‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 442 sur 607 · COTE · texte numérisé non relu

COTE

L'arc osseux costal est donc foriné de deux pièces, le

us souvent, et dans quelques espèces (crocodiles), où la mobilité est très-grande, le nombre de ces pièces est de trois. Dans ces reptiles, ainsi que dans les cétacés , l’extrémité vertébrale des premières côtes s'appuie en haut sur la colonne vertébrale et sur l’apophyse transverse ; on voit ensuite cette extrémité de la côte diminuer progressivement et ne plus s’articuler avec les vertèbres, puis disparaitre entièrement. C’est alors l’apophyse transverse qui a remplacé cette portion de la côte. C’est en étadiant la disposition des développements réciproques des côtes et des apophyses transverses, en raison inverse, que nous avons été conduit à regarder les éléments ou rayons maxillaires des vertébrés comme des parties correspondant analogiquement aux côtes et aux apophyses transverses des autres régions de la colonne vertébrale, Et cela ne peut être autrement, s’il est rai que chaque segment du tronc d’un animal vertébré est toujours établi sur un même plan, mais modifié de manière à pouvoir concourir aux diverses fonctions spéciales de chaque région du corps.

Les allusions fréquentes que le mot cô£e éveille naturellement dans l'esprit donnent lieu à son emploi très-fréquent dans une foule de locutions : côte de melon, côte de citrouille, côte de feuille ; côtes d’un vaisseau, pièces qui sont jointes à la quille; côtes d’une colonne, d’un pilastre, parties saillantes qui séparent les cannelures du fût ; il se croit issu de la côte de saint Louis, par allusion à la formation d'Ève, créée, selon la Genèse, d’une côte d'Adam; côte de luth, pièce du corps du luth; serrer les côtes à quelqu'un, le presser vivement pour l’obliger à quelque chose ; lui mesurer les côtes, le battre à coups de bâton, de nerf de bœuf; {ui rompre Les côtes, le battre à outrance. On dit aussi, côte à côte pour à côté l’un de l’autre; à micôte, signifiant au milieu du penchant d’une montagne, ou plutôt d’une colline, car ce sont ces petites éminences que l’on désigne quelquefois sous le nom de côfes.

En botanique, on donne le nom de côte 1° à la nervure médiane d'une feuille, lorsqu'elle saille beaucoup plus que les autres ; 2° aux lignes anguleuses du fruit des ombellifères. L. LAURENT.

CÔTE ou RIVAGE ( Hydrographie). On appelle ainsi la partie de la terre qui touche à la mer, qui est bornée par elle, tandis qu’on désigne sous le nom de plage l’espace tour à tour couvert et laissé à sec par son flux et son reflux. La côte constitue la ligne de démarcation existant entre l’élément liquide et l’élément solide de la surface terrestre. Comme produit, d’une part de la conformation primitise de la terre en général et de la résistance passive de l'élément continental, de l’autre de l’action de l'élément océanien liquide, de ses brisants, de ses courants, de son flux et reflux, elle affecte des contours et des délinéaments divers sous lé rapport de son extension horizontale, de même que des formes très-variables et très-différentes sous celui de son élévation verticale au-dessus de la mer et de sa constitution orographique. Si les parties de la mer forment des golfes,des baies, desanses, des détroits,des ports et des rades suivant l’étendue plus ou moins grande des terres qu’elles enserrent; de même la terre, suivant qu’elle pénètre plus ou moins avant dans la mer, forme des pre squ’iles, des langues, des pointes de terre, des caps et desisthmes. Il ya une constante corrélation entre ces diverses configurations de l’une et de l’autre. La grandeur de l'étendue de côtes ou du Littoral, c’est-à-dire dela ligne par laquelle un pays ou une partie de la terre se trouve en contact avec la mer, et qui donne la mesure de sa configuration est, relativement à l'aire au superficie de ce pays ou de ce continent, de la plus grande importance pour son accessibilité par mer et pour la facilité du développement de sa civilisation. Alexandre de Humboldt est le premier qui ait signalé cette circonstance à l'attention des observateurs et des pen-

seurs, Sans teuir compte des îles dépendant des divers con tinents, on constate l’existence des rapports suivants :

LITTORAL. iarronr

3,182 myr, 6,698

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