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COWPER— COYPEL

il se distingue de ceux-ci par un genre de charme qui lui est particulier. On voit aussi de ses toiles dans les églises Saint-Gudule et Notre-Dame des Victoires, à BruxeHes; et dans celle de Sainte-Gertrude, à Louvain. Le musée de cette ville a de lui un tableau dont le sujet est Jésus-Christ entre saint Pierre et saint Paul, grande page, qui a un peu souffert du temps, mais qui est une imitation de Raphael des plus heureuses. Les tableaux de Cocxcie que possède l’Académie d'Anvers unissent davantage le style flamand à la manière italienne ; il en est de même du Saint Sébastien qu’on voit de lui dans l’église Sainte-Marie de la même ville. Saint-Jacques de Gand, l'Église des Jésuites de Bruges, Saint-Veit de Prague, sont aussi ornés de toiles dues à cet artiste. La copie qu’il fit du grand tableau d’autel exécuté, pour la cathédrale de Gand , par les frères Van Eyck est surtout célèbre; elle lui fut commandée par leroi d’Espagne Philippe IF, et se trouve aujourd’hui disséminée entre le musée de Berlin, la pinacothèque de Munich et la collection du roi de Hollande. Nous devons aussi faire ici mention de ses trente-deux dessins retraçant l’histoire de Psyché, œuvre dans laquelle il approche du style de Raphael, dont il se pourrait d’ailleurs qu’il eût emprunté quelques esquisses. Ils ont été gravés par Agostino Veneziano, Cocxcie exécula aussi quelques verrières.

COXE (Wizcraw), polygraphe et voyageur anglais, né le 7 mars 1748, à Londres, au lieu d’embrasser la profession de son père, médecin distingué, entra dans les ordres en 1772, et fut nommé à la cure de Denham. De 1775 à 1778, il voyagea avec lord Herbert, depuis comte de Pembroke, dans une grande partie de l’Europe ; et au retour de cette tournée, il publia ses Ske/ches on the natural, civil and political State of Switzerland, qu’à la suite d’une seconde visite à ce pays il refondit complétement sous le titre de Travels in Switzerland and the country of the Grisons (3 vol., Londres, 1779). Une quatrième édition de cèt ouvrage, publiée en 1801, contient en outre comme supplément une histoire delà révolution de 1793.

Comme précepteur du jeune Whitbread, devenu plus tard l’un des plus célèbres orateurs de la chambre basse, il entreprit en 1784 avec son élève une seconde tournée au nord et au sud de l’Europe : il était à peine de retour en Angleterre, en 1786, qu’il partait encore une fois visiter la Suisse et la France; et en 1794 il parcourut la Hollande, la plus grande partie de l'Allemagne et la Hongrie. Les observations que ces différents voyages lui fournirent l’occation de recueillir ont été consignées par lui dans ses Zr'avels into Poland, Russia, Sweden and Denmark (Londres, 1790; 4° édit., 1803).

A partir de 1786 il obtint divers bénéfices ecclésiastiques, et fut nommé en 1805 archidiacre dans le Wiltshire. Il fit paraître en outre Memoirs of sir Robert Walpole (3 vol. 1798); Memoirs of Horalio lord Walpole (1802); His- Lory of the House of Austria (1807); Historical Memoirs of the Bourbon kings of Spain (1813); et Memoirs of John duke of Mariborough (1817). Ces deux derniers ouvrages sont incontestablement les meilleurs qui soient sortis de la plume de Coxe.

Tant de travaux contribuèrent à lui faire perdre la vue, en 1818.11 supporta ce malheur avec beaucoup de philosophie. Privé du secours de ses livres, il y suppléait par sa mémoire et par son érudition, corrigeant même les erreurs de ses secrétaires et de ses collaborateurs. C’est ainsi qu’il termina the Private and original Correspondence of the duke of Shrewsbury (1821). Le: Memoirs of the administra tion of Henry Pelham (1829) ne parurent qu’après sa mort, arrivée le 8 juillet 1828, dans son presbytère de Bemerton,

COYOTE, Voyez CHIEN DE PRAIRIE.

COYPEL (NoëL) naquit à Paris, le 25 décembre 1628, et suivi Les conseils d’un élève de Vouet; très-jeune en-

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