‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 563 sur 607 · CRÈTE — CRÉTINS · texte numérisé non relu

CRÈTE — CRÉTINS

Le mot créle reçoit encore toutes les acceptions suivantes i° pièce de fer élevée sur un habillement de tête, créée d’un casque ; 2° le haut de la terre relevée sur le bord d’un fossé ou le long d’une plate-bande ; 3° en termes de fortification , la partie la plus élevée du glacis qui forme le parapet du chemin couvert. Créte de morue signifie morceau de morue de dessus le dos.

CRÊTE DE COQ, nom vulgaire de la celosia crisdata ou amarante des jardiniers. Certains coquillages ont été appelés crêtes de cog, à cause de leur forme, C’est un des noms vulgaires de la chanterelle comestible.

CRÊTE MARINE ou CRISTE MARINE. Voyez Ba- CILE, ,

CRÉTEIL, ville du département de la Srine, près de la Marne, avec 2,823 habitants, possède des scieries, dés moulins à foulon et des filatures. Là se forma le rassemblement des premiers chrétiens sous Lutèce; ils le nommèrent Christi villa ou Christeuil, après que deux disciples de saint Denis y eurent souffert le martyre.

CRÉTINS , CRÉTINISME (du roman cretina, créature ou être misérable). Le crétinisme est une sorte de cachexie, dépendante d’un engorgement lymphatique et strumeux des glandes sous-maxillaires ; elle se caractérise par un bronchocèle ou des goîtres, plus ou moins volumineux, pendant en fanons, le long du col, par une peau flasque, ridée et livide. L’affaissement général des systèmes musculaire et nerveux rend l'individu presque inhabile à tout mouvement, et le plonge dans la stupidité la plus complète. Ce sont les tempéraments lymphatiques, aux cheveux blonds et aux yeux gris, les corps mous des enfants et des femmes, qui en sont le plus fréquemment atteints, et même la plupart des Valaisannes ont des mamelles énormes. Richard Clayton, Fodéré, Ackermann et autres auteurs observent qu'ils ont rarement plus de 1 mèt. 35 de hauteur, qu’ils sont la plupart sourds et muets, parce que les tumeurs strumeuses de leur col obstruent, compriment les nerfs glossopharyngiens et les nerfs auditifs; aussi ne parlentils et n’entendent-ils qu'avec la plus grande difficulté, Ils paraissent comme privés de sensibilité, et vieillissent promptement, quoiqu'ils végètent quelquefois longtemps dans l’apathie. Leurs membres sont en général mal proportionnés; leur ventre paraît tombant comme une besace, tandis que leurs jambes et leurs bras sont courts : latamque trakunt inglorius alvum. Leurs membres restent pendants et abattus; leur peau est très-mollasse, leur figure ignoble ou insignifiante, hideuse; leur regard hébété. Ils ne peuvent ni se soutenir longtemps debout ni parler; ils restent accroupis ou couchés pendant touteleur vie; il faut les soigner, les nourrir, les habiller ; à peine ont-ils l’intelligence de la brute. Nous les avons vus, insensibles à leur malheur, fonchalamment étalés au soleil et délaissés, la bouche béante, d’où pend une langue épaisse, et d'où s'écoule une salive gluante, la tête penchée d’un air idiot, ne pensant à rien , et tellement insénsibles qu'ils lâchent leurs excréments sous eux sans s’émouvoir; il faut les nettoyer comme des enfants : aussi les hommes crétins portent-ils des jupons, au lieu de culottes.

Cependant ils sont excessivement glontons et lascifs, car les fonctions digestives et génératrices gagnent en activité tout ce que perdent leurs autres facultés; aussi, dans leur vie animale et somnolente, se livrent-ils à des turpitudes infâmes et solitaires. Quoique ces êtres dégradés puissent se reproduire et se marient, soit entre eux, soit avec des personnes bien conformées, ils ne propagent pas nécessairement le crétinisme ; seulement ils peuvent prédisposer à cette affection sans la rendre héréditaire, On juge qu’un enfant deviendra crétin s'il est bouffi, épais et tardif dans ses mouvements, assoupi et dormeur, avec une tête conique, un visage plat, des tempes enfoncées, un occiput peu saillant, le regard hébété, une poitrine étroite, des pieds

- plus vastes que d'ordinaire;

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larges et plats. Bientôt sa démarche devient chancelante. Quoique pubère fort tard , il a des parties génitales volumineuses et une lubricité sale. Du reste, ineptes, voraces, imbéciles dans leur inertie, inaccessibles presque à la douleur comme au plaisir, avec des sens obtus, ces êtres bruts, gisant dans la crasse et dans leurs excréments, périraient de faim par stupidité si l’on n’en prenait pitié. La plupart, muets de naissance, ne s'expriment que par certains hurlements ou glapissements aussi bizarres que leurs gesticulations sont désordonnées et singulières. Aussi a-t-on regardé ces individus comme tellement sacrés et inspirés par la Divinité , jusque chez les sauvages des îles Sandwich, selon Cook, qu’on les laisse libres de leurs actions. Les dévots mahométans vénèrent ces imbéciles, surtout parmi les calenders, les derviches, les santons, les marabouts, etc., à tel point qu'ils leur accordent la faculté, chose inouïe pour tous autres en Orient, de jouir même de leurs femmes, celles-ci se croyant ainsi honorées par la Divinité.

Les anatomistes qui ont le mieux observé les crétins ont vu que leur crâne se termine d'ordinaire en pointe comme celui de quelques bonzes japonais idiots, 11 est aplati par derrière; les sutures lambdoïdes des os temporaux sont larges; les trous, déchirés à la base du crâne, près de l’apophyse basilaire de Poccipital et de la portion dure du temporal, demeurent presque obturés; ce qui comprime les paires du nerf vague, des glosso-pharyngiens et l'accessoire de Willis. Les sinus latéraux de la dure-mère paraissent la tente du cervelet est plus épaisse : aussi le cervelet se trouve-t- il bien plus à l’étroit et plus resserré que chez les hommes bien constitués, ce qui doit nuire à leurs fonctions. En effet, Malacarne , qui a compté jusqu’à 780 lamelles au cerveiet des hommes de bon sens, n’en a trouvé qu’un nombre plus de moitié moindre

chez les idiots et les crétins; car ce nombre de lamelles et,

de scissures, d’ailleurs, diminue progressivement depuis l’hemme jusqu'aux rongeurs , selon la remarque de Tiedemann. Le cerveau des crétins est également affaissé et peu développé. Schiffner, qui a fait l’autopsie de plusieurs crétins, remarque que si leur encéphale reste faiblement développé, le système nerveux ganglionnaire est, en revanche, plus considérable que chez les hommes doués d'intelligence complète, Chez plusieurs crétins la moelle allongée se trouve également comprimée par l’obliquité de l’apophyse basilaire dans ses articulations avec les os voisins et les vertèbres du cou ; il s'ensuit un resserrement nuisible aux fonctions de ce cordon médullaire. On remarque, au reste, que si les enfants ne sont pas crétins avant l’âge de dix ans, ils ne le deviennent guère par la suite ; le moyen d'empêcher le développement de cette maladie consiste à les envoyer respirer un air vif et pur sur les montagnes, selon PAUSAULES et comme l’avait observé déjà Halier.

Deux causes principales contribuent à produire cet état chez les individus à fibres molles, en certains lieux de la ” terre. C’est d’abord Pair épais, stagnant, chargé de vapeurs, de brouillards débilitants, avec le froid, dans des vallées étroites, des gorges obscures, de grandes chaînes de montagnes, où l'humidité domine, où des bois et des hauteurs empêchent l’action des vents, comme Ja bien démontré Fodéré dans son Traité sur le Goître et le Crétinisme. Tous les auteurs qui ont écrit ensuite sur le même sujet n’ont fait que fortifier cette opinion. Aussi celle qui attribuait la formation des strumes et du bronchocèle, dans les’ Alpes, soit à l’usage des eaux de glaces fonaues, soit à certaines eaux tophacées, ou charriant une matière crayeuse propre à obstruer les canaux étroits des glandes, n’a-t-elle presque plus conservé de partisans. Les animaux qui boivent ces mêmes eaux n’éprouvent jamais d’obstructions glandulaires. On sent, à la vérité, en buvant ces eaux presques glaciales, une légère constriction à la gorge, mais elles sont généralement très-pures, très-peu chargées de particules de bicar-

bonate de chaux en dissolution, car elles roulent sur des cailloux et sur un terrain peu soluble. Enfin, les sommets des montagnes, arrosés des mêmes eaux, n’ont jamais donné naissance aux goitres, tandis que les seules gorges humides, renfermées et tièdes des vallons, relâchent les constitutions des hommes , ainsi que des autres productions vivantes, et débilitent l'organisme, comme celui qu’on observe dans les crétins. En effet, abritées de toutes parts contre les vents, ces sinuosités creuses présentent une atmosphère épaissie par les vapeurs qui s'élèvent sans cesse en brouillards de ces chaudes profondeurs, où les eaux croupissent dans des marécages. Les rayons du soleil, concentrés dans ces concavités, y maintiennent une humidité si prédominante qu’elle ramollit, détrempe tous les êtres vivants et végétants de ces lieux. Aussi les plantes y deviennent-elles hautes et molles, les quadrupèdes lourds et massifs ; les hommes , épais, y prennent des chairs engorgées de fluides, un tissu cellulaire spongieux et des glandes gonflées d’une lymphe pâle et indolente. De là s’amassent le goître et les affections scrofuleuses, augmentées encore par la mauvaise qualité des eaux croupissantes dont on fait usage. La chaleur est parfois si intense dans ces vallées, pendant l'été, qu’elle détermine de violents délires, la frénésie et Ja méningite, Tous les territoires bas, marécageux, sont plus ou moins soumis à ces brouiliards stagnants, qui détendent tant les fibres, ou rendent flasque l’organisme, lorsqu'il s’y joint une tiède température. Telle est la Hollande, tels sont les rivages des mers du nord de l’Europe, exposés aux vents humides de l’ouest et du sud, lesquels appesantissent les corps, allanguissent les sens et toutes les fonctions vitales.

La seconde cause du crétinisme, trop peu remarquée, est la nature des aliments. Considérez en effet des êtres encroûtés d’une épaisse matière, formés d'alomes bourgeois, ces espèces de brutes voraces qui ne vivent que pour manger, et qui traînent avec peine un lourd abdomen. Leur estomac éfant farci sans relâche de pâtes insipides , de graisse, de chaïirs, de laitage, lard, beurre, fromage, pommes de terre, racines , farineux réduits en bouillies visqueuses et gluantes, de pâtisseries pesantes ; leurs intestins étant gorgés encore de mucosités par des boissons mucilagineuses comme la bière, leur corps est nécessairement aussi pesant que leur esprit, qui, accablé sous ce poids, devient stupide et grossier. Une élaboration impartaite de ces aliments difficiles à digérer et empâtants développe des acides dans les premières voies, ef cause le ramollissement des os, ainsi que chez les rachitiques : on reconnaît en effet entre le rachitisme et le crétinisme des rapports d’analogie déjà entrevus par Boerhaave. De là naissent également la stupidité et la difformité, Les jeunes crétins offrent souvent, comme les rachitiques , un esprit d’abord précoce et éclatant pendant les premières années, mais suivi bientôt d’un incurable idiotisme. On connaît les aliments lourds des habitants de ces contrées enfermées entre les vallons des montagnes, commela nourriture des Flamands, des Hollandais etde tousles peuples desterritoires bas, comme la polenta de la Lombardie et du Bergamasque, commelesnoudles des Suisses, des Allemands, etc. Aussi peut-on remarquer combien ces individus restent lents, pesants dans leurs pensées et dans leurs actions , auprès des peuples vivant d'aliments plus légers, plus digestibles, plus assaisonnés ou aromatisés, et dont les boissons se composent de vin, de café et autres liquides excitant, avivant davantage par leur stimulation les facultés de l’appareïi nerveux, des systèmes fibreux et musculaire. Enfin, si l’on ajoute l’état d'isolement, le peu de civilisation, l'ignorance ténébreuse et insouciante dans lesquels les habitants des vallées croupissent, l’on reconnaîtra combien ces causes contribuent à produire ces engorgements squirreux de la glande thyroïde et des autres , avec une dégénération physique et morale chez les individus les plus mollasses , inertes et humides, comme les femmes et les enfants.

Ces malheureux, réprouvés par la haïne et le mépris publie, rendent à la société qui les repousse guerre pour guerre ; s'ils ne peuvent vivre de proie et de vol, ils mendient, et préfèrent l’indolence au travail; dépourvus d'éducation, abrutis, parce que rien ne peut réhabiliter leur dignité morale, ils se plongent dès le jeune âge dans les vices honteux du libertinage, et la propagation de la maladie vénérienne parmi eux accroit encore les causes de leurs difformités. Dans les siècles de superstition, ils se sont vus répudiés du commerce du monde; on les accusait de se livrér entre eux aux plus brutales débäuches ; voués’à une éternelle infamié, on les poursuivait comme coupables des plus exécrables vices dont puisse se souiller la race humaïne ; on les a séquestrés comme lépreux, maudits comme hérétiques, abhorrés comme anthropophages ‘et pédérastes : on les menaçaïit de leur percer les pieds d’un fer ; on les obligeait à porter la figure d’une patte d’oie sur leurs: vêtements ; ils ne devaient entrer dans les églises que par une porte séparée; comme les cagots, enfin, ils y avaient leurs bénitiers à part.

Aujourd’hui encore on trouve un grand nombre de crétins dans toutes les gorges des grandes chaînes de montagnes, sous quelque climat que ce soit. Ainsi, les Alpes, les Pyrénées, les monts Carpathes, le Caucase, les cliaînes de l'Oural et du Thibet, l'Himalaya, le Boutan, et même les montagnes de like de Sumatra, les Cordillères et les Andes en Amérique, en offrent des exemples. On ne doit point en chercher la raison dans la nature particulière de certaines eaux ni du sol; les causes que nous avons exposées semblent bien suffisantes. Ce n’est même pas uniquement dans ces vallons humides et l’air épais des sinuosités des Alpes que se remarque la dégénération du crétinisme ; Barton la signalée aussi en plusieurs régions de l'Amérique septentrionale, au

Connecticut, chez les Onéidas, en Pensylvanie, au Scioto,

enfin partout où s'étendent des lacs, des marécages, comme vers les lacs Ériéet Ontario, à Montréal, sur les bords du Saint- Laurent, de même que dansle Derbyshire, le Tyrol, la Carinthie, ete. Dans le New-York les moutonset autres bestiaux sont également éxposés à ces strumes, et aux monts Alleghanys, chez les Creeks, on rencontre un goîtreux sur dix personnes, Toutefois, l’idiotisme paraît moins fréquemment uni au bronchocèle en Amérique , tandis qu'il y est presque constamment lié dans les Alpes, au rapport de Saussure. L'Amérique méridionale offre aussi des exemples de strumes, au Pérou, à Guatémala et à Santa-Fé, d'après Garcilaso de la Véga ; et chez les Indiens des Cordillères, d’après Clavijero, Mutis, ete. M. de Humboldt a va dans la Nouvelle-Grenade, en suivant le cours du Rio de Magdalena, et sur le plateau de Bogota, plus élevé de 1,948 mètres, sur des terrains très-secs, exposés à des vents impélueux, des crétins portant des goîtres énormes et hideux ; ils boivent des eaux très-pures et jamais celles de neige. 11 est même particulier que ces goîtres se propagent aux habitants des lieux les plus froids et les plus élevés, en des régions voisines de la ligne équinoxiale. Sans doute, cet effet résulte de nourritures empätantes. Dans les Cordillères, les goftreux sont aussi nombreux que difformes, ajoute M. Boussingault; mais il y existe une grande quantité de mines de sel contenant de l’iode, Un fait remarquable est qué depuis plus d’un siècle les eaux-mères des salines de ces régions passent pour un spécifique puissant contre les goitres. En effet, on n’observe pas ces strumes dans les lieux où se trouvent des mines de sel de ce genre, à cause de l'usage des eaux-mères contenant de l’iode, bien que les circonstances puissent également causer les engorgements scrofuleux des glandes.

Les goitreux et crétins existent encore dans beaucoup d’autres lieux du globe. Staunton en a rencontré dans les vallées de la Tartarie chinoise ; il en existe surtout entre les montagnes du Népaul, du Boutan, et dans l’Hindoustan même, au rapport de Saunders, On en a rencontréen divers régions de Bambarra en Afrique, selon Mungo-Park et les

CRÉTINS — CREUSE d

trères Lander, etc. le long du fleuve Niger, où certainement il n'existe point d'eaux glacées. Les terrains argileux donnent des eaux croupissantes plus capables de procurer les strumes que des terrains sablonneux. On a dit encore que les mêmes eaux fophacées qui peuvent obstruer, par. leur dépôt pierreux, les canaux capillaires des glandes , et ainsi les gonfler en vastes goîtres, étaient capables d’obstruer éxa. lement les vaisseaux les plus déliés qui traversent la masse cérébrale ; que de cette obstruction devait naître une sonle de pétrification commencée de la cervelle des idiots, et de. venir la cause palpable de leur imbécillité. Cependant, ta n'est point l’état de l'encéphale des. crétins et des, idiotss-il est, au contraire, d’une mollesse et d’une. diffusion remar quables, comme un fromage mou ; mais il est resserré et mul développé pour l'ordinaire; il semble que la boîte osseuse ait subi une compression naturelle, soit par les grosses glandes qui se développent vers sa base, soit par l'usage trop longtemps continué chex les jeunes crétins de rester couchés et appuyés ainsi sur des lits durs. r

Chez les Turcs, on sait que les princes étaient naguèry souvent privés de la raison artificiellement, pour des mots politiques. Ainsi, les frères d’un sulthan étaient rendusidio(» afin de ne.lui porter aucun obstacle ni concurrence. Pour rendre exprès crétins et idiots certains personnages de haut rang parmi les Osmanlis, déjà Bernier avait vu, dans son voyage au, Grand-Mogol, qu’on donnait aux enfants-une composition narcotique, nommée poust, qui les engourdis. sait et les plongeait dans l’imbécillité; mais, plus récemment, le docteur Oppenheim reconnut qu'on employait aussi diverses compressions, soit autour du col, soit surla tête, afin de retenir le sang noir daps l’encéphale, et.de gorger les sinus veineux pour appeler le coma-et un éfat de somnolence pareil à celui des crétins, C’est par ces procédés qu’on mettait ces êtres hors d’état de gérer leurs affaires, soit pour s'emparer de leur fortune, soit afin de se débarrasser de compétiteurs dangereux dans les plus hauts postes du gouvernement. J.-J. VIREY.

En 1861 le conseil général de la Savoie vota une somme de 100,000 fr. pour contribuer aux frais de coustruelion d’un asile pour les crétins. On a évalué le nombre de; crétins en Europe à un million, el à 30,000 en France, sans compter la Savoie. Quelques institutions ont été fondées en Suisse, dans le Wurtemberg, à Aoste, en Hollande et en Angleterre, pour recevoir et soigner les crétins, È

CRETONNE, toile blanche, qui porte le nom de celui qui en fabriqua le premier. On fabrique aussi maintenant de la cretonne en coton.

CREUSE (Département de la). Formé de la haute Marche et de quelques parties du Berry, du Bourbonnais, du Limousin et del’Auvergne, ilestbornéaunord par les départements de l'Allier, du Cher et de l’Indre; à l’est, par ceux de l’Allier et du Puy-de-Dôme; au sud, par celui de la Corrèze; et à l’ouest, par celui de la Haute- Vienne, fe \:

Divisé en quatre arrondissements, dont les chefs-lieux sont Guéret, Aubusson, Boursaneuf'et Boussac, il compte 25 cantons, 263 communes, et 274,663 habitants (1872). H! envoie cinq députés à l’Assemblée, Il fait partie du 2° ar rond. forestier, forme la 2e subdivision de la 21e divisiont militaire, ressortit à la cour d'appel de Limoges, composé: avec le département de la Haute-Vienne le diocèse de 1i-! moges, et dépend de l'académie de Clermont. 11 & mprend 2 collèges communaux, 1 école normale primaire, % institutions, 2 pensions, 440 écoles primaires, et 6 salles d'a. sile. Le degré de l'instruction y est très-médiocre ; un peu. plus du tiers des habitants savent lire et écrire, "if

La superficie totale de ce département, d’après le cas? dastre, est de 556,830 hectares, dont 258,623 en terres lus: bourables; 133,023 en prés; 35,632 en bois et forêts. 97,522 en landes; etc, Il n’y à point de vignes, D'après

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