COU
COTYLÉDONS. On nomme ainsi des parties de la graine distinctes de l'embryon qu’elles enveloppent, et qui dans le plus grand nombre de cas sont au nombre de deux. Ce sont des lobes charnus appliqnés l’un contre l'autre, mais qui ne se tiennent le plus souvent que par un seul point, placé tantôt latéralement, tantôt à l’une des extrémités; à ce point de réunion viennent aboutir les nombrenx vaisseaux qui apportent la nourriture à la jeune plante, et qui ont leurs ramifications dispersées daus la substance même des cotylédons. Ceux-ci varient pour la forme, le nombre et la nature des éléments qui les composent, selon les diverses espèces de plantes auxquelles ils appartiennent : ils sont très-grosetfarineux dans les haricots, les fèves, ete., où on peut facilement les étudier ; dans les graminées, ils sont mucilagineux et fermentescibles ; dans les rubiacées et les ombellifères, ils sont au contraire semblables à de la corne. Les corps cotylédonaires n’ont d’usage que pendant lagermination; ils fournissent à l'embryon les premiers aliments, et tombent après que celui-ci a pris assez de développement dans ses feuilles et ses racines pour se nourrir par lui-même : quelquefois ils restent sous la terre sans jamais se montrer à l’extérieur; d’autres fois ils apparaissent à la surface, etse changent alors en des sortes de feuilles qu’on nomme feuilles séminales.
Toutes les plantes n’ont pas de cotylédons, et parmi celles qui en ont, toutes n’en possèdent pas un nombre égal. Le plus généralement il y en a deux, ou bien un seulement; mais il peut arriver qu’il yen ait un plus grand nombre, trois, quatre et même huit, dix ou douze; la considération de ces particularités, jointe à celles qu’on a pu tirer de la forme, de la disposition et dela nature des cotylédons, ont fourni aux botanistes des caractères de premier ordre, dont ils se sont servis pour établir leurs classifications. Ainsi, les végétaux ont été répartis dans trois classes : les uns, qui n’ont pas de cotylédons, sont appelés acotylédonés ; les autres, qui en ont un, sont les monocotylédonés; et ceux qui en ont deux, les dicotylédonés. Ces derniers sont les plus nombreux, et aussi les plus compliqués sous le rapport de leur organisation. Quant aux végétaux qui ont of-
. fert plus de deux cotylédons, on n’a pas cru devoir en faire une classe à part, et comme il ne s’en trouve que fort peu, on les a laissés parmi les dicotylédonés; ils appartiennent à la famille des conifères.
Le mot cotylédon vient du grec xoruAndwv qui, signifie écuelle : il a été choisi parce qu’on a cru trouver quelque ressemblance entre les lobes ainsi nommés et de petites écuelles.
Les botanistes ont aussi employé le mot cofylédon pour nommer un genre de la famille des crassulacées, appelé aussi cotylet et cotylier, lequel est remarquable par ses feuilles charnues et succulentes, et ses fleurs à corolle monopétale Les espèces de ce genre sont très-nombreuses; quelquesunes se trouvent en Europe, d’autres en Asie, mais le plus grand nombre appartiennent à l'Afrique. P. GERVAIS.
COTYLET ou COTYLIER. Voyez CoTyLÉDON.
COTYLOIDE ( du grecxorün, vase, et de elôoç, forme ), nom d’une cavité sphéroïdale de l'os coxal, dans laquelle est recue la tête du fémur ou os de la cuisse ( voyez Bassin ).
COU (du latin collum ), partie du corps située entre la téleet lapoitrine. Les parties qui entrent dans la composition du cou sont, en procédant du dehors vers les os : 1° la peau, ordinairement plus fine et plus blanche en avant etsur les côtés qu'en arrière; 2° un muscle peaussier, le plus grand de tous les muscles adhérents à la peau, qui n'existent qu’en vestige chez l’homme comparé aux mammifères, si ce n'est à la face; 3° des muscles profonds, situés les uns en arrière, pour redresser le cou et la tête, les autres sur les côtés, pour l’incliner dans ces deux sens et agir sur les côtés ; d’autres encore en avant, pour fléchir la tête et la faire pirouctter sur la colonne vertébænle; 4° les as connus sous le
ra L de verteore res cervicales, au nombre de sept} dont les OR cut "+ reçu les noms d'atlas et d'axis. Toutes lies sont vivifiées par les vaisseaux et les nerfs qui es pénètrent. Ces organes vasculaires et nerveux naissent [ roncs qui les uns se portent à la tête, comme les car o- LL: des, les jugulaires, et les autres aux membres, où qui tournent de la tête et des membres pour se rendre dans,la
poitrine. Dans le canal des vertèbres du cou est renfer-
mée la portion cervicale delamoelle épinière; en avant
du corps de ces vertèbres sont placés : 1° l'æsophage, ou