoique les antérieurs n'aient pa Lo ticulations. 11 y a des rayons aux ouies.
La plupart de ces poissons habitent les mers de Prnderet les deux Océans, et on n’en rencontre qu'une seule espèce dans la Méditerranée , celle que nous venons de signaler:
On les voit souvent suivre le sillage des navires, et se jeter ;
avec une voracité extrême sur tous les objets que leur jet tent les équipages, et leur gloutonnerie est telle qu'ils les avalent sans les mâcher : aussi, en ou de. leur corps, n'est-il pas rare d’y trouver de gros clous et autres objets de non moins difficile digestion. Parmi les autres poissons, aucun ne peut être comparé aux coryphènes pour l'éclat des : couleurs. Lorsqu'ils nagent à la surface de la mer et que le soleil vient à luire, leur corps brille de teintes d'or unies à celles des saphirs , des émeraudes et des topazes; mais leur chair n’est pas estimée. Doués d’une force et d’une vigueur extraordinaires, ils nagent avec une aisance ét une rapidité sans pareilles, et la grâce ainsi que la souplesse de leurs mouvements ajoutent encore à leur beauté. Ils poursuivent avec acharnement les petits poissons. Ils croissent rapidement, et on les pêche soit à la ligne, soit au filet. Une fois sortis de l’eau, les couleurs chatoyantes des coryphènes s’effacent, pour reparaître et disparaître par intervalles, jusqu'à ce que le principe de vitalité finisse par tire = 5 complétement en eux.
CORYTUM. Voyez CorTonA. :
CORYZA. Ce mot grec, signifiant pesanteur de téte, a été conservé pour désigner le catarrhe nasal, vulgairement appelé rhume de cerveau. Cette affection, des plus communes, est une irritation inflammatoire de la membrahe qui tapisse les fosses nasales : elle débute par la sécheresse des narines; une démangeaison plus ou moins vive, qui provoque l'éternument; la membrane rougit ensuite, et se gonfle au point d’intercepter le passage de l'air, effet qui, réuni à un sentiment de plénitude dans le nez, est appelé enchifrènement. Le sens de l’odorat est aboli. La membrane pituitaire ne tarde pas à devenir humide en fournissant une abondante sécrétion de mueus aqueux, âcre, corrodant quelquefois le pourtour du nez et s’épaississant par les progrès de la maladie. Des frissons et un état fébrile accompagnent souvent cette succession d'accidents. L’irritation se propage aux yeux, aux sinus maxillaires et frontaux, et descend communément dans les conduits qui servent au passage de l'air dans les poumons : aussi le coryza est-il l’avant-coureur habituel des rhumes de poitrine ou bronchites (voyez CATARRHE PULMONAIRE ). Cette irritation, après une durée plus ou moins longue, se termine ordinairement par une cessation gradnelle et spontanée des altérations que nous avons indiquées. Le passage de Pair à travers les narines redevient libre, et le sens de l’odorat se rétablit; quelquefois l'irritation persiste avec opiniâtreté, surtout dans la vieillesse, ou récidive fréquemment.
Cette affection, si peu redoutable dans la majorité des cas, peut cependant acquérir de la gravité quand l'irritation de la membrane pituitaire pénètre jusqu'au cerveau, comme le prouve un exemple cité par le docteur Lallemand, La cause qui produit le plus communément cette maladie est l'impression d’un air froid, surtout quand il est humide, quand on l’éprouve sur la tôte ou les pieds, et durant la nuit, comme aussi quand on sort d’un lieu chaud et sec. Des vapeurs irritantes, telles que celles du chlore, du soufre, etc., peuvent encore causer le coryza , et on le voit aussi se manifester au début de différentes maladies qui affectent l’ensemble des membranes muqueuses et de la peau. L'intervention d'un médecin est rarement nécessaire pour le traitement d'une maladie aussi légère : on doit se borner à se tenir chaudement, à boire quelques boissons théiformes , quiexcitent la transpiration ; en cas de fièvre, on suivra l'impulsion del'instinct, qui suggère l'abstinencedes aliments ; on cherchera en mêine temps à dériver l'affection de la tâte
CORYZA — COSEL
par des bains de pieds et des lavements. On à recours quelquefois dans cette affection à des fumigations chaudes et émollientes sur la face; mais on active souvent W'irritation par cette médication échauffante , qui appelle le sang vers la tête, et, au lieu d’abréger la durée du coryza, on peut la prolonger. La routine pius que la raison a établi l'usage de ces fumigations. , D' CHARBONNIER.
COS, l’une des îles Sporades et l'une des plus remarquables de l'Archipel, est située sur les côtes de l’Asie Mineure, à l'entrée du golfe Céramique, au voisinage de la Doride. Elle conserve aujourd’hui son nom sous la forme de Stan-Cou ou Stancho. Cette Île a 44 kilomètres de long sur 17 à 22 de large, et 123 de circonférence, avec une population de 10,000 âmes. Elle avait d’abord porté les noms de Ménèpe, de Cxa, de Nymphæa, de Caris et de Méropis, de Mérops, l'un de ses premiers rois, puis elle prit définitivement et garda jusqu’à nos jours celui de Cos , que lui légua, dit-on, la fille de ce prince, Côs ou Côos, qui signifie {oison en grec. Ne serait-ce pas plutôt qu’elle l’emprunta de la laine de ses nombreux troupeaux, laine encore recherchée aujourd'hui? Monarchique d’abord, le gouverne-
ment de cette ile tomba aux mains du peuple, puis fut res-
saisi par l'aristocratie ; et elle finit par grossir le nombre des provinces romaines, sous Vespasien. Dans la suite des temps, elle échut aux chevaliers de Rhodes , auxquels les Turcs la prirent. .
Cette ile s'enorgueillissait de plusieurs genres de célébrité : illustrée par la naissance d'Hippocrate et d’Apelles, elle donna encore le jour à cette Pamphyla, femme dont l'immortelle industrie mit la première en œuvre le fil délié du ver à soie. La pourpre, ce précieux coquillage qui se pêchait dans les parages de Cos, ajoutait encore par sa teinture éclatante à la richesse de ces gazes de soie si fines, que les poëles les appelaient du vent tissu. Là Esculape ct Vénus étaient particulièrement adorés; ils y avaient deux veaux temples. Une admirable statue de cette déesse, donnée dans la suite par les habitants en présent à Auguste; une Vénus anadyomène ou sortant des eaux, ouvrage d’Apelles, y faisait l'admiration des étrangers curieux ou malades, qui se rendaient de tous côtés dans cette île hospitalière pour faire des offrandes au dieu de la santé, et suspendre dans son temple des tableaux votifs. L'ile tout entière était d'ailleurs consacrée à Esculape, et longtemps les Asclépiades y conservèrent le premier rang. Dans le temple d’Esculape étaient gravés successivement sur des tables d’airain les noms des maladies , leurs symptômes, leur progrès, leur paroxisme , leurs cures, et la vertu des remèdes avec leur dose. Hippocrate inscrivait et classait dans un recueillement profond, vers l'an 400 avant l’ère chrétienne, cette célèbre clinique de l'antiquité; il en composa un livre, et ce livre fut ses Aphorismes.
Cos, qui dans les premiers siècles du christianisme sut conserver assez longtemps sa prépondérance pour devenir le siége d’un évêché, n’est plus aujourd’hui cette ville fameuse alors vantée par Diodore de Sicile; elle n’a plus ce port si beau, si grand et si sûr, qu'il nous a décrit : creusé dans une baie, celui d'à présent ne peut servi® d’abri qu’à
- ” de petits bâtiments , à des caïques, et à des barques des pé-
cheurs. Si la fortune a ravi à cette ile son ancienne magnifi- . cence, en revanche la nature lui a laissé la sienne : son sol, ondulé de petites collines, si ce n'est vers la partie vrientale, ressemble à un immense jardin planté d’orangers, de figuiers , de cyprès , de citronniers, de térébinthes, et verdoyant d’un grand nombre de plantes médicinales, qui semblent attester l'antique présence du dieu de la santé + dans ces lieux. Le tout est entremélé de vignes qui fournissent un vin délicieux, et d'excellents päturages, abonints en {roupeaux. Cos fabrique en outre des étoiles de jaine d’une belle teinture, et qui sont encore fort recherchées. DENNE-UAnONX.
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COSAQUES. Voyez Kozaxs. .
* COSCINOMANCIE (de deux mots grecs, xooxivov , crible, et pavreix, divination), divination par le moyen d'un crible. Voici comment elle se pratiquait chez les anciens : on prenait un crible, on l'élevait sur la personne qui venait consulter, puis, après avoir dit quelques paroles, dont Quintus Fabius Pictor nous à laissé la formule, on le soutenait légèrement avec deux doigts seulement, de manière à ce que la moindre circonstance, le moindre mouvement, la moindre impression de l'air, pût suffire pour l'agiter ; on prononçait en même temps le nom des personnes que l’on soupçonnait être les auteurs du maléfice que l’on voulait détourner, ou de l’action quelconque dont on avait intérêt à connaitre les auteurs ; et celui qui venait à être prononcé au moment où le crible était mis en mouvement était infailliblement le nom du coupable ou celui de la personne que l’on cherchait, On pratiquait aussi cetle divination en suspendant un crible par un fil, ou en le posant sur une pointe de ciseau et en le faisant tourner ensuite pendant qu’on prononçait le nom des personnes suspectes,
Théocrite parle, dans sa troisième idylle, d’une femme qui était fort habile dans cette espèce de divination, et il parait, par ce qu’il en dit, qu'on avait recours à ce moyen non-seulement pour découvrir les personnes, mais encore pour pénétrer les sentiments intérieurs de celles que l’on connaissait. C’est ce qu’on appelle en France {ourner le ses, pratique qui est encore en usage parmi le peuple ignorant de nos campagnes pour découvrir les auteurs d’un vol ou recouvrer les choses perdues. Th. DELBARE.
COSÉCANTE , terme particulier à la trigonométrie, in{roduit dans la science (de même que les expressions de cosinus et de cotangente) par le mathématicien anglais Edmond Gunter, mort en 1626. La cosécante d’un ärc de cercle ou d'un angle est égale à la sécante du complément de cet arc ou de cet angle : par exemple, la cosécante de 40° égale la sécante de 50°.
COSEIGNEUR. C'était, dans le droit féodal, celui qui possédait avec un autre une même justice ou scigneurie directe. Ainsi ceux à qui appartenaient un droit de justice par indivis étaient coseigneurs justiciers du lieu sur lequel s’étendait ce droit de justice; ceux à qui appartcnait-un même fief étaient coseigneurs féodaux. Les coseigneurs étaient ordinairement tous égaux quant à la qualité du droit, mais son pas quant à la quantité : l’un pouvait avoir les deux tiers, un autre le tiers ou autres portions plus ou moins grandes. Chacun des coseïgneurs était tenu aux mêmes devoirs envers le seigneur suzerain.
COSEL (Axxa-CoxsranriA, comtesse pe ), de toutes les maîtresses du fastueux et voluptueux Auguste 15, roi de Pologne et électeur de Saxe, celle qui parut la première à ce titre à sa cour, qui resta le plus longtemps en faveur, qui exerça sur lui le plus de puissance, et qui l’entraina dans les dépenses les plus considérables, naquit en 1680, à Deppenau, en Holstein, de Joachim ne Brockporr, colonel au service de Danemark. Elle entra dans le monde comme dame d’honneur de la princesse Jeanne de Holstein-Plæn, mariée au prince héréditaire de Brunswick-Wolfenbüttel. Le ministre saxon de Hoym ayant eu occasion de la voir à cette petite cour, en devint éperdument amoureux, la demanda en mariage, l’obtint, et pour la mettre à l’abri des séductions du roi, l’établit bien mystérieusement dans l’une de ses terres. Mais Auguste, à qui Hoym lui-même, dans une partie de plaisir et la raison troublée par les fumées du vin, peignit sa femme avec les couleurs les plus attrayantes, le décida à amener à Dresde; et le résultat de cette condescendance aux désirs de son maître fut que quelque temps après M°° de Hoym succédait à la princesse de Teschen, se séparait judiciairement de son mari, et prenait lenom de #«dame de Cosel. Plus tard, l’empereur Joseph lui accorda le rang ct le titre de comtesse de l'Empire. Le roi lui fit cons-
truire à Dresde un hôtel magnifique, qu’une galerie couverte reliait à son propre palais, et qu'aujourd'hui encore on appelle du nom de la comtesse.
Elle se maintint plus de neuf années dans la faveur d’Auguste I, reçut de lui pendant ce temps-là, sans parler des menus présents, un million de thalers à titre de traitement. Mais son esprit de domination était sans bornes ; ses moindres caprices devaient être obéis comme autant d'ordres , et malheur à celui qui osait lui résister, car sa chute était certaine, C’est ainsi qu’elle fit fomber dans une complète disgrâce le chancelier comte de Beichling, favori du roi; mais une trame qu’elle ourdit à l'effet de perdre le prince Egon de Furstemberg et le feld-maréchal comte de Flemming fut cause de sa propre ruine. Ayant voulu en 1716, pendant le séjour d’Auguste II à Varsovie, aller le surprendre dans cette capitale, par suite. de soupçons jaloux à l’égard de la comtesse de Dœnbhoff, nouvelle maîtresse du roi, elle fut arrêtée en route sur les frontières de Silésie, ramenée sous bonne escorte à Dresde, et bannie de cette capitale avant que le roi y rentrat. Elle se rendit d’abord à Pilnitz, puis à Berlin, et de là, peu satisfaite de l'accueil qu’on lui fit dans cette capitale, à Halle, où elle fut arrêtée par ordre d’Auguste IT, qui finit par la faire renfermer ( octobre 1716 ) dans la vieille forteresse de Stolpen. II paraît que cet acte de rigueur fut provoqué par quelques propos empreints d’un âpre désir de vengeance tenus inconsidérément au sujet du roi, et que celui-ci, à qui des ennemis de la comtesse eurent soin de les rapporter, prit peut-être trop au sérieux. Pendant les premiers temps de sa captivité, elle lui écrivit d’innombrables lettres, que d’abord il laissa sans réponse, qu’ensuite il ne daigna même plus ouvrir, et que plus tard il finit par jeter au feu au fur et à mesure qu’il les recevait. Étant venu, en 1727, à Stolpen, pour y assister à des expériences relatives à l'effet de la mitraille sur des rochers basaltiques, la comtesse de Gosel lui adressa la parole en français du haut de la fenêtre de son donjon ; mais le vindicatif monarque s’éloigna sans lui répondre un seul mot.
A la mort de ce prince (1733), on offrit à la captive de la laïsser aller où bon lui semblerait; mais elle était tellement habituée à sa prison, qu'elle refusa de la quitter. Jusqu'à la fin de ses jours elle continua de résider à Stolpen, où le gouvernement Saxon lui faisait nn traitement convenable. Le roi Frédéric II, tant que pendant la guerre de sept ans, il se trouva maître de la Saxe, lui fit payer régulièrement la pension considérable qui lui était allouée, mais seulement en éphraïmites, monnaie de bas aloi qui représenfait à peine le quart de sa valeur nominale. Soit en forme de passe-temps, soit manière d'exprimer son dédain, la comtesse fit couvrir les murailles de sa chambre de ces pièces de monnaie, qu’un clou ‘enfoncé au centre y fixait solidement. Elle avait de si fréquents rapports avec des juifs, qu’on crüt qu’elle avait fini par embrasser, dans sa vieillesse, la religion mosaïque; mais le fait est peu probable. Elle mourut en 1761,
La comtesse de Cosel était une des femmes les plus belles et les plus spirituelles de son temps; il parait que le feu et l'éclat de ses yeux étaient sans pareils, et sa conversation enchanteresse, Elle connaissait à fond la diftérature française, et dans sa captivité elle partageait son temps entre la culture d'un petit jardin et la lecture, les deux seules jouissances qu’on lui eût laissées. Elle avait l'habitude de couvrir de potes et de réflexions les marges des livres dont se composait sa bibliothèque : la fragilité des choses d’icibas, le néant des grandeurs, en sont le sujet ordinaire. Dans les premiers temps de sa disgrâce, sa haine pour le roi était sans bornes ; mais plus tard elle se transforma en une espèce d'amour enthousiaste, et quand elle apprit la mort de ce prince, elle fondit en larmes, Elle avait eu trois enfants d’Auguste IH, deux filles et un fils, Frédéric-Auguste, comie pe CoseL, né en 1711 , qui fut général d'infanterie,
COSEL -- COSME
et mourut en 1770, à Sabor, en Silésie, I laissait deux fils, qui moururent sans être mariés, l’un en 1786, autre en 1789,
COSENZA , ville de Pltalie méridionale, chef-lieu de la province du même nom (ancienne Calabre citérieure), qui était déjà un bourg important dans l'antiquité, est bâtie dans une belle vallée, au confluent du Crati et du Busento. Siége d’un archevêché, d’un tribunal supérieur, cette ville possède une cathédrale d’unstyle noble, un grand et beau château, bien situé, plusieurs autres églises et couveñts, un collége royal el un hospice d’orphelins. On en évalue la population à 18,000 âmes, et elle fait surtout le commerce de la soie, du vin, de l’huile, du chanvre et du thon, de même que celui d'articles de poterie et de quincaillerie, qu’elle fabrique. Elle a été réunie, en 1860, au royaume d'Italie. Aux environs on trouve la forêt de Sila, déjà célèbre dans l’antiquité par sa vaste étendue et par ses points de vue pittoresques, mais aujourd’hui en mauvais renom comme servant de refuge à bon nombre de brigands.
COSINUS (de co, abréviation de complément, et sinus), partie du rayon comprise entre le sommet d’un angle et le pied de son sinus. Le cosinus d’un angle est égal au sinus de son complément. Le mathématicien anglais Edmond Gunter s’est servi le premier de ce mot.
COSMAS, surnommé Zndicopleustès , c'est-à-dire naviguant dans l'Inde, était un marchand d'Alexandrie, qui vivait au sixième siècle, sous le règne de Justinien, Il parcourut l'Orient dans les intérêts de son commerce; puis il renonça aux affaires et au monde, et embrassa la vie religieuse, On a de lui une Topographie chrétienne, écrite en langue grecque vers 536, où il donne des détails sur les plus lointaines régions, notamment sur l’Inde, et où il s’efforce, à l'encontre du système de Ptolémée, alors généralement adopté, de mettre complétement d'accord la description de la terre avec les idées de la Bible : tâche dans l’accomplissement de laquelle il lui arriva nécessairement de commettre de fréquentes erreurs. Cet ouvrage, où il est pour la première fois fait mention du monument d’Adulé, a été publié par Montfaucon en 1707. On attribue également à Cosmas Indicopleustès une description des plantes et des animaux de l'Inde, publiée par Thévenot dans ses Relations de divers Voyages curieux.
COSME ct DAMIEN (Saints), martyrs, étaient deux frères originaires de l’Arabie. Ils appartenaient à une famille chrétienne distinguée, et jouissaient d’une grande considération parmi les païens eux-mêmes à cause de la rare étendue de leurs connaissances scientifiques, et de leur noble désintéressement. A Égée, en Cilicie, où ils séjournèrent pendant longtemps comme médecins, ils guérissaient, suivant la légende, par la simple imposition des mains et par le signe de la croix, les maladies les plus graves ; et au moyen des succès de ce genre qu’ils obtenaient journellement, ils opéraient parmi les païens de nombreuses conversions au christia= nisme, Aussi, lorsque commença la grande persécution ordonnée par Dioclétien, les deux frères furent-ils les premiers. que Lysias, gouverneur de la Cilicie, ft emprisonner. Ni les sollicitations de ce fonctionnaire ni les tortures auxquelles il les soumit, n’ayant pu déterminer Cosme et Damien à abandonner la foi du Christ, Lysias les fit décapiter en l'an 303 de notre ère. Leurs ossements furent transférés le 8 mai 1649 de Brème à Munich, où on les déposa dans l’église Saint-Michel, qui possédait déjà leurs têtes depuis 1606: L'église célèbre la mémoire de ces martyrs le 27 septembre:
[ Chaque profession avait autrefois son patron et sa cons frérie, Celle de Saint-Cosme s'était d’abord formée à Luzar= ches, Le 25 février 1235 elle s'établit dans l’église parois siale de Saint-Cosme, à Paris, Pendant la captivité du en Angleterre, Charles, son fils aîné, régent de France, se fit recevoir dans la confrérie de Saint-Cosme et de Saint: Das mien, pour, est-il dit dans une charte, /a très-vraie et parfaite dévotion et affection que nous avions et ava