‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 463 sur 607 · COUDER = COULANGES · texte numérisé non relu

COUDER = COULANGES

ou la peau de certains animaux, {els que les cochons, les pachydermes en général, et les cétacés, dont le tissu renferme naturellement une grande quantité de graisse, d'où

l'expression vulgaire couenne de lard. Cette couenne fournit à l'industrie des produits dont elle retire de très-grands * avantages, La couenne du cochon se mange dépourvue de + son lard, et c’est un des mets les plus vulgaires que vende

wème. Le Lévile d’Éphraim: devint un point de comparaison, ‘luquel on rapprocha les œuvres subséquentes de l’auteur, avec l'intention directe de constater leur infériorité.

courage du jeune artiste en fut abattu, Rebuté, mécon-

tent de lui-même et des autres, poursuivi, en quelque sorte, par l'ombre de son Lévite d’Éphraïim, il quitta la France le désespoir dans l’âme. La capitale de la Bavière lui offrit un asile. Les murailles de Munich se couvraient de peintures à fresques ; il fut admis à y prendre part, et c’est là que son talent, d’une flexibilité remarquable, acquit dans ce nouvéau genre de fravail une habitude d'exécution à laquelle on doit l’histoire, saisie presque dans sa profondeur mystérieuse, de la naissance, de la vie et de la mort du Rédempteur, Flacée dans un jour ingrat, sous le reflet de vitraux coloriés, cette œuvre, dont s’est enrichi le chevet de l'église de Saint-Germain-l’Auxerrois, offre une pureté de lignes et une simplicité de style en rapport parfait avec la pensée qui fonda cette basilique. La révolution de Juillet rappela Couder en France. Le peintre du Zévite se releva brillamment de la sorte de déchéance à laquelle on l'avait condamné, par sa belle et grande page de la bataille de Lawfelt. En 1839, l’Académie de Peinture lui ouvrit ses portes; son tableau de L'Ouverture des élals généraux l'avait déjà fait nommer officier de le Légion d'Honneur. La helle toile de Za Fédération, exposée en 1844 et destinée au Musée de Versailles, mit le sceau à sa réputation. KÉRATRY,

Au salon de 1848 il envoya une autre toile d’un égalmérite, le Serment du Jeu de Paume. Depuis il a exécutées fresques à Saint-Germain l’Auxerrois et un tableau pour la Madeleine. En 1867, il a publié un livre intitulé : Considérations sur le but moral des beaux-arts (in-8°).

Son frère, Jean-Baptiste-Amidée Couner, né en 1797,à Paris, mort en 1865, avait d’abord cultivé la peinture, puis s'était consacré au dessin industriel. 11 fat l’un des promoteurs des expositions de l’art appliqué à l'industrie.

COUDERC (Cnarzes), acteur de l'Opéra-Comique, naquit à Toulouse, le 10 mars 1810, Son père, qui ténait un commerce d'épicerie, le garda près de lui jusqu’en 1830, époque à laquelle lejeune Couderce vintà Paris par les soins de son compatriote Révial, qui, ayant deviné la rareintelligence du commis épicier de Toulouse, lui facilita l'entrée du Conservatoire. Dès lors l'avenir de Coudercétait assuré. Son éducation musicale terminée, il entra au théâtre de l’'Opéra-Comique, et prit sur-le-champ possession de son emploi avec éclat. On 6e rappelle la supériorité qu’il montra dans les rôles d'Horace, Daniel, Georges et Bénédict, du Domino, du Chälet, de l'Eclair et de l’Ambassedrice,ses principales créations. Acteur distingué, Co”dere laissait plus à désirer comme chanteur. 11 contribua au succès de La Dame de Pique de M. Halévy; bien plus, en 1851, il fit réussir Le Fidèle Berger, de M. Adam, qui avait élé mal accueilli en 1838. Il se montra encore avec succès dans Les Noces de Jeannelle (1854), l’Avocat patelin (1856); puis il quitta le (héätre et fut chargé d’un cours au Conservaloire.

COUBRE (Machine à). Voyez MACHINE À COUDRE,

COUDRAIE, lieu planté de coudre on de coudriers, et dont le diminutifeoudreble étail autrefois du style léger en poésie. Mais il est presque inusité aujourd’hui.

COUDRIER ( Corylus), genre de la famille des amentactes et de la monœcie polyandrie, qui renferme des arbres et des arbrisseaux d'Europe et de l'Amérique septentrionale, L'espèce la plus connue est le noisetler commun.

COUENNE.,. Ménage dérive ce nom du latin eulis, pean, dont on a fait, par des altérations successives, culena. 1] est employé dans le langage usuel pour désigner le derme

tion.

COUFIQUE. Voyez Curique.

le chareutier, Aussi le nom de paquet de couenne est-il de- venu une injure populaire, pour désigner un homme assez mal ficelé, surtout lorsqu'il aime à se déguiser en militaire.

En pathologie, on a donné, peut-être à tort, le nom ds. couenne à une sorte de Lexture cutanée anormale, dans à laquelle la peau, au lieu de présenter les mêmes propriété et le même aspect que le tissu cutané ordinaire, est dure, 4 saillante, brunâtre et couverte de poils différents de ceux des autres parties. Ces formations anormales, connues aussi en pathologie sous la dénomination de nœvi materni où envies, ont été attribuées à l'influence de l'imagination | de la mère sur la nutrition du fœtus, |

Lorsque sur le sang qui ne cireule plus il se forme une couche grisâtre qui recouvre le caillot, les médecins appèllent cette couche couenrie inflammatoire, couenne pleurétique (corium phlogisticum; crusta pleuretica). Ces dénominations indiquent assez qu’on attribuait la formation de cette couche à l’inflammation, et surtout à celle de la . plèvre. Cette couenne a été observée après les saignées pra- > tiquées dans le traitement des maladies inflammatoires de l’homme et des grands quadrupèdes. Les praticiens ont étudié avec beaucoup de soin les caractères de la couenne, les circonstances dans lesquelles on l’observe, les causes de sa formation et les résultats qu’on peut retirer de son observa- L. LAURENT,

ds en de)

COUGOURDETTE, nom vulgaire du cucurbita ovifera, espèce du genre courge, que l'on appelle encore fausse poire ou coloquinte lailée. C’est une plante gréle, grimpante, à feuilles cordées, argentées, quinquélobées, denticulaires, pubescentes, La cougourdette est plus robuste que la plupart des autres cucurbitacées ; elle n'exige qu'un terrain chaud pour fructifier abondamment. Ses fruits, pyriformes , sont blancs, verts, ou panachés de ces deux couleurs. On en place quelquefois comme ornements $ur les cheminées.

COUGUAR (felis concolor de Linné). Cet animal, que l’on appelle vulgairement Zion d'Amérique, lion des Péruviens, tigre rouge, tigre poltron, ete., appartient au genre des chats. Son pelage est fauve, sans crinière sur. les épaules ni flocon de poils à l'extrémité de la queue; sa longueur totale, en y comprenant la quene, qui mesure 75 centimètres, est de 1,90. Le couguar est le plus grand des carnassiers du Nouveau-Monde; il est d’un naturel féroce; il a tous les défauts du tigre sans en avoir le courage, Lorsqu'il peut s’introduire au milieu d'un troupeau, il tue un grand nombre de bêtes et suce seulement le sang de quelques-unes. Il attaque de préférence les moutons, les chèvres et les génisses, mais il n'ose s’en prendre aux vaches et aux chevaux; il fuit l'homme et aussi les chiens; il est d'une . grande légèreté et monte très-facilement aux arbres. Les femelles mettent bas à chaque portée deux ou trois petits, qui ont tout le dessus du corps et des cuisses couvert de taches un peu plus foncées que le fond du pelage : ces taches disparaissent avec l’âge, Les couguars vivent dans une grande partie de l'Amérique; on les trouve au Paraguay, au Présil, au Chih, ainsi que dans la Guyane, le Mexique et les États-Unis, Le couguar est le lion de ces contrées,

P. GERvAIs,

COULANGES ( Pniirpe-EMMANUEL, Marquis ne), né à Paris, en 1631, mourut en 1716, à l’âge de quatre-vingtcinq ans, avec la réputation d'avoir fait jusqu’à la fin de sa longue carrière l'agrément de la plus élégante société de son

ièces de poésie : elles sont inspirées, la plupart sur s CONNUS, par les événements et les anecdotes de e époque féconde , ce qui peut encore aujourd'hui donuelque intérêt à ces aimables futilités. Le marquis de ulanges , d’abord conseiller au parlement, quitta la maature, parce qu'il se sentait incapable de la gravité qu’elle +. {1 accompagna le duc de Chaulnes dans son ambassade à Rome, y composa une relation des conclaves de 1689 et 1690 , et monta, à soixante ans, dans la boule qui surmonte la coupole de Saint-Pierre. Renommé par ses bons mots, son {alent à jouer, ses anecdotes, son goût pour es arts, il était recherché partout; sa vie fut une fête, 1]

oies de son esprit el l'à-propos de ses pe-

= enr :

ange singulier de bon goût, de négligence, de profondeur et de moquerie, en donnent peut-être l'idée la plus exacte, De Coulanges était cousin germain de Mme de Sévigné.

avec un autre Coulanges, auteur ignoré de poésies imprimées en 1758.

Après lui, sa femme mérite une mention honorable. Les Jettres de la marquise pe CouLances (Marie-Angélique ), au nombre de cinquante, sont pleines de charme, même côté de celles de Mme de Sévigné. Fille d’un intendant de Lyon, elle se fit de son esprit une dignité à la cour. Aux représentations d’Es{her, M°° de Maïintenon lui faisait garder “une place à côte d’elle, et lorsque son mari alla à Rome, Je pape le pria de faire venir M°° de Coulanges. M”° de Séwigné laffectionnait particulièrement, et ne pouvait se séparer d'elle. Quoique cousine germaine de Lou vois, ellene oulut jamais user du crédit que cette position lui donnait auprès du ministre. Elle mourut à quatre-vingt-deux ans. COULANT , c’est-à-dire qui coule aisément, que rien marrête dans son cours : on dit d'une encre qu’elle est coulante lorsque aidée d’une bonne plume elle n’oppose aucun obstacle à la rapidité de l'écriture. Du vin coulant, c’est du vin agréable à boire et qui passe aisément. Un nœud coulant est un nœud d’une forme particulière, facile à dénouer, Un dessin coulant est celui qui procède par courbes …Jésères et qui est plus facile que correct. Un coulant, en “style de lapidaire, est un diamant, ou une pierre précieuse que les femmes portent au cou , enfilé à un cordon de soic ou de velours qui permet dele hausser ou de le baisser, C’est, en termes d’orfévrerie et d’horlogerie, un anneau de fer, au moyen duquel on rapproche les branches d’une tenaille pour en faire joindre les mâchoires. En vieux fermes milimiaires, c'était une herse des anciennes forteresses, qu’on appelait aussi passant-coulant et porte-coulant. Un coudant en agriculture est le jet d’une plante qui pousse des euilles et des racines de distance en distance. —…. Dans le sens figuré, on dit qu'un homme est coulant en affaires, coulant sur ses intérêts, lorsque, loin d'élever “des difficultés , il les écarte et fait tout ce qui dépend de lui “pour arriver à un arrangement ou à une conclusion définitive. Les gens qui ont l'habitude d’une société choisie n’ont “pas la peine de se montrer cow/ants sur leurs prétentions ; ils les cachent avec art, ou ne les divulguent que lorsqu'il ya certitude de succès. Les provinciaux, dont toutes les ctions sont soumises au contrôle d’une opinion publique, non-seulement rigoureuse, mais encore fracassière, prenhnént leur revanche dans les relations journalières ; ils sèment chaque détail de la vie de tant de susceptibilités qu'ils ins- “pirent la soif de la retraite et de la solitude; ils sont enfin si peu coulants, qu’ils font tourner le savoir-vivre en supplice continuel.

«.. En littérature, coulan! se dit de ce qui est fait aisément, naturellement, de ce qui ne sent point le travail : de la prose coulante, des vers coulants. Un style est qualifié de

Page 1