‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 498 sur 607 · COUR PLÉNIÈRE · texte numérisé non relu

COUR PLÉNIÈRE

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par Robert, comte d’Artois, et par plusieurs seigneurs qui marchaient nu-pieds, elle prit la route de Sens. Huit jours après, elle arrivait à Paris avec son cortége. On fit une station dans l’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs. Là fut dressé un échafaud en pleine campagne, et plusieurs prélats,

revêtus de leurs plus somptueux habits pontificaux, exposèrent aux regards avides des Parisiens cette précieuse

relique. Le jeudi 18 août 1239, Louis IX se dépouilla de

ses habits royaux et vêtu d’une simple tunique, les pieds

nus, il se chargea, avec son frère Robert, de porter sur ses épaules la sainte relique, qui dans cette pompe religieuse était précédée par plusieurs prélats et seigneurs marchant têtes et pieds nus, suivis d’une longue procession. Le cortége se rendit d’abord à Notre-Dame, puis à Ja sainte chapelle de Saint-Nicolas, dans l’enceinte du Palais, cha-

pelle fondée par le roi Robert et réparée par Louis VEL.

C’est sur son emplacement, et pour offrir un asile digne d’elles à la couronne d’épines et à une foule d'autres reli-

ques dela Passion, expédiées encore contre argent, quelques mois après, par Baudouin, que saint Louis fit bâtir la Sainte- Chapelle actuelle. Aussitôt l’apparition de cette couronne d’épines , celle que possédait l’abbaye de Saint-Denis disparut subitement comme par respect, sans doute, poux la nouvelle venue. Un fragment possédé par l’église Saint-Germain des Prés fut plus lent à battre en retraite : il figurait encore dans son trésor trente ans après, en 1269.

L'auteur de la vie de saint Louis prétend que les épines de la couronne de la Sainte-Chapelle restaient toujours vertes. Quelques écrivains, d’après saint Clément d'Alexandrie, assurent qu’elle était de ronce, d’autres qu’elle était de nerprun ; d’autres, d’épines blanches ; d’autres, enfin, dejonc marin. Ces reliques étaient enfermées dans un vase de cristal, déposé dans une châsse d’or derrière l’autel. On ne les montrait que quand quelque grand personnage demandait à les voir, Louis XI les avait fait venir à Plessis-lès-Tours, dans l’espoir de ne pas mourir. En 1791 elles furent extraites de leur châsse, et remises à l’évêque Gobel pour être transportées à Notre-Dame, où elles sont restées depuis.

COURONNE D'ITALIE, ordre de chevalerie créé par Victor-Emmanuel], roi d'Italie, le 20 février 1868, en souvenir de l’union de la Lombardie et de la Vénétie à l’Italie,

COURONNE IMPÉRIALE. Voyez FRITILLAIRE.

COURONNEMENT , action de couronner. Il se dit plus particulièrement de la cérémonie dans laquelle on couronne solennellement un souverain (voyez SAGRE).

COURONNEMENT (Architecture). Généralement on désigne par ce mot tout ce qui termine en dessus un mur, une colonne, un dôme, un comble, etc. : ainsi, la corniche couronne l’en tablement, qui lui-même couronne le mur, la colonnade qui le soutient. Un quadrige de bronze couronne l’arc de triomphe du Carrousel; les dômes des Invalides, du Panthéon, du Val-de-Grâce, sont . couronnés par des lanternes ; la statue de Napoléon couronne la colonne de la place Vendôme. Une pomme de pin en bronze couronnait le mausolée d’Adrien. On cherche encore un couronnement pour l'arc de triomphe de l'Étoile.

COUR PLÉENIERE. On donnait ce nom au moyen âge à des assemblées solennelles tenues par les rois aux fêtes de Noël et de Pâques, à l’occasion d’un joyeux avénement, d’un mariage, de la réception de quelque prince étranger ou de tout autre sujet de joie extraordinaire. La fête était célébrée tantôt dans une des maisons royales, tantôt dans quelque grande ville, quelquefois en pleine campagne, toujours en lieu commode pour y loger tous les grands seigneurs, obligés par leur rang même d’y assister.

La ville choisie pour théâtre de celte solennité se parait et se métamorphosait comme par enchantement, Les chemins étaient converts d’une litière de jones, les murs garnis de tapisseries de haute lisse fabriquées dans les riches ateliers de la Flandre, les balcons revêtus de draps camelotés, d’é-

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