COUVERTE — COUVREUR
ou en coton, qu’on étend sur les lits pour se garantir du froid pendant le sommeil. Les couvertures de laine ne diffèrent des draps ordinaires que par la grosseur du fil dont elles sont composées ; ces fils, en outre, sont faiblement tordus. Les bouts de la chaine par lesquels la pièce tenait sur le métier, pendant l’opération du tissage, sont coupés et noués de façon que leur ensemble forme une sorte de frange. Lorsque la couverture est terminée, on la passe au foulon, ensuite on la carde des deux côtés pour en relever le poil aussi également que possible; après quoi il ne reste plus qu’à la blanchir. Quelquefois on les fait tondre après qu’elles ont été foulées et avant de les carder. La fabrication des couvertures de coton est, à l'exception du foulage, qu'on,ne leur fait point subir, exactement la même que celle des couvertures de laine. Le tissu en est croisé. Il est des pays pauvres dont les habitants se font des couvertures de rognures de lisières de drop ou même de bandes de vieux haillons entrelacées de façon que les unes forment la chaine, et les autres la trame. Ces bandes étant de couleurs différentes, les couvertures qui en sont faites offrent l'aspect d’un habit d’arlequin, Dans les pays froids, on fait des couvertures en peaux de bêtes.
Plus une couverture est moelleuse, plus élle est chaude, En effet, les physiciens ont constaté, par des expériences, quele calorique circule difficilement à travers les matières composées de filaments fins et légers, tels que les laines, l’'édredon, la plume. Voilà pourquoi les fils destinés à faire des couvertures sont faiblement tordus, et pourquoi on laisse au tissu qui en résulte un certain degré de ldcheté : car l'expérience et l’observation avaient appris bien avant que les physiciens eussent commencé à l’enseigner, que de Pair en repos est un excellent préservatif contre le froid. De là les avantages des manteaux sur les habits collants : ainsi donc, l’air contenu dans les vides qu’on-a ménagés dans le. tissu d’une couverture étant en repos, contribue pour beaucoup aux propriétés qu’on aime à trouver dans cette espèce de vêtement de nuit. Le verre, les résines, sont encore de mauvais conducteurs du calorique. Aussi, peut-on faire une excellente couverture avec une pièce de toile cirée,
TEYSSÈDRE
COUVRE-FEU (courfeu, carfou), obligation d’éteindre sa lampe et son feu à une heure indiquée par le son d’une cloche ou d’un beffroi. Cet usage est fort ancien ; Pasquier, dans ses Recherches sur l’histoire de France, en attribue l’origine aux magistrats des villes. « C’était un advertissement que dans les temps de troubles on donnait au peuple de ne vaguer plus dans les rues, ains de se renfermer dans sa maison jusqu’au lendemain. » L'historien Polydore Virgile affirme que cet usage, comme mesure de police, fut introduit en Angleterre par Guillaume le Conquérant. Il fut défendu aux Saxons de sortir des maisons sous des peines très-rigourcuses
COUVREUR, On donne spécialement ce nom à l’ouvrier qui fixe sur les Loits des ardoises, des tuiles; quand la couverture est métallique, elle est exécutée par des plombiers, si elle est en plomb ou en zinc; ou par des chaudronniers, si elle est en cuivre, parce que les feuilles de cemétal qui sont destinées à former la couverture d’un édilice sont préalablement étamées d’un côté. Les outils du couvreur se composent d’une sorte de hachette tranchante d’un côté, pointue de l’autre, d’une tranche, etc. Dans les payspauvres, où l’on fixe l’ardoise avec des chevilles de bois, le couvreur se munit d'une petite tarière.
COUZA (ALEXANDRE-JEAN), hospodar des principautés danubiennes, naquit le 20 mars 1820, à Galalz (Moldavie). D'une famille noble mais peu aisée, il fut envoyé à Paris pour y achever ses éludes. De retour en 1839 en Moldavie, il entra au service militaire et arriva rapidement au grade de colonel; puis il devint vice-président du tribunal de Galatz, et en 1850 préfet de cette ville, Libéral et partisan