‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 489 sur 607 · COURBET — COURCHAMPS · texte numérisé non relu

COURBET — COURCHAMPS

reuve de plus de bon sens en protestant par lettre

contre l'institution d’un comité de salut public. La Commune

oniba. Arrêté à la fin de mai chez un de ses amis, M. Cour-

… bet fut conduit à Versailles et jugé au mois d'août parun

conseilde guerre, en compagnie de plusieurs de ses col

ligues. Il se contenta de protester de ses bonnes inten-

tions, et comme après tout il n’y avait guère à lui repro-

cher qu’une haine aveugle contre la colonne, il ne fut con-

- damné qu’à six mois de détention. Cependant la passion

politique alla jusqu’à refuser à ses tableaux, sous prétexte

d'indignité, l'accès du salon de 1872. En juin 1873 l’ad-

ministration opéra une saisie de toutes les valeurs mobi-

- lières et immobilières appartenant à M. Courbet, et en af-

… fecta la destination aux frais de restauration de la co- lonne Vendôme.

COURBETTE, terme de manége, mouvement que … ait le cheval en levant également ses jambes et les rabatavant, dans lequel le cheval lève en même temps ses deux jambes de devant en les avançant également, et dès qu’il les baisse, élève celles de derrière, en les avançant toujours — l'air en mème temps. Les chevaux qui ont trop de feu et ceux qui n’en ont pas assez ne valent rien pour les courbettes, ce saut étant le plus difficile et demandant beaucheval.

— COURBEVOIE, commune du département de la Seine, sur la rive gauche de ce fleuve, qu'on franchit sur ] C'est une station du chemin de fer de Versailles (rive droite), Il y à de belles casernes, construites sous Louis XV. La Statue de Napoléon Ier, qui yavait été transportée en 1863, une a beaucoup souffert du feu des gardes nationaux pendant le second siége de Paris.

COURBIEÈRE (GuizLaume-ReNé, baron be L'HOMME hingue, descendait d’une famille française expulsée à la Suite de la révocation de l'édit de Nantes. Général ma-

… or en 1780, lieutenant général en 1787, dans la guerre contête desquels il se distingua particulièrement à Paffaire de Pirmasens. En 1797 il fut nommé général d'infanterie, et . l'année d’après gouverneur de Graudenz, où dix ans après, 1807, ilsutse maintenir contre toutes les attaques del’ennemi, qu'il empêcha ainsi de s'établir sur la Vistule, ce qui lors de la paix de Tilsitt valut à Frédéric -Guillaume IIL la “ayant fait dire qu’il n’y avait plus de roi de Prusse, que par conséquent sa défense était inutile, il répondit : « Eh bien, dans ce cas-là je me fais roi de Graudenz, et je le neur de la Prusse occidentale et grand’croix de tous les orres prussiens, laissant dans l’armée prussienne les plus fàcheux souvenirs, en dépit des nombreuses améliorations bière poussait trop souvent la sévérité jusqu’à la cruauté. La bastonnaile , le pilori et le gibet résumaient à ses yeux tout l’art de conduire des soldats; ce qu’explique jusqu’à avait été si longtemps chargé à l’époque de la guerre de ept-ans, et pendant lequel il s'était trouvé en contact uniuement avec l’écume de l’armée.

infiniment petit s’écarte de sa tangente. La courbure d’un . cercle est évidemment la même en un point quelconque de sa circonférence, La courbure des autres courbes varie au

tant aussitôt. C’est une espèce de saut en l'air, un peu en

… également en avant, de sorte que ses quatre pieds sont en coup de fermeté dans le cavalier et de patience dans le deux ponts pour aller à Neuilly, compte 8,875 habitants.

| a été renversée en 1870 et jetée dans la Seine. Cette compe), feld-maréchal prussien, né le 25 février 1733, à Grotre la république française, il commandait les gardes, à la c’est-à-dire lors de la malheureuse campagne de 1806 et conservation de la Prusse occidentale. Les Français lui garde! » IL mourut en juillet 1811, feld-maréchal, gouvermatérielles dont elle lui était redevable. En effet, Courun certain point le commandement d’un corps franc dont ‘4 COURBURE. C’est la quantité dont un are de courbe contraire à chaque instant, On mesure la courbure d’une li-

qq

gne quelconque, eu un point donné, par celle du cercle qui lui coïncide en ce point et que l’on nomme cercle osculateur. La courbure d’un cercle étant d'autant plus grande que son rayon est plus pelit, la courbure d’une courbe à chacun de ses points est en raison inverse du rayon du cercle osculateur. Ce rayon s'appelle rayon de courbure. Empruntée aux éléments du calcul différentiel, la formule à l’aide de laquelle on lobtient est : ;

FUHp'E EF q

dy d?y ; en posant = pet a q, « et y étant les coordonnées aux (LA

de la courbe. Les applications particulières de cette formule nous apprennent que le rayon de courbure d’une section coniqueest égal au cube de la normale divisé par le carré du demi-paramètre, que le rayon de courbure de la cycloiïde est double de la normale, etc.

La considération du rayon de courbure, qui s'étend aux courbes à double courbure et aux surfaces courbes, est souvent d’une grande importance pratique. Pour n’en donner qu’un exemple, lesraccordements des rails-ways se font le plus souvent par des portions de courbe qui ne sont pas des arcs de cercles : il est alors indispensable de tracer ces portions de courbes de manière à ce que leur maximum de courbure ne dépasse pas la limite voulue (voyez Cuemins DE FER).

On désigne sous le nom de courbure, dans les sciences médicales et naturelles, soit les inflexions naturelles des diverses parties des corps organisés, soit les déviations accidentelles de celles qui sont naturellement droites.

En horticulture, courbure est synonyme d'arcure.

E. MERLIEUX

COURCHAMPS (N. COUSEN, dit comte ne), Le plagiaire effronté qui se para longtemps de ce féodal pseudonyme se fit il y a quelque vingt ans une réputation auprès des ignorants comme éditeur et auteur présumé des prétendus Mémoires où Souvenirs de la marquise de Créqui. Avec bribes et morceaux, avec bons mots et anecdotes en-

tassés dans sa hotte et dans celles de ses pourvoyeurs ordi-

naires, ce soi-disant comte avait fagotté cette longue et ennuyeuse rapsodie en dix volumes, calomnieusement attribuée à une noble et spirituelle personne , morte bien entendu, indigeste et déplorable ramassis de faits insipides et controuvés. Ces impossibles souvenirs de la marquise de Créqui, écrits d’un ton équivoque et dans un français douteux, furent en ce temps très-littéraire et très-poli, comme chacun sait, tenus pour authentiques ou du moins pour spirituels par bien des gens qui donnaient ainsi la mesure de leur savoir etde leur goût. Ce méchant livre eut même deux éditions : il se trouva, vers 1840, un libraire qui eut le triste courage de le republier, accompagné d’une prétendue correspondance inédite et authentique de la pauvre marquise avec sa famille et ses amis. Malheureusement toute cette correspondance est supposée. Les possesseurs des lettres impudemment cités n'existent pas, et les faits relatés sont démentis par l’histoire, que l’inventeur connaissait mal, à ce qu’il paraît.

Tout cela n’eût point suffi cependant à décréditer l’audacieux imposteur, sans la mémorable aventure qui lui advint au sujet d’un roman-feuilleton volé par lui et vendu comme sien à Za Presse.. Voici l’histoire dans sa comique nudité : le {1 octobre 1841, Za Presse annonce qu’elle vient d'acquérir un trésor, les Mémoires du comte de Cagliostro, traduits de l'itatien sur les manuscrits originaux, par un gentil-homme qui livre son nom en garantie de l’authenticité de l'ouvrage; et elle en commence ce jour-là même la publication par un roman détaché de ces mémoires et ayant pourtitre Le Val funeste, signé comte de Courchamps. Elle continue le 12. Mais le lendemain 13 quel affreux réveit!

Le National contient un article intitulé : Le voz au roman! Avis au public. « Toute cette histoire du val funeste a été, t-il, copiée textuellement, y compris les noms de lieux et de personnes, dans un roman du comte Potocki, publié il y a plus de trente ans à Paris et portant pour titre : Dix Journées de la vie d’Alphonse Van Worden. » Il engage les amateurs à vérifier ce plagiat effronté. La Presse s’émeut de cet avis au public, et croit devoir si bien agir que le 15 octobre Le National publie un nouvel article intitulé : Deux exploits. L'un est du directeur gérant de La Presse, l’autre de M. de Courchamps. Le premier, arguant de sa bonne foi, dit que, jusqu’à preuve évidente du contraire, il garde la conviction qu’en annonçant comme inédits les Mémoires de Cagliostro M. de Courchamps n’a pu se rendre coupable d’un vol si grossier, d’une mystification si insultante, d'une si impudente piraterie, dont La Presse pourrait avoir été la victime, mais dont, en aucun cas, elle ne consentirait à être complice. » Le second arrange nous ne savons quelle histoire fantastique, selon laquelle ce serait lui, de Courchamps, qui aurait été volé par Potocki, et non Potocki par de Courchamps. Mais immédiatement à la suite Le National démontre sans réplique le flagrant mensonge du prétendu de Courchamps; et pour convaincre MM. de Girardin et Dnjarrier qu'ils ont été victimes dans cette affaire, il términe la bataille par un véritable coup de Jarnac : « Vous avez sans doute à votre disposition, leur dit-il, tout le manuscrit du Val funeste; eh bien, soyez de bonne foi : ne faites pas à votre prochain feuilleton plus de changements qu’au dernier, et voici ce que vous allez dire : « J'avais dormi plusieurs heures lorsqu'on vint me réveiller. Je vis entrer un moine de Saint-Dominique, suivi de plusieurs hommes. » Et ainsi de suite, à peu près la valeur de deux colonnes de texte. A l'heure même où cet article paraissait dans Le National, La Presse paraissait de son côté avec la suite du Val funeste; et tout Paris éclate de rire en y lisant : « J'avais dormi plusieurs heures lorsqu'on vint me réveiller. Je vis entrer un moine de Saint-Dominique, suivi de plusieurs hommes. » Le reste, à deux ou trois mots près, comme dans Le National. Toute discussion était impossible. é

Quant au comte de Courchamps, au lieu d’aller cacher sa honte à l’autre bout du monde, il resta tranquillement à Paris, et y continua son commerce : semel mendax, semper mendaæ. Mais son audace ne lui réussit plus. On en vint à se demander si, après avoir sur tant de points forfait à la vérité, il ne se serait pas aussi de son autorité privée créé comte et baptisé de Courchamps. Le résultat de cette enquête fut que, nom et titre, tout était encore chez lui d’emprunt. Son seul et véritable nom légitime était Cousen, de Saint-Malo, c’est-à-dire né à Saint-Malo.

Le plagiaire depuis lors est-il passé de vie à trépas? Nous lignorons, et ne nous en inquiétons guère. Depuis Jongtemps le malheureux n’est plus de ce monde.

COUR D’AMOUR,. C'était dans le moyen âge le nom de tribunaux composés de dames, la plupart illustres autant par leur naissance que par leur savoir, et dont la juridiction, reconnue par la courtoisieet l'opinion, s’étendait, du midi au nord de ‘la France, sur toutes les questions de galanterie et toutes les contestations que l’amour peut fairenaitreentre les deux sexes. L'existence de ces tribunaux depuis le douzième siècle jusqu’à la fin du quatorzième est un des témoignages les plus formels du pouvoir desfemmes, de leurs priviléges et du respect que nos pères leur portaient. On sait en effet la vénération des Gaulois et des anciens peuples du Nord pour les femmes. Les Germains, an rapport de Tacite, en faisaient des espèces de divinités, entre les mains desquelles ils déposaient toute l'autorité civile et politique. Les Gaules avaient un conseil général de femmes tirées des soixante cantons qui les divisaient, Dans le fameux traité conclu avec Annibal, il fut stipulé ane si un

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