‹ Dictoinnaire del converstaion et de la lecture. Seconde Edition. v6Chapitre 6 sur 607 · COIFFURE MILITAIRE — COIMBRE · texte numérisé non relu

COIFFURE MILITAIRE — COIMBRE

dangereux, Serait-il donc impossible d'imiter les anciens, en donnant au soldat le même casque en quelque matière imperméable? Qu'on le surmonte ensuite, tant qu'on voudra, pour ornement, d’une crête quelconque, ou d’un cimier, mais peu élevé, afin de ne pas fatiguer l’homme et ne pas incommoder les “seconds rangs. » La légèreté du schako actuel a fait disparaitre uné “partie des “inconvénients de l’ancien schako, mais il ne garantit plus le soldat des coups de sabre. « Au lieu de chapeaux, disait le maréchal de Saxe, e voudrais des casques à la romaine; ils ne pèsent pas plus, :e sont point du tout incommodes, garantissent des coups de sabre et font un très-bel ornement, » Son conseil a été suivi de nos jours en Prusse.

Quant au bonnet à poil, le même grand homme de guerre, examinant les causes qui ont pu amener son adoption, se demande si l’on y a êté déterminé par le désir d’effrayer l'ennemi, idée puérile qui tout au plus a pu pénétrer primitivement dans l'esprit des peuples encore dans l’enfance de l’art militaire. Sil’on a cru ajouter ainsi à la bonne tenue, à la bonne mine du soldat, il faut ayower qu’on a manqué totalement le but en affublant d’un bonnet haut de 0,65 au moins, des hommes dont la taille ne dépasse pas pour la plupart 1,70 ou 1m,75. Passe encore pour les grenadiers dont le père de Frédéric avait formé sa garde, et pour ceux qui firent le noyau de celle de Napoléon, deux races qui paraissent aujourd’hui épuisées en Prusse et en France.

Passant au bonnet de police, adopté pour la petite tenue de nos troupes, le baron Fririon faisait remarquer qu'il avait l'inconvénient de ne point garantir du soleil les jeunes soldats, qui le portaient presque constamment pendant la première année de leur service, même à l’exercice et sous les armes. Il désirait qu’on le remplaçât par la casquette avec visière, en usage dans la plupart des autres troupes de l'Europe. Ce vœu est aujourd’hui complétement exaucé pour toute l’armée, par l’adoption du £épi, hors la garde.de Paris et les régiments de cavalerie; et nous ne comprenons pas trop cette double exception.

COIGNET (quzes-Louis-Paiirre), peintre, né en 1798, à Paris, fut élève de Bertin, et se fit un nom dans le paysage en restant fidèle à l’ancienne manière classique. Depuis 1824 il exposa un assez grand nombre de vues de France, d'Italie et de Suisse. 11 mourut en 1860. On a de lui un Cours complet de paysage.

COIGNY (Famille de). Anobhe sous Henri IV, et originaire de Normandie, la famille Franquetot à pris le nom de Coigny d’une terre érigée en comté par lettres-patentes de 1650. Elle s’est consacrée depuis deux siècles à la profession des armes, et a été revêtue de hautes dignités militaires.

COIGNY (FRANÇOIS DE FRANQUETOT , duc DE), maréchal de France, naquit le 16 mars 1670. Son père, Robert- Jean-Antoine de Coicnx, mort en 1704, était lieutenant général, directeur général de la cavalerie de France, et gouverneur de Barcelone. Le jeune comte de Coïigny servit d’abord en Flandre, puis sur le Rhin. Il emporta l'épée à la main un ouvrage avancé au siége de Landau, En 1734 Villars, mourant presque octogénaire, lui remit, à Milan, le commandement de l’armée française comme au plus ancien des lieutenants généraux. 11 remporta sur les Impériaux deux victoires éclatantes, sous les murs de Parme et à Guastalla, devint colonel général des dragons, fut fait maréchal de France en 1741, duc de Coïgny en 1747, créé chevalier des ordres du roi et de la Toison d'Or, admis aux honneurs de la cour en 1754. Deux ans après, il se démit des fonctions de gouverneur de la ville de Caen, et mourut le 18 décembre 1759. 11 avait eu pour secrétaire durant ses campagnes Gentil Bernard, qui commença son Art d’Aimer par ce vers:

J'ai vu Coigny, Bellonce et la victoire.

COIGNY (ANTOINE-FRANÇOIS DE FRANQUETOT, marquis DE), né en 1702, lieutenant général, colonel général

des dragons, servit avec distinction, et jouit d'une grande faveur auprès de Louis XV. Un jour qu’il jouait avec le prince de Dombes et qu’il perdait beaucoup, il lui échappa de murmurer : « Il est plus heureux qu'un enfant légitime, » Le prince n’avait pas entendu ce propos, mais des âmes charitables le lui rapportèrent. Il en résulta un duel, à nuit close, aux flambeaux, sur la route de Versailles, couverte de neige. Coigny fut tué sur place ,le 4 mars 1748; on le remit dans son carrosse, qu’on fit verser dans un fossé, et il passa pour être mort de la chute. Le roi, qui l’aimait beaucoup, ne connut la vérité qu'après la mort du prince de Dombes. D’autres prétendent qu’il ne la sut jamais.

COIGNY (Manie-FranÇois-HENRI DE FRANQUETOT, marquis, puis duc bE), pair et maréchal de France, fils du précédent, naquit à Paris, le 28 mars 1737. Nommé au gouvernement de Choisy après la mort de son père, il entra dans les mousquetaires en 1752, et fut fait mestre de camp général des dragons en 1754. Devenu, par la démission de son aïeul, grand bailli d'épée et duc, nommé brigadier de cevalerie en 1755et maréchal de camp en 1761, il se distingua dans les guerres d’Allemagne, et fut fait successivement commandeur de l’ordre du Saint-Esprit, premier écuyer du roi, lieutenant général et pair de France. Bien vu de Louis XW, il le fut également de Louis XVI, et fit partie de la société intime de Marie-Antoinette. C'était un des plus beaux hommes de son temps, un modèle de politesse et de grâce chevaleresque. Député de la noblesse de Caen aux états généraux, il s’y montra constamment opposé à toutes les réformes, et émigra en 1792. Il servit d’abord dans l’armée des princes, et passa plus tard en Portugal, où il devint capitaine général. A la restauration, Louis XVIII le nomma pair, maréchal de France et gouverneur de l'hôtel des Invalides, où il mourut, le 18 mai 1821.

COIGNY ( FRANGOIS-MARIE-CASIMIR DE FRANQUETOT, marquis DE ), fils du précédent, né en 1756, était colonel d’un régiment d'infanterie lorsqu'il obtint en 1783 la charge de premier écuyer du roi, en survivance de son père. Il avait fait les campagnes d'Amérique, fut nommé en 1782 brigadier d’infanterie et en 1788 maréchal de camp, et mourut lieutenant général le 23 janvier 1816. Il avait épousé Louise- Marthe de Conflans d’Armentières, une des femmes les pius spirituelles de son temps, à qui le prince de Ligne adressait de jolies lettres et le comte de Ségur de jolies chansons. C’est elle qui disait : « Une coquette qui prend un amant, c’est un souverain qui abdique. » Un de ses oncles ne finissant pas de la gronder : « Ne pourriez-vous pas, s’écria-t-elle, me donner tout cela en pillules. » Arbitre de la mode et oracle du goût, elle mérita ce mot de Marie-Antoinette : Je ne suis que la reine de Versailles; c’est M®° de Coigny qui est la reine de Paris. » Les Mémoires qu’on lui a attribués ne sont pas d’elle. Elle avait éprouvé, en émigration surtout, lesrigueurs de la fortune. Aussi ne se laissa-t-elle plus prendre au dépourvu, et mourut-elle, le 13 septembre 1832, riche d’argent, mais riche aussi d'ami:, laissant un fils, Awgu:tin- Louis-Joseph-Casimir-Gustuve, né le 4 septembre 1788, à Paris, où il est mort, le 10 mai 1865, ancien pair de France, général de brigade en retraite, ancien chevalier d'honneur de la duchesse d'Orléans, et qui fut le de:nier de sa race; elle avait eu une fille, M®e la comtesse Sébastiani, qui mourut en 1807, à Constantinople.

Le maréchal avait eu deux frères: le comte Auguste-Gabriel pe Coienx, mort en 1817, chevalier d'houn ur de madame Élisabeth , lieutenant général , père de la duchesse de Fleury, plus connue sous le nom de comtesse Aimée pe Coicxy, qu'André Chénier à immortalisée dans sa Jeune Caplive, et le chevalier de Malte Jean-Philippe, maréchal

de camp et commandeur de Saint-Louis, détenu au Temple

en 1800, et mort en exil à Dusseldorf, vers 1506, COIMBRE (Coimbra, la Conembrica ou Conimbra des anciens ), chef-lieu de la province portugaise de la Beir a su-

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