CROYANCE
des intelligences, et qu’il lui serait maintenant aussi imposible de périr qu'aux découvertes des sciences physiques.
Mais, dit-on, la philosophietrouvera toujours d’invincibles bstacles à être comprise des masses. D'abord, j'ignore pourquoi on se fait un si grand épouvantail des abstractions de la sychologie, vu qu’elles ne sont en définitive que des faits ont tout le monde s'occupe tous les jours sans y faire at-
ention, que chacun nomme à chaque instant, qui ont une lénomination dans toutes les langues, et que par conséant le bon sens de tous les hommes a toujours compris, ar la raison que tous les hommes sonteux-mêmesle théâtre le ces faits, et que la conscience les leur révèle en même temps qu’ils se passent. Or, si ces phénomènes de conscience “ont accessibles à chacun, pourquoi ne pourraient-ils étre listingués, analysés, éclaircis? Ils sont susceptibles de démonstrations aussi simples que les phénomènes extérieurs, et s’ils ont le désavantage de ne point tomber sous les sens, ils ont l'avantage d’être moins nombreux, et celui, non moins précieux, d’habiter et de résider continuellement en nous-mêmes, Assurément, ils ne pourront jamais être aussi linement analysés par le peuple que par le philosophe. Mais celui-ci ne peut-il pas simplifier sa science, la mettre à la portée du peuple, et l’exposer avec clarté, surtout lorsqu'il n'est pas obligé de créer une langue nouvelle, et que pour s'exprimer il peut et doit parler le langage de tous? C.-M, PAFPE.
CROYANT, celui qui croit ce que sa religion lui enseigne. Les patriarches, dans l’Ancien Testament, sont qualifiés de croyants, par opposition aux Prophètes, qu’on appelle des voyants. Abraham est désigné dans l'Écriture sous le titre de Père des croyants. Cette qualification de croyants n'est pas non plus étrangère au Nouveau Testament, et dans les temps modernes on s’en est servipour désigner les Albigeois. Les zélés sectateurs de l'islamisme ont toujours tenu à grand honneur l’épithète de croyants. Les khalifes, et, après eux, les sultans, ont souvent pris, dans les actes publics, le titre de commandeurs des croyants.
CROYDON, ville d'Angleterre, comté de Surrey , est située dans une plaine crayeuseet possède une belle église gothique, l’ancien palais des archevèques de Ca:torbéry, et un collége militaire. Elle fait un grand commerce de blé. Sa proximité de Londres (17 kilom.), le chemin de fer qui la dessert et le canal qui porte son nom ont accru singulièrement la prospérité de celte ville, qui comptait en 1851 10,260 habitants; 37,093 en 1861; et 71,315 en 1871.
CROZAT (ANTOINE ), marquis Duchâtel, riche financier, né à Toulouse, en 1655, fut d’abord laquais, puis petit commis, ét arriva par degrés à devenir le caissier de son patron, Penautier, trésorier général des états de sa province. « Enrichi dans ce poste, raconte Saint-Simon, il ne voulut point tenter de la finance ordinaire, donna dans la banque, dans lesarmements, et devint le plus riche homme de Paris, » Successivement receveur général du clergé et trésorier des états de Languedoc, il ne lui manquait plus que le cordon bleu, et il acqnit le droit de s’en parer en achetant la charge de grand trésorier de l’ordre du Saint-Esprit, Sous le régent ilexploita avec de grands avantages, au commencement dn siècle dernier, le privilége du commerce de la Louisiane, qui lui avait été concédé dès 1712. 11 mourut à Paris, le 7 juin 1738, âgé de quatre-vingt-trois ans. C’est pour sa fille Marie- Anne, mariée plus tard au comte d'Évreux, colonel général de la cavalerie légère de France, que fut faite par un abbé Lefrançois la géographie élémentaire connue sous le mom de Géographie de Crozat.
CROZAT (Josepn-Anrone), baron de Thiers, fils du précédent, né en 1696, à Toulouse, se fit un nom comme protecteur aussi éclairé que bienveillant des sciences, des arts et des lettres. 11 fut d'abord conseiller au parlement de sa ville nafale; puis, en 1719, il obtint le titre de maître