COLON
distinctes, la première et la dernière sont connues sous les dénominations latines de cæcum et derectu m ;on donne lenom de colon à la deuxième portion’, qui est intermédiaire aux deux précédentes. Cet intestin est ainsi nommé du grec xwAüw, j'arrête, ou de xofhov, creux, CONCAve, à cause des nombreuses cellules qu’il présente et qui le rendent propre à retarder le cours des matières fécales. Il est situé Le long de la circonférence de l'abdomen ou bas-ventre, depuis la région iliaque droite jusqu’à la même région du côté gauche; on le subdivise en quatre portions, qui sont : le colon lombaire droit ou ascendant, ainsi nommé à cause de sa situation au côté droit des lombes : cette portion fait suite au cœcum , et se continue avec le colon transverse ou arc du colon, qui est étendu en travers, dans le haut de l'abdomen, depuis la partie droite et inférieure du foie, jusqu’à la rate, où il prend le nom de colon lombaire gauche ou descendant : celui-ci, qui occupe la partie gauche de la région des lombes , s'étend jusqu’à la fosse iliaque gauche, et se continue avec la quatrième et dernière portion, qu’on nomme circonvolution iliaque ou S iliaque, à cause de sa situation et de la double courbure qu’elle décrit; cette portion se termine au rec{um.
Le péritoine, qui tapisse tout le bas-ventre, fournit à chacune des portions du colon des ligaments larges ou mésentères, que l’on a appelés mésocolons, en les spécifiant sous Le nom de la portion à laquelle ils appartiennent.
En outre de ces ligaments, qui sont des replis péritonéaux, on voit au-devant et au-dessous de l'arc du colon une membrane connue sous le nom d’épiploon, quiest elle-mème un prolongement du péritoine.
C'est le colon qui est le plus souvent le siège des douleurs connues sous le nom de coliques. Le colon tend à sortir par les diverses ouvertures de l'abdomen, et forme alors des hernies apparentes à l'extérieur; il peut aussi passer de l'abdomen dans la poitrine, dans les hernies dites diaphra gmatiques, où ilest entrainé avec l'estomac et l’épiploon. Dans ce cas, la hernie ne peut être que soupconnée pendant la vie, et n’est démontrable qu'après la mort de l'individu qui en est atteint.
COLON, ville maritime de la Colombie, dans l’État de Panama, sur l'Océan Atlantique, à environ 14 kilom. nord de Chagres, a été fondée, en 1850, sur l’île de Manzanilla par les Américains, En ouvrant le chemin de fer qui traverse l'isthme et se termine à Panama, ceux-ci avaient donné à la ville naissante le nom d’Aspinwall, celui de l'entrepreneur qui exécuta les plus grands (travaux. Mais un décret, rendu en 1852, y substitua celui de Colon, fôrme espagnole de Colomb, le découvreur de l'Amérique. Malgré sa situation malsaine et un port mal abrité, cette ville fait, comme entrepôt de transit, un commerce considérable. Elle esten rapport, par des lignes de paquebots anglais, français et américains, avec les nations commer- €antes du monde. Un violent incendie détruisit, le 26 décembre 1862, les deux tiers de Colon, dont les constructions sont presque toutes en bois. En 1866, le gouvernement français lui fit don d’une statue de Christophe Colomb, qui devait être érigée sur la principale place de la ville. La population fixe s’y élevait, en 1858, à 1,500 âmes: elle est de 6,000 aujourd’hui. De 1869 à 1871 le mouvement maritime montait à 1,374 bâtiments jaugeant 1,337,538 tonneaux, entrée et sortie réunies.
COLON ( Jenny ), femme LEPLUS, actrice de l’Opéra- Comique, sortait, comme on dit en termes de coulisse, du trou du souffleur. Son père et sa mère étaient comédiens. Jenny, née le 5 novembre 1810, en province, jouait dès l’âge de huit ans au théâtre de Nantes; et avec sa sœur aînée ; Éléonore, elle parut, comme sa mère, en 1822, au Théâtre-Feydeau, dans Les Petits Savoyards. Son succès enfantin fut complet. Quoique engagée dès lors à l’Opéra- Comique, elle obtint des sociétaires de ce spectacle, qui vou-