‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 511 sur 607 · COURTISANE · texte numérisé non relu

COURTISANE

Pendant les guerres méviques, les courtisanes de Corinthe se rendent au temple de Vénus, et les cheveux épars, élevant vers le ciel leurs yeux et leurs bras consacrés à la volupté, elles implorent la déesse dont elles sont les prêtresses, lui consacrent leur chevelure, et lui deman-

dent à genoux la liberté de la patrie. La Grèce triomphe dans |

la lutte contre le maître énervé des sérails de l'Asie, et l’image des courtisanes de Corinthe est, au nom de la patrie, reproduite par le pinceau, à l'instar des vainqueurs de Ma

rathon,

Du théâtre de l’héroïsme descendons aux écoles de la philosophie. Aspasie l’enseigne à Socrate, qui pour elle oublie un instant Alcibiade. Dans son école, la courtisane Hipparète tient le compas d’Euclide, la courtisane Léontium trace avec Épicure le code des voluptés. Laïs embellit Corinthe , sa ville natale, d’édifices magnifiques ; c’est cette courtisane dont le philosophe Aristippe , qui entendait passablement la vie, disait : « Je possède Laïs, mais Laïs ne me possède point. » Nous aimons moins ce mot que la réponse de Démosthène à une de ses pareilles : « Je n’achète pas si cher un repentir. » Phryné ne désira la plus belle statue de Praxitèle que pour en faire hommage à Thèbes, sa patrie, Elle proposa de rebâtir Thèbes à ses dépens et d'y placer cette inscription :

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