COVENANT — COWLEY
pour l'Écosse, de s’y mettre à la tête des vieux royalistes et de déblayer cette contrée de toutes les indignités égalitaires et semi-républicaines qui faisaient obstacle au retour du 10i comme souverain ne voulant relever que de Dieu. Montrose obéit, débarqua dans les 1ies Orcades avec moins de 520 hommes ; battu à différentes reprises , il fut bientôt pris, puis conduit devant le parlement, condamné à mort et décapité. Cette fatale tentative éclaira Charles 1] ; il se soumit, et sem. barqua lui-même pour l'Écosse, escorté par sept vaisseaux de guerre hollandais, destinés à protéger la pêche du hareng. Entré dans le golfe de Coventry, on ne lui permit tou. tefois de débarquer ( 1650 ) que lorsqu'il eut signé de sa main le covenant, et écouté quantité de sermons et de lectures dans lesquelles on l’exhortait à se montrer toujours fidèle à la sainte confédération.
Mais Cromwell battit Charles II, Monck se rendit maître de l’Écosse, et obtint des représentants de tous les comtés et de toutes les villes une résolution qui unissait l'Écosse à l'Angleterre, et faisait de ces deux royaumes une seule et même république. .
A dater de cette époque (1651), l’histoire ne fait plus mention du covenant que dans des circonstances bien différentes : la première, en 1661, pour consigner. l'abolition solennelle du covenant par un parlement écossais assemblé d’après les ordres de Charles II ; la deuxième fois, en 1679, pour enregistrer une tentative faite en vue de rétablir dans toute sa pureté et sa rigidité primitives cet acte de pieuse confédération. Cette tentative, que termina le combat connu sous le nom de bataille du pont de Bothwell, vit périr les derniers covenantaires : c’est elle qui a fourni à Walter-Scott le sujet de son roman de O!d Mortality (Les Puritains ).
Achille u£ VAULABELLE,
COVENTR Y , vieille, étroite et tortueuse ville du comté de Warwick, en Angleterre, au confluent de la Sherbourne et du Radford, possède trois églises, dont la plus remarquable est celle de Saint-Michel avec une helle tour gothique, plusieurs chapelles de dissidents, quelques hôpitaux et écoles. On y compte 39,470 habitants, qui fabriquent des étoffes de soie, de la pluche, du camelot, des rubans, du fils retors et des montres, et qui font un commerce assez important. De Coventry part le canal du même nom, conduisant d’un côté à Branston et à Oxford, de l’autre à Fazeley, à la Mersey et à la Trent; un chemin de fer met aussi cette ville en communication avec Birmingham.
C’est à Coveniry que la belle et pieuse lady Godiva, célèbre dans la légende anglaise , chevaucha toute nue à travers la ville, condition à laquelle son dur époux, le comte de Mercie, consentait à exonérer ce bourg des lourds impôts dont il l’avait frappé. Par ordonnance du conseil municipal de Coventry, toutes les portes et fenêtres des diverses maisons de la ville durent rester hermétiquement fermées pendant tout le temps que durerait cette promenade à cheval de la belle lady Godiva. Un seul individu osa enfreindre la consigne et regarder dans la rue par une fente de volet; mais il en fut puni par la perte de la vue, Aujourd'hui encore, dans les fêtes populaires de la localité, un mannequin en paille qui le représente , et auquel on conserve le sobriquet de Peeping Tom, joue toujours le rôle principal. O’Keefe a tiré de cette tradition le sujet d’une comédie. Longtemps d’ailleurs Ceventry passa pour l'Abdère de l’Angleterre,
COWLEY (Agrauam ), poëte lyrique anglais, naquit à Londres, en 1618. Son père, petit commerçant, étant mort avant que lui fût né, sa mère se trouva seule chargée du soin de son éducation, et le fit entrer à l'école de Westminster; mais les maîtres du jeune Cowley ne trouvèrent en lui qu'un fort mauvais écolier. La lecture de La reine fée de Spenser avait décidé de son goût pour la poésie, et déjà la grammaire lui semblait trop aride. Comme Pope et Milton, il bégaya des vers dès l'enfance. J] n'avait que treize ans quand on imprima un volume de ses poésies, intitulé
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