‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 44 sur 607 · D' CHARBONNIER · texte numérisé non relu

D' CHARBONNIER

COLLYRIDIENS, hérétiques du quatrièmesiècle. Les femmes d'Arabie qui professaient le collyrianisme porfaient une vénération outrée et superstitieuse à la Vierge Marie, à qui elles offraient des gâteaux appelés en grec collyrides, qu’elles mangoæient ensuite en chantant ses louanges. 11 n’y avait point de prêtres parmi ces hérétiques, mais seulement des prêtresses, afin d’être plus agréables à Marie. Saint Épiphane les fit condamner comme idolâtres.

COLLYRITE, substance minérale, d’un aspect tantôt opalin, tantôt résineux, tendre, à cassure conchoïde,

décompcesable à l'air. Elle est formée d’une partie de silice, de trois d’alumine et de cinq d’eau. Elle offre un des exem-

DICT, DE LA CONVERS, == T, VI

ples les plus frappants de la décomposition des silicates par l'eau. 11 est très-probable en effet qu’elle vient d’une substance beaucoup plus riche en silice dans laquelle l’eau a, par sa puissance d’affinité, remplacé en grande partie cet acide. Elle offre d’ailleurs bien le caractère d’une substance profondément modifiée dans son organisation, car il suffit du simple contact de l'air pour la faire tomber en poussière. D’après sa composition, quelques minéralogistes la classent parmi les silicates hydratés; d’autres, achevant dans leur formule la décomposition commencée par la nature, la regardent simplement comme de l’alumine hydratée. On la trouve à Schemnitzen Hongrie, dans unediorite porphyrique ; à la montagne d’Esquerra, sur les bords de l’Oo, dans les Pyrénées ; à Weissenfels, en Thuringe; etc.

A. DES GENEVEZ.

COLMAN (Georces ), poële dramatique anglais, naquit le 28 avril 1733, à Florence, où son père remplissait les fonctions de ministrerésident d’Angleterre. Il étudia d’abord le droit à Oxford. En 1758 il se fit un nom dans le monde littéraire en publiant, en société avec Bonnel Thornton, et sous le titre de The Connaisseur, une série d'articles et d'essais dans le genre du Spectalor. Sa première pièce de théâtre parut en 1760; elle avait pour titre Polly Honeycomb, et réussit; sa Jealous Wife, jouée pour la première foisen 1761, et imitée du om Jones de Fielding, réussit encore davantage. Un héritage qu’il fit plus tard le mit à même de se consacrer entièrement à la littérature. En 1768 il acquit une part dans le théâtre de Covent-Garden, dont il prit la direction ; il la revendit ensuite pour acheter, en 1777, le théâtre de Hay-Market, qu'il dirigea également et porta à un haut degré de prospérité. Vers la fin de sa carrière, il perdit la raison, et mourut en 1794, dans une maison d’aliénés.

On a delui vingt-six pièces de théâtre, entre autres The Clandestine Marriage, qu’il composa en société avec Garrik; une traduction de l’Aré poétique d'Horace, avec un commentaire, et une traduction en vers de Térence (Londres, 1765).

COLMAN !/GEorces), dit le Jeune, fils du précédent, né le 21 octobre 1762, annonça de bonne lieure des dispositions pour le théâtre. Après avoir été élevé à l’école de Westminster, il alla étudier à Oxford; mais, dans l'espoir de l’'arracher aux dissipations de cette université, on ne tarda pas à l’envoyer suivre les cours de l’université d’Aberdeen, en Écosse. Il continua à y mener une vie de désordres, sans cependant complétement négliger ses études. Il publia à cette époque un poëme, The Man of the People, dont Fox était le sujet, et composa aussi sa première pièce de théâtre : The Female Dramatist, farce mélée de chants, que son père tit représenter sur le théâtre de Hay-Market, mais qui fut sifflée, Une seconde tentative, Two {o One, qui parut en 1784, fut mieux accueillie, et décida de la vocation de Georges Colman pour le théâtre. En {785 on représenta de lui Turk or no Turk, pièce mêlée de chants. Peu de temps aüparavant il avait imprudemment épousé une certaine miss Morris, avec laquelle il avait dû faire le voyage de Gretna-Green. Quand la maladie mit son père désormais hors d'état de diriger le théâtre de Hay-Market, ce fut Colman le jeune qui se chargea de cette direction; et il composa alors pour cette scène une série de pièces qui obtinrent presque toutes du succès et se sont maintenues au répertoire; entre autres l’opéra-comique Zncleand Yarico (1787), la comédie Ways ànd Means (1788) ; le drame The Battle of Hexham (1789); The Surrender of Culais (1791) ; The Mountainers (1793) ; The Iron Crest (1796), fmitation du Caleb Williams de Godwin; The Heir al Law (1797); l'opéra Bluebeard, musique de Kelly; l'excellente comédie : The Poor Gentleman ( 1802); la farce : Love laughs at Locksmaths (1803) ; Gay Deceivers (1804); Jonh Bull (1805), que Walter Scott consdiérait comme la meilleure comédie du répertoire mo-

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