‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 477 sur 607 · COUPEROSE · texte numérisé non relu

COUPEROSE

reté, principalement pour les usages pharmaceuti

convient mieux de le préparer par la dissolution Pare À

fer dans l'acide étendu d’eau. C’est au surplus une telle opération qui fournit le gaz hydrogène dégagé de l’eau, et dont on fait un si grand emploi pour le gonflement des aérostats. Les cristaux du profo-sulfate de fer sont des prismes transparents, rhomboïdaux, d’une belle couleur verte; ils sont solubles dans deux parties d’eau froide et dans moins de leur propre poids d’eau bouillante, insolubles dans l'alcool. Ils sont composés d oxyde noir de fer 28, et de 8 d’eau de composition, ce qui donne 36 d’hydroxyde

vert de fer, qui unis à 26 d’acide sulfurique et à 38 d’eau. de cristallisation, — 100. Le sulfate de fer vert est décom-

posé par les alcalis et les terres alcalines, ainsi que par tous les sels dont la base forme avec l'acide sulfurique un composé insoluble ; ilest encore en partie décomposé par la simple exposition à l’air surtout en dissolution dans l’eau, et

-par toutes les substances qui cèdent avec facilité leur oxy-

gène. Dans ce cas le protoxyde de fer, très-avide d'oxygène, labsorbe, et passe à l’état d’oxyde rouge ou peroxyde, qui abandonne l'acide. Pris à l’intérieur, le sulfate de fer, le moins dangereux de tous les sels métalliques, est cependant sujet à exciter des douleurs d'estomac et le spasme des intestins , et à grande dose il provoque le vomissement. On l’a néanmoins administré souvent à la dose d’un à trois grains, comme tonique, astringent ou vermifuge. Pour les besoins des arts, ce sel se fabrique très en grand, presque exclusivement par le traitement des pyrites martiales. Le proto-sulfate de fer, exposé à l’action de l'air humide, se recouvre bientôt d’une pellicule jaune, due à l'absorption de l'oxygène, qui le fait passer à l’état de soustritosulfate, Cet aspect le détériore considérablement aux yeux des consommateurs, Pour éviter l'inconvénient, ou du moins, pour le dissimuler, on arrose les cristaux placés sur une claie avec une solution du même sel dans une eau fortement chargée de mélasse, et quelquefois même tenant en suspension une petite quantité de noir d'ivoire : il se forme dans ce cas à la surface des cristaux une espèce d’enduit qui les défend de l’oxydation. IL est encore quelques localités éloignées des lieux abondants en suilfure de fer, où l'on fabrique de toutes pièces la couperose verte, en faisant agir directement de l’acide sulfurique étendu d’eau sur de vieilles ferrailles. Quand la couperose a été plusieurs fois dissoute, principalement dans le but de la faire cristalliser

perd la couleur vert de mer ou vert de bouteille, que les teinturiers y recherchent, Elle est alors d’un vert émeraude léger, tirant sur lebleu. Plusieurs fabricants ont essayé avec succès de la faire dans ce cas dissoudre dans des eaux colorées, qui lui rendent la nuance désirée; c’est ce qu’on appelle la feinture à la chaudière : on fait une sorte de mystère de ces préparations; quoi qu’il en soit, il y a peu de difficulté : une décoction de fausse graine ‘d'Avignon, dite graine jaune du Levant, atteint très-bien le but. La couperose verte d'Angleterre, obtenue par le traitement des pyrites martiales dans ce pays, a pendant longtemps obtenu une préférence marquée, parmi les teinturiers surtout, et malgré la différence énorme de prix, ils la recherchent encore : on peut supposer que cela est dû à l’absence de cuivre et d’alumine dans cette couperose. Celle fabriquée à Beauvais, avec des tourbes pyriteuses, rivalise avec le vitriol vert des Anglais; malheureusement les matières sur lesquelles on opérait se sont épuisées. La très-majeure partie de la couperose du commerce se fabrique aujourd'hui dans les départements de la ci-devant Picardie, qui abondent en lignites pyriteux, d'où l'on extrait simultanément la couperose et l'alun. La couperose verte s'emploie en grande quantité dans les arts; on s’en sert beaucoup en teinturerie, dans la chapellerie, dans la fabrication du bleu de Prusse et de l'encre à écrire. Le sulfate de fer convena-

de nouveau et d’obtenir des cristaux plus volumineux, elle. |

Page 1