COLONIAL — COLONIE
COLONIALES ( Denrées). On appelle ainsi les produits bruts des colonies des Indes orientales, mais plus particulièrement encore ceux des Indes occidentales, tels par exemple que le café, le sucre, lethé, les épices, leriz, le coton, les matières tinctoriales, les bois d’ébénisterie, etc., tous objets dont l'introduction ne date guère en Europe que des premières années du dix-huitième siècle, mais qui ÿ sont devenus de nos jours un besoin si général pour toutés les classes de la société, que vouloir maintenant les exclure complétement du continent européen, comme essaya de le faire Napoléon avec son blocus continental, est tout simplement une impossibilité.
COLONIE. On appelle ainsi, en général, tout établissement nouveau créé dans d’assez vastes proportions, en dehors du sol de la patrie, que la souche du nouveau rameau soit un État, une province ou une localité isolée, une nation entière ou bien une simple communauté, D'après les dénominations le plus ordinairement adoptées par les colons eux-mêmes , les colonies peuvent se diviser en colonies de conquête, en colonies de commerce, en colonies d’agriculture et en colonies de plantations.
Dans les colonies de conquête, le colon cherche bien moins à tirer profit de sa production particulière que de l’exploitation politique et militaire des indigènes. C’est dans cette catégorie qu’on doit ranger, par exemple, les fondations d’États faites par Alexandre le Grand et par ses suecesseurs en Orient, par les Normands en Angleterre, en France, dans la haute Itake, par les croisés en Palestine et sur les côtes de la Baltique, par les Anglais en Irlande, et surtout par les Espagnols en Amérique. Des colonies de cette espèce ne peuvent pas plus être établies dans des pays où se presse une population compacte que dans des contrées où l’agriculture est restée dans un grand état d’infériorité. Leur établissement présente des circonstances à peu près analogues à celles d’une invasion militaire. Un trait caractéristique qui demeure ensuite dans leur organisation intérieure, C’est que la société civile y est partagée en castes, qui souvent se distinguent même entre elles par la couleur de la peau, etc. Lescolonies militaires en sont une variété; et les anciens Romains surtout usèrent de ce moyen à l'effet de tenir en bride des provinces conquises, avec des garnisons coûtant peu d’entretien, et sur lesquelles ils pouvaient compter.
Les colonies de commerce sont immédiatement créées dans les pays où il y a beaucoup à acheter et à vendre, mais où, par un motif ou un autre, le commerce ordinaire ne peut pas avoir lieu librement ; ou bien, colonies de relâche, elles servent d'étapes, de stations intermédiaires à un commerce dont le centre est situé beaucoup plus loin. Celles-ci sont d’une grande utilité pour leslongs voyages par mer et dans les contrées inhabriées ou barbares, A cet égard on peut citer les colonies fondées sur la côte d'Afrique par les Portugais pour venir en aide à leur commerce avec les grandes Indes, et encore la ville du Cap, Singapore, etc. Presque toutes les grandes colonies de commerce ont eu pour points de départ des factoreries de commerce créées dans des contrées inhospitalières, à l'effet de donner au commerce plus de sécurité et de commodité. Des conquêtes s’y rattachèrent assez souvent. Dans l'antiquité, ce sont les colonies fondées en Espagne par les Phéniciens et par les Carthaginoïs qui nous offrent les exemples les plus remarquables d’un développement de ce genre ; dans Phistoire moderne, les colonies portugaises , hollandaises et anglaises des Indes orientales, peut-être même avant peu la Chine. Pour fonder une colonie de commerce, deux conditions sont indispensables avant tout : un riche capital et une marine puissante, Une nation particulière, un peuple indépendant, ne sauraient s’y former; le commerce est pour cela une industrie beaucoup trop restreinte, occupant beaucoup trop peu de bras, ete. Le plupart des cvlons ne vont s’y établir qu'avec l'intention
revenir, sur leurs vieux jours, se fixer dans la mère patrie.
En ce qui touche les colonies d'agriculture, la Sicile et la basse Italie en furent le principal théâtre pour les Grecs, et pour les peuples modernes l'Amérique du Nord, la Sibérie et la Nouvelle-Hollande, L'agriculture y jouant un rôle si important, ces colonies ne peuvent être fondées que dans des contrées entièrement désertes ou habitées seulement par quelques tribus de chasseurs ou de pasteurs. Les colons doivent s’y faire une nouvelle patrie, sans espoir de retour aux lieux qui les virent naître, attendu que dans la règle ce sont seulement les fils et même les petits-fils qui récoltent complétement ce que leurs pères ont sefné. C’est ainsi qu'une nalion croît insensiblement dans les colonies d'agriculture, et naturellement le mieux là où la nouvelle patrie ne diffère pas trop de l’ancienne sous le rapport du climat, du sol, etc. Comme d’ailleurs il n’est presque pas d'autre industrie qui pour un capital donné exige un aussi grand nombre de bras que l’agriculture, l’émigration, pour réussir dans des colonies de cette espèce, doit s’y faire dans de larges proportions. Dès lors, ce sont les pays fortement peuplés à qui il convient mieux de fonder des colonies d'agriculture.
Les colonies de plantations sont en quelque sorte les serres chaudes de la mère patrie. Elles ont pour but de produire les articles de luxe auxquels le climat de celle-ci se prête peu ou point du tout. La plupart de ces articles exigent une culture dont les pratiques se rapprochent de celles du jardinage; dès lors un travail énorme, dont les blancs ne sont pas capables dans les régions tropicales. On y emploie donc des travailleurs tirés des régions tropicales mêmes, c’est-à-dire ordinairement des esclaves. Ce mot seul suffit pour déterminer tout de suite le caractère social de cette espèce de colonies. Une classe de travailleurs libres ne saurait y exister à côté des esclaves. L’immigration sy bornera donc à un petit nombre de capitalistes et de planteurs, qui n’y retrouvent jamais une seconde patrie et n’aspirent par conséquent jamais à constituer une nation indépendante. Des colonies de ce genre, dont les Indes occidentales nous offrent le plus frappant exemple, ne réussissent que lorsque la mère patrie doit satisfaire à des demandes considérables d'articles tropicaux, par conséquent lorsqu'elle est riche et parvenue à un haut degré de civilisation.
Ordinairement chaque colonie conserve le caractère particulier qu'a dû lui imprimer sa constitution primitive, comme colonie de conquête, de commerce, d’agriculture ou de plantations; il arrive cependant quelquefois qu’elles quittent l’un pour prendre l’autre. C’est ainsi que le Cap de colonie de commerce est devenu colonie d’agriculture; et que de colonie de commerce Jaya est devenue une colonie de plantations.
Comme, indépendamment de l’amour de la patrie, il y a encore la paresse vulgaire qui attache les individus au so] natal, il faut d'ordinaire pour l’émigration et la colonisation un concours de causes intellectuelles et matérielles, par exemple , l'une des conditions suivantes : excès de population, surabondance de capital (la première de ces causes pesant plus particulièrement sur les classes inférieures, et la seconde sur les classes moyennes), mécontentement politique, enthousiasme religieux. La première des causes que nous venons d’énumérer conduit d’ordinaire à créer des colonies soit de conquête, soit d’agriculture; la seconde, des colonies soit de commerce, soit de plantations ; la troisième, des co-
lonies soit de conquête, soit d'agriculture; la quatrième, des
colonies soit de conquête, soit de commerce. Il y a plus : c’est que chez tous les peuples parvenus à un haut degré de civilisation les gouvernements eux-mêmes sont amenés à s'occuper, soit directement, soit indirectement, de colonisation. Nous mentionnerons encore comme cause secondaire les colonies pénales.
Un fait bien remarquable, c’est l’uniformité de dévelop-
pement des colonies d'agriculture de tous les peuples anciens el modernes. Elles s'accroissent avec une rapidité extraordinaire en richesse et en population, par la raison qu’elles réunissent les capitaux aux forces de travail, et en général les conditions de culture intellectuelle de peuples déjà parvenus à un haut degré de civilisation à l’inépuisablé nature d’un sol vierge, dont chacun peut prendre une part aussi grande qu’il peut en cultiver, Ces trois facteurs de toute production : la nature, le travail, le capital, qui d’ordinaire se trouvent placés réciproquement dans des rapports alternatifs, de telle sorte que dans les pays nouveaux il y a bien surabondance de sol, alors qu’il y a disette de travailleurs et de capitaux, tandis que le rapport diamétralement contraire se rencontre dans les pays anciens, se réunissent ici avec toute l'énergie dont ils sont susceptibles. C’est ainsi que l’histoire moderne n'offre pas d'exemple d’un peuple ayant pris des développements intérieurs aussi rapides que les États-Unis de l'Amérique du Nord, de même que dans l’antiquité les colonies grecques de l’Asie Mineure , de la Sicile et de la basse Italie ( Grande-Grèce ) n’avaient pas tardé à l'emporter sur la mère patrie au point de vue de l'importance matérielle.
Relativement au partage du revenu national, on voit ordinairement dans les jeunes États coloniaux la récolte du sol rester à bas prix, tandis que l'intérêt du capital et les salaires sont élevés ; circonstance qui tient naturellement à la prédominance de la classe moyenne et de la classe inférieure. Pour ce qui est des autres rapports de l’économie, la vie coloniale partage la plupart des conditions particulières des degrés inférieurs de la culture, notamment -cette circonstance que pendant longtemps la production y continue à l'emporter sur l’industrie. Les exceptions à cette règle peuvent toutes se ramener à une grande cause, à savoir que les colons partis d’un pays parvenu à un plus haut degré de civilisation y apportent des besoins incomparablement plus nombreux et plus délicats qu’il n’est d'usage d’en éprouver dans les contrées peu peuplées et généralement placées dans un état inférieur de civilisation. Il résulte de là que le commerce extérieur a pour toutes les colonies une importance tout à fait disproportionnée. Leur production compte sur l'exportation beaucoup plus qu’il n’est d'usage et prudent de le faire dans les vieux pays, parce que plus les colons se trouvent jouir de commodités et d’agréments, et moins ils veulent renoncer à des habitudes depuis longtemps prises, tandis que leur nouvelle patrie ne les appro= visionne que de matières brutes ou de produits les plus grossiers de l’industrie. Comme ce qui, toutes proportions gardées, fait le plus défaut aux colons, c’est le capital, ils développent d'ordinaire au plus haut degré le crédit et les équivalents du capital, d’où il ne résulte, il est vrai, que trop souvent une certaine propension à des entreprises et à des spéculations exagérées, à des crises commerciales. Les transports en tout genre, et plus particulièrement la navigation, sont aussi d'ordinaire beaucoup plus développés dans les colonies que dans les vieux pays, toutes conditions de civilisation d’ailleurs égales.
En ce qui est des particularités intellectuelles de la vie coloniale, nous observerons d’abord une infatigable activité, une inqu'étude, une disposition à changer incessamment de résidence qui déjà caractérisait les colons dans l'antiquité. Une fois que l’amour du lucre a pu décider un individu à abandonner sa patrie, à traverser l'Océan, enfin à jouer sur un dé dans quelque forêt vierge tout ce qu’il possède, il n'entreprendra qu'avec plus de facilité encore toute autre émigration afin de mettre à exécution quelque spéculatio® nouveile. Dans les colonies il est relativement rare de rencontrer la sentimenfalité avec ses faiblesses et ses vertus. Toute la vie y revêt un caractère rationnel, sans se laisser influencer ni arrêter par les ieilles traditions du passé. Dans tout ce qu'il y a d’essentiel la population coloniale parcourt
naturellement iés mêmes phases de développement que la population de la mère patrie : les Anglais, les Espagnols, etc, restent toujours, même dans un autre hémisphère, Anglais et Espagnols. Mais ce développement demeure d'ordinaire bien plus pur de tout mélange dans la colonie que dans la mère patrie. En général, ce sont les colonies d’agriculture qui se développent le plus tôt et le plus énergiquement dans une direction démocratique. La cause en est tout simplement que les colons rencontrent, même en ce qui touche la politique, une manière de table rase où il leur est libre par conséquent de poursuivre la réalisation de leurs idées et de leur idéal, sans avoir à lutter contre cette opposition aux mille faces qui toujours agit dans les vieux pays, même à son insu et souterrainement.
Depuis la fin du moyen âge la politique coloniale des États européens a toujours consisté à recueillir aussi exclusivement et en aussi grande quantité que possible, au profit de la mère patrie, les avantages de la possession d'une colonie. Mais qu’était-ce que la mère-patrie? Jusque vers le milieu du dix-septième siècle, on ne comprit par cette expression que le gouvernement, la noblesse et le clergé ; et en effet l’ancienne politique coloniale espagnole ne se préoceupait que de ces trois intérêts. Plus tard les négociants et les artisans parurent mériter une attention toute particulière. Telle fut notamment la base de la politique hollandaise et de Pancienne politique anglaise. De nos jours, enfin, on pense surtout à utiliser les colonies contre le paupérisme, en tant que dérivatifet comme pur moyen d’émigration. Dureste, on a suivant le temps différemment compris l'application exclusive et aussi grande que possible des avantages d’une colonie à lamère patrie. Cette idée est naturellement devenue plus étroite là où le système de la tutelle des intérêts généraux , exclusivement confiée au pouvoir, l’a emporté sur le principe de liberté; et elle s’est restreinte encore davantage quand les colonies elles-mêmes se sont émancipées.
Le soulèvement de la nation subjuguée est le danger qui menace constamment les colonies de conquête; les colonies de plantation ont à redouter les révoltes d’esclaves ; les colonies de commerce ont surtout à craindre, à l'intérieur, les insurrections militaires; enfin, les colonies d’agriculture, quand la civilisation y est arrivée exactement au même degré que dans la mère patrie, tendent infailliblement à proclamer leur indépendance : résultat qui ne ferait que précipiter la défiance et la jalousie dont elles seraient l’objet de la part de la mère patrie. C’est ainsi que depuis trois siècles la politique coloniale est devenue au total de plus en plus favorable à la liberté; et que depuis la séparation des États-Unis d'avec leur mère patrie l'oppression systématique des colonies n’a plus été longtemps possible en quelque contrée que ce fût.
Les Portugais ont perdu leurs colonies de commerce et de conquêtes dans les Indes orientales ( fondées à partir de 1498) en grande partie par les guerres qu’ils eurent à soutenir contre les Hollandais au commencement du dix-septième siècle, etleur colonie d'agriculture et de plantation du Brésil, en 1822, lorsque , sous la conduite de leur propre prince royal , cette colonie se détacha de la mère patrie. Ils ne possèdent plus par conséquent aujourd’hui que G o a , des factoreries avec territoire à Timor (l’une des îles de la Sonde), et à Macao, en Asie; les tles du Cap-Vert, Ma dère et Porto-Santo; les côtes de Mozam bique, d'Angola,et diverses petites factoreries disséminées sur la côte deGuinée et de Sénégambie, en Afrique; les Açores, en Europe.
Il y à cent ans l'Espagne passait encore pour la première puissance coloniale du monde, et elle possédait en dehors de l'Europe un territoire vingt-deux ou vingt-trois fois plus fendu que la France, Mais à partir de 1809, et après de longues et sanglantes luttes , toutes les colonies qu’elle possédait sur le continent américain se proclamèrent indépendanles, sans avoir pu jusqu’à ce jour, ni Les unes ni les autres,
arriver à jouir d’un état complet de calme et de sécurité, Aussi, en fait de colonies, l'Espagne ne possède-t-elle plus maintenant que les suivantes : en Asie, les îles Philippines, lesiles Bissayes, les îles Mariannes et les différents petits groupes qui s’y rattachent, maïs renfermant un trèsgrand nombre de contrées tout à fait indépendantes ou encore à peu près inconnues , et où elle n’exerce sa suprématie que par des moyens purement spirituels ; en Afrique, les îles Canaries et ce qu'on appelle les Presidios, c'est-à-dire des places fortes situées sur la rive nord-ouest de l'Afrique, enfin quelques tlots sur la côte de Guinée, entre autres Annabon; en Amérique, Cuba, Porto-Rico et quelques au- : tres îles de moindre importance. L'ancien système colonial de l’Espagne, avec sa mise en tutelle de la population aborigène à l'aide de confesseurs et de soldats, avec son esprit de caste et son blocus presque chinois , n’avait guère pris souci que des grands et fertiles plateaux de l’Amérique centrale et méridionale, où de tout temps s'était pressée une population compacte, et avait négligé tout le reste. Par contre, Cube est devenue dans ces derniers temps la plus importante des colonies espagnoles, tant pour le commerce que pour les finances de la mère patrie, et a acquis un remarquable degre de prospérité depuis qu’on y a introduit des principes com merciaux plus libéraux: Ce serait une perte irréparable pour la mère patrie si jamais les États-Unis réussissaient à la lui enlever, ainsi qu’ils n’en dissimulent pas l'intention.
La France a perdu depuis longtemps ses plus importantes possessions coloniales. Aux Indes orientales la supériorité de l'Angleterre fut décidée par les suites de la guerre de sept ans, quoique de 1740 à 1750 la fortune de la France ait eu quelques brillants intervalles dans ces lointains parages. Elle n’y possède plus aujourd’hui qu’un petit territoire, dont Pondichér y est le chef-lieu. En Amérique, elle avait pris possession du Canada et de l’Acadie dès les premières années du dix-septième siècle, plus tard de Cayenne, de Saint-Domingue et de quelques autres petites Antilles, en 1699 de la Louisiane. Mais dès 1713 elle était contrainte de céder l’Acadie à l'Angleterre; en 1763 elle lui abandonna le Canada; en 1803 elle vendit la Louisiane aux États-Unis, et la même année elle perdit, par une insurrection de la population noire, Saint-Domingue, la plus importante colonie de plantation qui existât au monde avant que les îles de Cuba et de Java eussent atteint leur degré actuel de prospérité, Il ne lui reste plus dès lors en Amérique que la Guadeloupe et la Martinique, avec les quelques tlots adjacents, et Cayenne. En Afrique, les Français possèdent depuis le dix-septième siècle une partie du Sénégal et ont agrandi les limites de cette colonie; depuis 1720, Pile de la Réunion, ci-devant Bourbon; quelques établissements à Madagascar et à Mayotte, et depuis 1830 l’Algérie. En Asie, ils ont conquis, en 1862, la Cochinchine, et dans l'Océanie ils ont, depuis 1842, les iles Marquises et celles de la Société, et depuis 1854 la Nouvelle-Calédonie.
Les Hollandais possèdent encore de nos jours, sauf le Cap, à peu près les mêmes colonies qu’à l'époque de leur grande prospérité. Elles ont même pris plus d'importance pour eux, car leurs riches produits ont maintenu en équilibre leurs finances. En Asie, ils possèdent, en partie depuis le commencement du seizième siècle, Java, Madura, Banca, Timor, les Moluques, et en outre diverses partes de Sumatra, des Célèbes et de Bornéo. ‘Leur établissement à Sumatra ne date que de 1821, et le champ qui s'offre ici à leur activité est pour ainsi dire illimité. 11 faut encore ajouter à ce bilan quelques comptoirs sur la Côte-d'Or (cédés en 1872 à l'Angleterre), en Amérique une partie de la Guyane (Surinam), et dans les fles de l'archipel des Indes occidentales, Curaçao, Saint-Marlin, Saint-Eustache et Sa, dont l'importance consistait autrefois dans les facilités qu'elles offraient pour faire la