CRONSTADT — CROTON
le cardinal Bona, signifie béton recourbé. Quoi qu'il &m soit, le bâton pastoral était le signe de l’autorité pontificale. Son origine remonte aux premiers siècles de l'Église. Le bâton pastoral n’est point pour les abbés , comme pour les évèques, un droit ordinaire ; c’est une concession faïte par le pape à diverses époques. L'abbé porte le bâton pastoral tourné en dedans , comme signe de la juridiction restreinte à son monastère, tandis que l’évêque tourne sa recourbure en dehors, pour montrer qu’il a juridiction sur tout son diocèse, Les évêques ne tiennent le bâton pastoral en main que dans les processions, ou lorsqu'ils donnent la bénédiction pontificale. On*le porte ou on le tient devant éux dans la plupart des autres cérémonies. Le pape est le seul des. évêques qui ne porte pas le bâton pastoral, Innocent II en donne pour raison que saint Pierre ayant envoyé son bâton à Euchaire, premier évêque de Trèves, cette précieuse relique fut conservée dans cette église. :
CROSSETTE, jeune branche d’arbre qu'on détache en laissant un peu de bois de l’année précédente, et qui sert à faire des boutures. La bouture à crossette est employée pour la vigne, le figuier,. etc. Les vignerons de la Bourgogne lui donnent le nom de chapon.
CROTALE (du grec xpéralov, dérivé de xpotéw, frapper, faire du bruît). On désigne sous ce nom un instrument de musique des anciens, représenté sur les médailles dans les mains des prêtres de Cybèle. Cet instrument , que nous connaissons sous la dénomination de castagnettes, était composé de deux lames d’airain qu’on faisait choquer lune contre l’autre.
Les serpents à sonnetles, si célèbres par l’atrocité de leur venin, ont été aussi appelés crotales , parce qu’ils ont au bout de leur queue un instrument bruyant, formé de plusieurs cornets écailleux lächement emboîtés les uns dans les autres, qui résonnent quand ces reptiles rampent ou remuent la queue. Lenombre des cornets qui composent la sonnette des crotales augmente avec l’âge, puisqu'il s’en forme un de plus à chaque formation d’un nouvel épiderme, et que ce nouveau cornet persiste et reste emboîté dans les autres à chaque mue, quoique réellement séparé et détaché de la peau.
Outre ces caractères particuliers, les crotales se reconnaissent à leurs formes trapues, à leur tête assez grosse et terminée par un museau court, gros et arrondi; à leurs écailles épaisses, libres à leur sommet, et surmontées d’une carène ou d’un tubercule très-prononcé; à leur dos aminci en une carène assez forte, et à une certaine uniformité dans les teintes, qui sont ordinairement d’un brun jaunâtre, relevées par de larges taches plus foncées et en“losange. Les dents chez les crotales, comme chez les autres serpents venimeux, sont chargées de l'introduction du venin ; elles sont insérées sur le maxillaire; dans leur canal débouche le conduit excréteur d’une glande considérable placée le long de l'os ptérygoïdien externe, et dans laquelle se distille le venin. Personne n’ignore combien est dangereuse la morsure de ces serpents.
Le genre crotale se compose de trois espèces; elles appartiennent aux contrées les plus chaudes de l'Amérique.
CROTON, genre d’euphorbiacées ainsi caractérisé : Fleurs le plus souvent monoïques ; calice à cinq divisions ; corolle à cinq pétales dans les fleurs mâles, nulle dans les fleurs femelles ; 10 à 20 étamines ( quelquefois en nombre indéfini), insérées sur un réceptable nu ou villeux. Ce genre se compose d'arbres, d’arbrisseaux et d'herbes propres à l'Amérique tropicale, plus rares dans les parties chaudes de l'Asie et de l'Afrique. Il comprend environ cent cinquante espèces. Nous ne parlerons que des plus utiles.
Le croton cascarilla fournit l'écorce tonique, astringente et fébrifuge, connue dans le commerce sous le nom de cas carille. Cet arbre excède rarement 6,50, et ses rameam\ sont fort serrés vers le sommet. Des branches les plus teri