FERRY
CREPY. Voyez CRespy.
CREQUI (Maison de), l’une des plus anciennes et des plus illustres du pays d'Artois , d’où elle a passé en Picardie et dans quelques autres provinces de France, tire son nom de Créqui, village d’Artois, aujourd’hui dans le Pas-de-Calais. Les anciennes généalogies lui donnent pour tige 4r noul, sire de Créqui, dit Le Vieil ou Le Barbu, qui vivait, dit-on, en 857, et qui mourut, à ce qu’on croit, en 897, dans … un combat où il défendait la cause du roi Charles le Sim- ; ple. Il eut pour fils Odoacre, sire de Créqui, qui fut père d'Arnoul II, dit le Borgne, parce qu'il perdit un œil dans Û un combat en 937. Cette maison a donné deux maréchaux … de France, un cardinal et plusieurs évêques. Ramelin TI, sirede Créqui et de Fressin, vivait en 986. Son fils Baudouin, | sire de Créqui et de Fressin, se trouva en 1007, avec l’armée française, que commandait le comte de Flandre Baudouin IV, au siége de Valenciennes, contre l’empereur d’Allemagne Henri le Boïiteux. On lui attribue pour devise Nul ne s’y frotte, et son cri de guerre était À Créqui, le grand baron, parce qu'après l'expédition de Valenciennes il avait été baron en Artois. Cetle branche a donné cinq évèques et un cardinal. A elle remontent les seigneurs de Bierback, de Torchy et de Royon, de Raimboval, de Heilly, de Bernieulles, de Blequin et de Ricey. La branche aînée, dile des sires de Créqui, se fondit en 1543 avec la maison de Blanchefort, d’où sont sortis les ducs de Créqui et princes de Poix, rempiacés ensuite dans leurs principautés par la maison des Noailles, Entre les membres les plus illustres des diverses branches de la famille de Créqui, on remarque les suivants :
CRÉQUI (Hewni ve), seigneur de Bierback, fit avec saint Louis le voyage de la Terre Sainte, et fut tué devant Damiette, en 1240.
CRÉQUI (Jacques III ne), seigneur de Heïlly et de Pas, dit Le maréchal de Guienne. I] fut l’un des principaux chefs de l’armée que le duc de Bourgogne envoya en 1408 contre les bourgeois de Liége, qui avaient chassé leur évêque. Il eut la garde du seigneur de Montagu, grand-maitre de France, lorsque celui-ci fut arrêté en 1409, et l'année suivante il commanda les troupes de Picardie que leva le duc de Bourgogne contre les princes ligués en faveur de la maison d'Orléans, En 1411 le roi de France l'envoya en Poitou, contre le duc de Berry. Le maréchal de Guienne, de con cert avec les sires de Parthenay et de Sainte-Sévère, réduisit sous l’obéissance du roi Poitiers, Niort, et plusieurs autres
places de cette province. En 1412, au siége de Bourges, {lexerça la charge de maréchal de France, à la place de Boucicaut, En 1413 le roi le nomma son lieutenant e général en Guienne, où il l’envoya pour l’opposer aux Anglais. Dans une reucontre qu'il eut avec le capitaine du château de Soubise, il devint le prisonnier de celui-ci, et fut conduit à Bordeaux. Lorsque après sa délivrance les Anglais descendirent à Calais, il alla sur les frontières pour les observer avec le connétable et le sire de Rambures. Il y resta jusqu’en 1415, époque où il se trouva à la bataille . d'Azincourt. Il fut fait prisonnier dans cette journée, et {ué, sous prétexte que, faussant sa parole, il s’était échappé de
sa prison deux ans auparavant, .
CRÉQUI (Jean ne), seigneur de Canaples, fut l’un des vingt-quatre premiers chevaliers de l’ordre de la Toisond'Or, institué, en 1429, par le duc de Bourgogne Philippe le Bon. Cette année mème il contribua à la défense de Paris contre l’armée de Charles VIT, que conduisait Jeanne d’Arc. En 1430 il était au siége de Compiègne, où Jeanne tomba au pouvoir de l’ennemi. A son tour, il fut fait prisonnier à laf-
\ faire de Germigny. Il se signala encore dans toute cette
L guerre, et mourut en 1473. Charles le Téméraire le regar-
, dait comme un des chefs les plus habiles de son armée.
CRÉQUI (ANTOINE DE), seigneur du Pont-de-Rémi, près
) d’Abbeville, commandait l’artillerie française à la bataille de
| Ravennes, en 1512. L'année suivante, avec des forces bien
inférieures à celles des assaillants, il défendit glorieusement
Térouanne contre le roi d'Angleterre Henri VIII et l’empe-
) reur d'Allemagne Maximilien I‘. Après la bataille de Gui-
negate, il eut ordre de capituler, et obtint les conditions les
plus honorables. En 1515 Créqui se distingua à la bataille
de Marignan, et en 1523 au siége de Parme, puis à la mal-
heureuse journée de la Bicoque. La Picardie était envahie
par les Anglais et les Espagnols. Créqui s’y rend avec ses
“hommes d'armes, bat l'ennemi, et tient la campagne pen-
dant deux ans. Il mourut victime d’un piége qu’il avait
tendu à l'étranger, qui voulait surprendre Hesdin. Du Bellay
lui rend ce témoignage que jamais il ne trouva entreprise trop hasardeuse.
- CRÉQUI (Cnarces J°" ne BLANCHEFORT pe) éfait fils d'Antoine de Blanchefort, qui fut institué par le cardinal de Créqui, son oncle maternel, héritier de tous les biens de la maison de Créqui, à condition qu'il en porterail le nom
- et les armes. En 1611 Charles de Créqui épousa Madeleine de Bonne, fille de François, duc de Lesdiguières, connétable de France, et la même année la seigneurie de Lesdiguières fut érigée en duché-pairie en faveur du connétable et de son gendre. Celui-ci fit ses premières armes en 1594,
| au siége de Laon, et se distingua, en 1597, dans la guerre
- de Savoie. Son nom ne farda pas à devenir fameux par la l longue querelle qu’il eut au sujet d’une écharpe avec De Philippin, bâtard de Savoie, qui fut tué par Créqui dans
| un combat singulier. En 1605, après la démission de Crillon, | |
A Te
il obtint le régiment des gardes françaises. Durant la guerre de Louis XIII contre les mécontents et contre la reine mère (1620), il soutint le parti de la cour. En 1622 il fut fait maréchal de France après la prise de Montpellier, et battit, en 1625, le duc de Féria en Piémont. Il se distingua égäle- * ment dans les campagnes de 1629 et 1630, fut nommé ambassadeur à Rome en 1633, et ne démentit pas sa réputation dans les guerres de 1635 et 1636. Il fut tué dans une reconnaissance, en 1638. On conserve ses lettres et ses négociations à Rome ef à la Bibliothèque Impériale de Paris. El
avait été aussi ambassadeur à Venise en 1634.
CRÉQUI (François DE BONNE ne), fils du précédent et duc de Lesdiguières, se distingua en 1667, par la victoire qu’il obtint sur le comte de Marsin et le prince de Ligne : ceux-ci voulaient délivrer Lille, assiégée par Louis XIV. En 1668 il fut fait maréchal de France, et deux ans après il enlevait au duc de Lorraine ses États. En 1670 il refusa
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de servir en Allemagne sous les ordres de Turenne. Ce refus, qu’il partagea avec les maréchaux de Bellefonds et d'Humières, donna lieu à plusieurs intrigues dont le résultat fut l’exil des trois maréchaux récalcitrants. En d’autres occasions, Créqui montra encore de la jalousie contre Turenne. Lorsque celui-ci eut été tué, Créqui se trouva le plus ancien des maréchaux de France, Il n'avait qu'un corps de troupes faible et en mauvais état, lorsqu'il subit sa glorieuse défaite de Consarbrück. II se sauva dans Trèves, qui fut bientôt assiégé , et qu’une odieuse trahison livra à l'ennemi. Les campagnes de 1677 et 1678, dans lesquelles il lutta de la manière la plus brillante contre le jeune duc Charles V de Lorraine, sont admirées des militaires. Elles furent signalées par la journée du Kochersberg, près de Strasbourg, par la prise de Fribourg, par l’affaire du pont de Rhinfeld, par celle de Gegenbach, par la prise du fort de Kehl, etc., qui furent immédiatement suivies de la paix de Nimègue. En 1679 Créqui battit deux fois, près de Minden, l'électeur de Brandebourg. Il prit Luxembourg.en 1684, et mourut en 1687. Son fils, François, marquis pe Créqui, fut tué en 1702, à la bataille de Luzara, et ne laissa point de postérité.
CRÉQUI (CyarLes, duc DE) et prince de Poix, fut ambassadeur de France à Rome et gouverneur de Paris, où il mourut la même année que le précédent, dont il était le frère aîné.
CRÉQUI-MANERBE (JACQUES-CHARLES, marquis DE) assista à la bataille de Fontenoy, fut fait lieutenant général en 1748, puis grand’croix de Saint-Louis, et se retira du service en 1754 pour aller mourir dans son gouvernement de Domme, en Quercy, en 1771. |
CRÉQUI-HÉMOND (RENÉE-CAROLINE DE FROULLAY, marquise DE), née en 1714, perdit son mari en 1740. Elle mérita, par ses connaissances et son esprit, d’être mise au nombre des femmes célèbres du dix-huitième siècle. Elle mourut à Paris, en 1803. Les Souvenirs, publiés sous son nom en 10 vol.in-18, sont apocryphes (voyez CourCHAMPS).
CRESCENCE ou CRESCENTIUS, patrice romain, qui, vers la fin du dixième siècle, essaya de rétablir dans sa patrie le gouvernement républicain. 11 fat élu consvl et placé par le peuple à la tête du gouvernement en 972. Son entreprise ayant échoué, il fut obligé de se retirer dans le château Saint-Ange, où il finit par capituler entre les mains d’Othon III, qui était accouru d’Allemagne au secours du pape. Mais cette capitulation fut violée par le perfide empereur dès qu’il se vit maître de la personne de Crescence, qu’il se hâta de faire massaerer. Stéphanie, femme de Crescence, vengea la mort de son mari en empoisonnant Othon (an de J.-C. 1002). |
CRESCENDO. Ce mot italien signifie en croissant, en augmentant. Le crescendo consiste à prendre le son avec autant de douceur qu’il est possible, et à le conduire, par degrés imperceptibles, jusqu’au plus grand éclat. Cet effet est fort beau, et termine bien une symphonie. Beaucoup d'ouvertures d’opéra arrivent à leurs dernières phrases par un crescendo sur la tonique gardée en pédale. On écrit plusieurs fois le mot crescendo, ou son abréviation cres., sous le trait qui doit être rendu avec une augmentation graduée de force, autant pour marquer les divers degrés du crescendo que pour rappeler à l’exécutant lintention du compositeur : il pourrait bien la perdre de vue pendant une très-longue période. On ajoute quelquefois ces mots: a poco @ poco, peu à peu.
Sil y a plusieurs crescendo à la suite l’un de l’autre, comme dans l’ouverture du Jeune Henri, ce n’est qu’à la fin du dernier que l’on devra déployer tout l’éclat de l’orchestre.
On produit le crescendo avecses modifications sur toute espèce d'instruments. L'effet du dernier forteest toujours relatif au point d’où l’on est parti : on l’emploie aussi dans lea
compositions vocales et surtout dans les chœurs. La grande scène finale du second acte d’Ofello renferme deux crescendo magnifiques.
A l'accroissement de la force du son se joint quelquefois l'accélération du mouvement; alors on ajoute séringendo (en sersant, en pressant), ce qui fait un double crescendo, puisque la vigueur du son et la marche du morceau reçoivent un accroissement progressif,
Le crescendo ne consiste pas seulement à présenter un trait commencé avec une grande douceur, et terminé avec le plus grand éclat. On donne à certains passages une nuance plus ou moins forte d'augmentation; et le crescendo, placé de cette manière, étant un agrément d'exécution, un renflement produit sur un petit trait, un groupe de notes, sur une seule ronde, on revient à l'extrême douceur sans avoir porté le son au-dessus de mezzo forte, et même sans l’avoir atteint. CASTIL-BLAZE.
CRESCENTIIS (Perrus DE) ou CRESCENZIT, le fondateur de l'agronomie en Europe, né en 1230, à Bologne, était avocat et adjoint au podestat de sa ville natale lorsque des troubles le forcèrent à la quitter. Il parcourut alors l'Italie en faisant partout d’utiles observations, et ce ne fut qu'après trente années d’absence qu’il lui fut donné de pouvoir revoir la cité où il avait reçu le jour. Il était alors âgé de soixante-dix ans, et réunit les suffrages de ses concitoyens pour les fonctions de sénateur.
11 a consigné lesrésultats pratiques de sa longue expérience en agriculture dans un ouvrage intitulé : Ruwralium commodorum Libri x. Rectifié d’après les observations des savants de Bologne, à qui Crescenzi soumit ce travail, on peut dire que c’est là un monument aussi remarquable pour l’histoire de ce siècle, qu'il domine complétement, que pour celle de lesprit humain. Il fut dans le principe rédigé en latin; mais la traduction italienne qui en existe (Florence, 1478, in-fol.), et qui est si justement estimée à cause de la pureté de son style, a fait supposer que l’auteur le composa d’abord dans sa langue maternelle. Ses préceples sont sages, appuyés toujours sur l'expérience et exempts d’une foule de préjugés qui régnèrent encore pendant plusieurs siècles dans le reste de l'Europe. On traduisit l’œuvre de Crescenzi dans diverses langues ; il existe encore aujourd’hui un magnifique manuscrit de la traduction qui en fut faite en 1373, à l’usage du roi de France Charles V. La première édition imprimée, devenue d’une rareté excessive, parut à Augsbourg (1471, in-fol.). La première traduction allemande, avec gravures sur bois, fut imprimée à Strasbourg (1494; 1602, nouvelle édition).
Linné a nommé crescentie un genre de solanées giganlesques, propres aux régions tropicales de l'Amérique.
CRESCENTINI (Giroamo) naquit à Urbania, près d’Urbino, patrie de Raphael. Ce célèbre sopraniste a brillé sur les principaux théâtres et dans les différentes cours de l'Europe. En 1804 il était à Vienne, C’est là que Napoléon rencontra ce virtuose et lui fit proposer un engagement. Dans ce temps de guerres continuelles, l'Autriche payait ses soldats et ses chanteurs avec un papier-monnaie dont le crédit se perdait de jour en jour, et Crescentini paraissait frès-sensible à l'harmonie des écus. Lorsque M. de Rémusat lui adressa des propositions de la part de l’empereur, ce chanteur fut tellement charmé par la certitude d’empiler des napoléons an lieu de plier des assignats, qu’il borna modestement à 6,000 fr. le prix de ses services annuels, M. de Rémusat , le duc de Bassano, lui firent remarquer l’inconvenance d’un telle demande, « Je vous accorde les 6,000 tr. dit le duc à Crescentini, et vous ordonne, au nom de l'empereur, d’en accepter 24,000 encore pour l'honneur de votre talent et du souverain qui sait l’apprécier, » Crescentim se soumit respectueusement aux volontés de son nouveau maitre, Cet excellent chanteur fit une profonde sensation à Paris , où il ne chanta qu'au théâtre de la cour. Sa voix était
CRESCENDO — CRESCIMBENTI
à la fois suave et puissante, son exécution d’une habileté complète et incomparable. Il réunissait toutes ces qualités | diverses qui chez la plupart des artistes d'aujourd'hui
semblent s’exclure, l'ampleur du son et l’agilité, la grâce
et l'énergie. « Quelques personnes, dit M. Fétis, se rappel-
lent encore avec enthousiasme l'impression que ce grand
artiste produisit dans une représentation de l'opéra de Roméo
et Juliette qui fut donnée aux Tuileries en 1808. Jamais le
sublime du chant et de l’art dramatique ne fut poussé plus
loin. L’entrée de Roméo au troisième acte, sa prière, ses
cris de désespoir, l'air Ombra adorata, tout cela fut d’un. effet tel, que Napoléon et tout l'auditoire fondaient en larmes,
et que, ne sachant comment exprimer sa satisfaction à Cres-
centini, l’empereur lui envoya la décoration de l’ordre de la
Couronne de Fer, dont il le fit chevalier. »
Napoléon, dit-on, a raconté depuis, à Sainte-Hélène, pourquoi il avait donné la Couronne de Fer à Crescentini. Ce n’était qu’un ballon d'essai. Il désirait donner la croix d'Honneur à Talma; mais comme il craignaït de froïsser trop vivement l’opinion publique, il fit Crescentini chevalier pour voir ce que l’on dirait. Cet acte souleva une clameur universelle; on y vit une profanation des titres de chevalerie, Une telle distinction était considérée comme devant être réservée aux braves qui la payaient de leur sang. Un jour que ce beau raisonnement était développé avec chaleur par un orateur de salon, madame Grassini s’écria majestueusement : £4£ sa blessoure , monsieur ! La blessoure eut dans le monde un tel succès derire, que Napoléon, bien à regret, dut renoncer à récompenser Talma. Il n’avait compromis du moins que la Couronne de Fer. Depuis on n'y a pas regardé de si près pour la Légion d'Honneur elle-même. :
Crescentini prit sa retraite en 1812. Il se retira d’abord à Milan, où il forma des élèves d’un grand talent, parmi lesquels M®® Pisaronitient le premier rang. Quatreans après, il alla s'établir à Naples, où il est mort en 1846. Il avait publié à Paris un recueil de vocalises.
CRESCENZI (Giovanni-BarrisrA ), devenu plus tard marquis della Torre, né à Rome, vers la fin du seizième siècle, se consacra à la peinture, et par quelques travaux de sa jeunesse attira l'attention de Paul V. En 1617 il accompagna le cardinal Zapata en Espagne, et réussit à y obtenir la faveur du roi Philippe III. Quelques tableaux de fleurs qu’il exécuta lui valurent d’être chargé de la construction de la chapelle sépulcrale de l'Escurial, l’un des monuments les plus remarquables de l'Europe, tant par la magnificence de l’ensemble que par la beauté de ses détails. Le roi Philippe IV l’éleva au rang de grand de Castille, il lui conféra le titre de marquis della Torre, etle combla de distinctions en tout genre. Sa maison, splendidement décorée de chefs-d’œuvre des arts en tout genre, était constamment ouverte aux artistes. 11 mourut en 1660 ou 1665.
CRESCIMBENI (Giovanni-Manrta) , littérateur et poëte italien, né à Macerata, le 9 octobre 1663, composa à l’âge de treize ans, alors qu'il était encore sur les banes du collège des jésuites , dans sa ville natale, une tragédie intitulée Daris, À quinze ans il était déjà membre d’une académie, et à seize ans docteur en droit. Son père l’envoya en 1681 à Rome pour s’y perfectionner dans la connaissance de la jurisprudence. En 1690 il fut l’un des fondateurs de : l’Académie des Arcades à Rome, dans laquelle il prit le nom d’Alfesibeo Cario, et dont le premier il fut le président (Custos) , fonctions qui lui furent toujours continuées par ses collègues. En lui accordant un canonicat, le pape Clément 1X lui donna les moyens de se consacrer exclusive. ment à la culture des sciences et des lettres. Quand lAcadémie eut obtenu de la munificence du roi de Portugal Jean V une propriété foncière, et lorsqu'on eut construit sur le Janicule le théâtre qu’on y voit encore aujourd'hui , des jeux olympiques y furent pour la première fois célébrés le 9 septembre 1726, en l'honneur du roi de Portugal ; et les