‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 561 sur 607 · CRESSON — CRESSON DE PARA · texte numérisé non relu

CRESSON — CRESSON DE PARA

putréfaction à force de sel et à des légumes secs, sou rent avariés; enfin, quand ils respirentun air moins chargé d'émanations de chlore, on conçoit comment leur santé se restaure et ” que le cresson n’y a concouru que secondairernent. Cette plante, d’ailleurs, ainsi que le cochlearia, est beaucoup moins âcre-dans les régions froides que dans no$ : clifnats tempérés; elle peut y servir d'aliment avec beaucoup moins d'inconvénients que cheznous. Quand on a voulu traiter Le scorbut dans leshôpitaux avec le cresson ét les autres plantes antiscorbutiques, on à reconnu combien peu il faut compter sur leur action. On a vu que toutes les substances d'une digestion et d’une assimilation facile sont de véritables tanfiscorbutiques, parce qu’elles réparent les solides et les fluides, si notablement altérés dans cette maladie: Ona reconna"en même temps que dans le scorbut, dont la débilité du’ corps est un des principaux caractères, des aliments et des boissons excitantes sont indiqués, et c’est comme tel que le cresson est convenable, de même que divers acides végétaux, !

Le vulgaire considère en outre le cresson non-seulement conime propre à purifier lé sang, il lui accorde encore la” propriété de prévenir et même de guérir la phthisie pulmonaire : cette croyance est appuyée par un conte traditionnel. Un phthisique, dit-on, parvenu au dernier degré du marasme et abandonné par son médecin, se mit à vivre exclusivement de cresson def ntaine. Sous l'influence dercette alimentation, il ne tarda pas à recouvrer ses forces et une santé des plus robustes. On ajuute que le médecin qui avait désespéré de cette cure en fut tellement étonné, qu'il ne put résister à la tentation d'examiner les poumons du ressuscité; que dans ce but il l'assassina, et trouva les poumons dans une intégrité complète, D’après une pareille autorité, on essaye souvent de nourrir avec du cresson les persounes dont la poitrine est malade, et on ne discontinte de l’enployer que lorsque l’état du malade est empiré; mais ce n’est jamais la faute du remède, c’est toujours celle du mal, et la coutume se conserve : rien de plus commun dans le peuple que ces croyances sans examen, et rien de plus difficile à détruire. C’est par de pareils motifs qu’on fait un usage aussi fréquent du cresson et qu’on est obligé de prévenir ici de ne point le donner aux personnes valétudinaires, et surtout aux phthisiques, chez lesquels il attise fortement la fièvre hectique. Sans le bannir de nos tables, fl faut l'y admettre seulement comme un stimulant analogue à ceux dont on fait usage pour exciter l'appétit, et non comme un moyen de prévenir les maladies. En définitive, celui qui écrit ces lignes ne nie pas formellement que La voix du peuple ne soit quelquefois {a voix de Dieu ; maïs sa profession lui à prescrit d'appeler la défiance sur la recommandation de ceux qui préconisent à si haute voix le cresson sous le nom de la santé du corps. D° CranBonNitr:

CRESSON ALENOIS ou CRESSON DES JARDINS, plante du genre lepidium, vulgairement connu sous le nor de passerage, et appartenant à la famille des crucifères. Le cresson alénois { lepidiun sativum, Liuné }) est cullivé depuis longtemps dans fous les potagers, à cause de l'emploi que l’on en fait, dans sa jeunesse, comme un'assaisonnement agréable dans les salades. Ses feuilles sont trèsnombreuses, tendres, glabres, d'un vert glauque, déchique: lées ou pinnatifides ; les fleurs sont blanches et sont remplacées par de petites silicules un peu échancrées, Les jardimers reconnaissent trois variétés du cresson alénois ordinaire, savoir : le frise, celui à larges feuilles, et le doré. Rien n'égale la rapidité de la croissance de cette plante, qui preud tout son développement en deux jours, lorsque la chaleur est suffisante. Le cresson alénois tire son surnom du verbe alere, nourrir, C’est donc à tort que le vulgaire le nomme cresson à La noix.

URESSON DE PARA ou CRESSON DU BRÉSIL, plante du genre spilanthus, de la famille des composées, Le

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