CRISTALLISATION — CRITERIUM
séld
tallographique. On connaissait, par exempie, des minéraux, |
comme les grenats, que leurs formes cristallines
obligeaient 4
à réunir, mais que l'analyse climique prouvait étre formés
d'éléments différents et variables. Tantôt c'était. l'alumine qu'on ÿ rencontrait, d'autres fois loxyde | rouge ‘de fer; tantôt la magnésie y remplaçait le protoxyde dé fer, Ma . Lés minéralogistes ne savaient comment classer ces substan et la chimie , qu’ils avaient d’abord regardée con AE pensable pour les aider à découvrir la véritable nature des composés naturels, devenait pour eux une occasion de difficulés inextricables ; l'isomorphie rend parfaitement compte
de tous ces faits, qui en sont des conséquences naturelles. ,
H. GAULTIER DE CLAUERŸ,
CRISTALLOGRAPHIE , science qui s'occupe destots auxquelles est soumise la structure des cristaux, ét de celles qui régissent leurs formés extérieures (voyez Cristaiuisa- TION).
Linné, dont le génie était porté vers les chsdiiés ises est le premier qui dans les minéraux ait tenu comp e dés formes cristallines; mais pour m'avoir pas eu l’idée de les ramener aux formes les plus simples, il a confondu les Substances les plus différentes, parce qu’elles offraient de V’analogie dans la disposition de leurs facettes. Romé de l’Isle porta une observation plus attentive sur le phénomème del cristallisation ; ilmesura les angles des cristaux, ét il les qu être semblables dans les mêmes espèces minérales, "Il a même jusqu’à soupconner que dans chacune d'elles ‘ils \ vaient se rapporter à une forme simple, modifiée | Ir des facettes provenant de la troncature des angles vérité qu’il était réservé à Haüy de mettre en évidence. Maïs avant Haüy il faut encore citer Be rgman ét Wernér, surtout Bergman, qui imagina que les cristaux se modifiaient à l’aide de lames superposées à un noyau cenfral, La cristallographie en était là, lorsque Haüy fut conduit à soumettre aux lois du caleul foutes les combinaisons qu’offrent les corps cristallisables. 11 découvrit d’abord que dans toutes les substances cristallisées il peut se présenter deux circonstances particulières ; ou le cristal , formé suivant les
règles les plus simples , n’a subi aucune modification! postérieure et offre la forme que Haüy a nommée primilive, ou bien cette forme primitive a servi de noyau à d’autres lames cristallines, disposées de inanière à présenter un solide tout différent de ce noyau , ce qui donne une forme secondaire, que l’on reconnaît par une opération très-simple, le etivage. Si le cristal est primilif, on essayerait en vain de le cliver, il offrira partout de la résistance ; on pourra le briser ; Sa cassure sera plus ou moins inégale, si elle n’est point dans le sens de ses lames. Mais si l’on agit dans le sens de celles ci, le cristal diminuera sans changer de forme."
Haüy, dont nous ne pouvons exposer toute la théorie, trouve cinq formes primitives, qui sont : le tétraèdre régulier, lPoctaèdre régulier, le parallélipipède lé prisme hexaèdre régulier, et le dodécaèdre rhomboïdal. Dans son Traité de Cristallographie, il montre comment toutes les formes des cristaux qu’on rencontre dans la nature ou qu'on fait naître dans nos laboratoires dérivent des cinq que nous venons de nommer.
Haüy a établi sur ce système cristollographique une clas: sification des minéraux. Quoique ne partageant pas toutes les idées précédentes, Beudant a beaucoup contribué depuis aux progrès de la cristallographie. ,
CRISTALLOMANCIE ( du grec xpÿorallos, cristal, et pavreiu, divination ). Voyez CATOPTROMANCIE,
CRISTE-MARINE où CRÊTE-MARINE. Foyés B\- ONE.
CRITERIUM, mot venu du grec xp{vouæ, juger, et qui signifie le caractère auquel on peut reconnaître! la Vérité, où, comme dit Cicéron , insigne veri. La sciénce du raisonnement fournit des criteria qui sont üne garantie positive de la légitimité des idées quant à leur valeur sub-