COMBAT
retirer de grands avantages. Les fameux Texas-rangers avaient mieux réussi à tenir en bride ces sauvages ; mais le gouvernement de l’Union ayant jugé à propos de dissoudre les rangers , ces populations se trouvent encore à peu près sans défense contreles déprédations des Comanches. On évalue leur nombre total à 10,000 têtes au plus, et, en raison de la vie errante que mènent les individus de cette peuplade, il n’est guère possible aujourd’hui qu’elle s’accroisse. COMATULE (du latin comatus, chevelu), genre d'animaux rayonnés, caractérisé par cinq grands rayons articulés, divisés chacun en deux ou trois, qui portent deux rangées de filets rappelant assez bien les feuilles pinnées de certains végétaux; leur disque est plus ou moins mou à sa surface inférieure, et pourvu à la supérieure de rayons accessoires, articulés aussi, mais plus courts que les autres, au moyen desquels ces animaux se cramponnentaux Corps étrangers. Ils forment le passage des étoiles de mer aux encrines. On en trouve un assez grand nombre d'espèces sur lesfcôtes de l'Océan, mais surtout dans les pays chauds. COMAYAGUA , capitale de l’État de Honduras, résidence du président et de l'assemblée nationale, est située sur l’'Humuva, au sud de la fertile vallée du même nom. Fondée en 1540 sous le nom de Nouvelle-Valladolid, et peuplée en 1810 de 18,000 âmes, la guerre et les discordes intestines l'ont décimée : on n’y en compte plus à peine que la moitié, Le plus remarquable monument de cette ville est la cathédrale. Le commerce y est insignifiant. COMBAT. Ce terme a la même racine que Bataille. Tous deux viennent du verbe battre, et tous deux, dans l’acception militaire , signifient le choc, le conflit de deux corps de troupes. Ce n’est que comme termes techniques qu’on peut concevoir une différénce entre eux ; là nécessité d’avoir, pour la précision du langage, des termes différents pour exprimer les modalités diverses du même acte, ayant fait employer le mot bataille pour un genre d’action et combat pour un autre. Ces deux termes n'ont même pas suffi.
à représenter les différents modes d'action de deux armées
l’une sur l’autre : nous avons encore les termes rencontre, surprise, escarmouche.
Deux armées ou deux corps de troupes se choquent fortuitement ou de propos délibéré; leur rencontre n’est fortuite et par conséquent imprévue qûe pour l’un des deux; ils ne s’engagent pas tout à fait et corps à corps, ils ne font que se toiser, en restreignant le conflit à des chocs partiels, auxquels ils n’emploient que leurs portions réciproquement les plus rapprochées. Deux armées se choquent en entier, ou le conflit n’a lieu que par une partie plus ou moins forte de chacune. Lorsque le choc de deux corps de troupes est inopiné, c’est-à-dire qu’il n’a été préparé par aucun des deux adversaires , on l'appelle une rencontre. 1] est assez naturel que dans ce cas le premier mouvement de chaque troupe soit de se rencontrer dans une position avantageuse, de prendre son ordre de bataille, afin d'aviser à ce qu’elle devra ou pourra faire après. Les rencontres fortuites ont le plus souvent lieu entre les reconnaissances ou les corps les plus avancés des armées, parce que, chargés de prendre connaissance non-seulement de la position, mais du mouvement de l'ennemi, il doit leur arriver souvent de le rencontrer où on ne le présumait pas. Mais une rencontre fortuite entre deux armées ne peut pas arriver de nos jours sans qu’il y ait de la faute de quelqu'un. Les anciens Grecs et les Romains, qui campaient pelotonnés dans un étroit espace, et qui combattaient sur un front peu étendu, ne se faisaient pas éclairer à une bien grande distance; ils n’en avaient pas besoin, parce que l'ennemi ne pouvait pas se glisser sans être aperçu entre des colonnes très-rapprochées. Ainsi, la bataille de Cynocéphale a pu avoir lieu par l’effet d’une rencontre fortuite entre l'armée romaine et l'armée macédonienne, sans qu'il y äit lieu à imputer une faute au roi Phi- . lippe ou au consul Flaminius, Mais aujourd’hui, que les