COURTILIÈRE A
les étrangers, soit pour les nalionaux, le courtage des af frétements, c’est-à-dire la préparation des locations de navires. | PONTS
Enfin, en dernier lieu, se trouvent les courtiers de trans |
ports par terre ou par eau, appelés à négocier les marchés à faire avec les entrepreneurs de roulage et les bateliers sur rivière. Mais ces dernières charges, qui ne feraient pas vivre les titulaires, ne sont jamais exercées, et n'existent que pour mémoire, Les commissionnaires de roulage établis dans presque toutes les villes, et qui reçoivent les marcliandises à bureau ouvert, ont annihilé les fonctions de ces sortes de courtiers. dd
Une attribution remarquable des courtiers en général, c’est la faculté de rédiger l'acte des conventions qu’ils sont chargés de préparer : pour cette raison, on les appelle métaphoriquement les notaires du commerce. Is ont en outre le privilége exclusif de constater le cours du prix des jours de marché affectés à chacune de leurs classes : par exemple, en cas de contestation sur le prix d’une marchandise vendue au cours de tel jour, le tribunal ne pourra s’en rapporter qu’au certificat d'un courtier de marchandises , ét ainsi des autres.
Les manières de ces offivrers publics sont douces et insinuantes; le courtier est empressé, serviable, d’un caractère facile et de mœurs joyeuses; il s'est muni, avant d'exercer, d’une bonhomie acquise, qui est sa denrée à lui, et qu’il exploite d’ordinaire très-fructueusement, Aussi est-il devenu un personnage du petit comique, dont la scène secondaire et le roman des classes inférieures se sont emparés quelquefois avec assez de succès. J.-J. JaAuer.
Un décret du 15 décembre 1813 a institué des courtiers gourmets piqueurs de vins. Leurs fonctions sont de servir, dans l’entrepôt, d’intermédiaires, quand ils en sont requis, entre les vendeurs et les acheteurs de boissons; de déguster à cet effet ces boissons, et d'en indiquer fidèlement le crû et la qualité; de servir aussi d’experts, en cas de contestation sur la qualité des vins, ou en cas d’allégation contre les voituriers et bateliers arrivant sur les ports ou à l’entrepôt, que les vins ont été altérés ou falsifiés. Ils ne peuvent faire aucun achat ou vente pour leur compte ou par commission,
COURTIERS-MARRONS. Voyez Bourse (Opérations de). N
COURTILIERE, insecte appartenant à la famille des orthoptères grilloïdes ou grilliformes. Les courtilières se font remarquer par leur tête allongée, leur corselet assez semblable à celui des écrevisses, et leurs ailes courtes, atteignant à peine la moitié de l’abdomen ; l'extrémité postérieure de leur corps est garnie de deux petits appendices, ou filets coniques, et, ce qui fait leur principal caractère, leurs jambes sont successivement aplaties et élargies, ainsi que leur tarse des pattes de devant , qui, ayant plusieurs dentelures en scie, rappelle par sa forme les mains des taupes (d’où le nom vulgaire de faupes-grillons donné à ces petits animaux). Les courtilières existent sur plusieurs points de la terre : on les trouve dans presque toute l'Europe et aussi dans l’Afrique; nous en avons vu qui provenaient du Sénégal; elles sont de couleur brune, et n'ont guère que trois centimètres de longueur. Elles se tiennent dans les champs cultivés, dans les jardins, et recherchent les terraius gras et humides, parce qu’elles peuvent y fouir plus aisément. Elles sillonnent la surface de la terre pour aller chercher les racines des végétaux , et creusent aussi pour se faire de petits terriers; comme elles sont très-nuisibles aux cultivateurs, on a indiqué plusieurs moyens pour les détruire ; l’un des plus simples consiste à verser dans leurs trous un peu d'huile, qui les baigne et les a bientôt asphyxiées.
Suivant quelques étymologistes, le nom des courtilières vient du vieux mot français courtil où courtille, qui si
gnifie jardin; en Anjou, ces insectes s'appellent en effet | dard res. . P. GERVAIS.
= COURTILLE, vieux mot, qui, ainsi que courtil, son
monyme masculin, signifie petite cour, enclos, jardin champêtre, qui n’est point fermé de murs, mais seulement de haies, de palissades ou de fossés : il s’est dit aussi des basses-cours, des ménageries de campagne. Ces deux mots dérivent du latin cohors, et hortus ( basse-cour, et jardin ). Courtille et courtil ne sont plus en usage que dans quelques provinces, parmi les gens de la campagne. On retrouve néanmoins ces deux noms dans d'anciens titres, et ils se sont conservés dans quelques lieux qui ont été bâtis depuis. Les courtilles de Saint-Martin, les courtilles du Temple, étaient autrefois, près de ces deux quartiers de Paris , des marais, des jardins potagers, et c’est dans ce même sens que le mot courlille est toujours employé en Picardie. Ce nom a été particulièrement donné à un village bâti sur une partie de la Courtille du Temple, et qui, par suite des agrandissements de Paris, se trouve maintenant compris dans l'enceinte de la capitale, et dans le quartier qu’on appelle improprement faubourg du Temple. L'ancienne expression proverbiale, vin de La Courtille ou de Courtille, en parlant de mauvais vin, avait pu venir originairement de ce que les treilles des jardins ou cowrtilles n’en produisent guère de bon; mais elle faisait plus particulièrement allusion au vin qu’on débitait dans les cabarets de la Courtille. Cet endroit tenait le premier rang parmi les lieux consacrés à la joie populaire du dimanche et du lundi. La Courtille dut principalementsa réputation au fameux Ramponneau, qui vers le milieu . du siècle dernier y attira la foule, et acquit une fortune considérable en débitant du vin à trois sous et demi la pinte. Ce vin était-il bon? C’est ce dont il est permis de douter; mais il faut dire aussi que Ramponneau fut le plus honnête cabaretier de son temps ; que son établissement, successivement agrandi, était visité par les grands seigneurs, par les princes ; qu’il fut l'honneur de la Courtille, et que si une des barrières du faubourg du Temple rappelle encore le nom de la Cowr- . fille, celui de Ramponneau sera transmis d’âge en âge par
une autre barrière dans le même quartier, quoiqu'il eût porté son industrie et sa gloire aux Porcherons. H. AUDIFFRET. COURTILLE ( Descente de la). Voyez CARNAYAL.
COURTINE, mot dérivé du diminutif latin cortina, enceinte, cour, lieu fermé de murs. La courtine des furteresses d’ancien système était une muraille arründie et entrecoupée de cours. Maintenant on appelle courtine une des parties d’une face d’une forteresse ou d’une citadelle ; la . courtine est la liaison de deux bastions. Elles sont ordinairement rectilignes ; cependant il y en a de brisées ou à ressaut ; il yen a aussi à angles saillants, ou de concaves et de convezes ; celles qui sont rectilignes sont rasées par les feux de flancs fichants ; une guérite est établie vers le milieu. Une courtine doit être garantie de tout commandement d’enfilade; elle est quelquefois fortifiée d'une fausse braie, quelquefois précédée d’un moineau, d’un ouvrage à cornes, etc. Certaines ontune deleurs parties nommée flancoblique. Conformément aux lois du tracé, la courtinie forme côté intérieur, et se prolonge d’une manière imaginaire le long des demi-gorges, de manière à répondre au point nommé centre de bastion. Sa longueur est calculée à raison de la petite portée du fusil : ainsi, la ligne de défense est de 180 mètres au plus, 80 mètres au moins, ‘afin que les tireurs des angles flanquants puissent défendre les angles flanqués, nettoyer le fossé et résister à l’attaque du chemin couvert. Si la courtine est à fossé sec, il n'est pas indispensable qu’il soit aussi creux que devant les bastions. Quelquefois les extrémités de la courtine forment oreillon, et les bastions y sont unis, à brisures, à casemates, etc. Quelquefois les courtines sont à éenaille, c’est-à-dire qu’elles ont deux côtés unis en angle rentrant. Il y en a de &" renforcées, c’est-à-dire qu’elles sont rendues plus fortes au
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