‹ DiderotChapitre 20 sur 38 · CH. V. — SA CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

CH. V. — SA CORRESPONDANCE

« Je ne lui ai jamais causé la moindre peine et j'aimerais mieux mourir que de lui faire verser une larme. J'en suis si chéri, et la chaîne qui nous enlace est si étroitement commise avec le fil délié de sa vie, que je ne conçois pas qu'on puisse secouer l'un sans risquer de rompre l'autre. »

Nous avons peu de renseignements sur M"" Volland.

Elle était fille d'un s préposé pour le fourniment des sels » , née dans un hameau à trois lieues de Vitry-le-François; à Paris, elle demeurait rue des Vieux-Augustius. non loindeGrimm; elle était instruite et lisait llelvétius et Montaigne.

]\£ne Yoiiand vivait avec sa mère et sa sœur ; elle paraît avoir été une personne intelligente et spirituelle, digue de l'attachement qu'elle inspira pendant plus de vingt ans et qui dura jusqu'à sa mort.

Morte le ^i février 1784, cinq mois avant Diderot, elle lui légua, par son testament daté de juin 177:2, sept volumes des Essais de Montaigne et une bague qu'elle appelait sa Pauline.

Les lettres de Diderot à M"^ Volland ont été retrouvées en Russie. Cette correspondance va du mois de mai 1759 au mois de septembre 1774. De tous les écrits de Diderot, c"est, au goût de F. Génin, le plus amusant, le plus intéressant.

Ce sont, dit-il, les mémoires les plus piquants sur le dix-huitième sièle. L'intérieur de la famille d'Holbach y est peint à ravir.

Cette correspondance, qu'on a justement appelée ses Mémoires, nous le fait mieux comprendre, mieux connaître et, par conséquent, mieux aimer. Il s'y peint tout entier, avec tous ses sentiments, toutes ses pensées, toutes les habitudes de sa vie. En le lisant avec attention, nous pénétrons, comme un contemporain, dans sou iutimité et nous conservons de lui un souvenir exact et cher, comme si, vivant, nous l'avions pratiqué. C'est un plaisir de l'entendre librement discourir sur tout ce qu'il voit et ce qu'il sent, avec abandon, naïveté, complaisance et quelquefois, si le caprice lui vient, avec art et curiosité. Il y a de tout dans ces lettres sincères; la vie et le sentiment de la réalité y respirent. Il y a des portraits à la manière de Greuze, des paysages civilisés et galants dans le ton de Watteau, d'autres paysages frais, verdoyants, touffus qu'on croirait du Poussin; une intelligence poétique et symbolique de la nature, une conversation animée sur tous les tous, l'existence sociale du dix-huitième siècle dans toute sa délicatesse et sa liberté; des entretiens d'art, de poésie, de philosophie et d'amour ; la

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grandeur et la vanité de la gloire, le cœur humain et ses abîmes, les nations diverses et leurs mœurs, la nature et ce que peut être Dieu, l'espace et le temps, la mort et la vie; puis des souvenirs bourgeois de la maison paternelle, de la famille, du coin du feu de province : voilà ce qu'on rencontre à chaque ligne, dit Sainte-Beuve, dans ces lettres délicieuses, véritable trésor retrouvé.

Citons-en quelques extraits pour justifier nos éloges :

« Faisons en sorte, mon amie, que notre vie soit sans mensonge; plus je vous estimerai, plus vous me serez chère; plus je vous montrerai de vertus, plus vous m'aimerez. Il y a quatre ans que vous me parûtes belle et je vous ai élevé dans mon cœur une statue que je ne voudrais jamais briser.

« Je disais autrefois à une femme que j'aimais et en qui je découvrais des défauts (M"'" de Puisieux) : «Madame, prenez-y garde; vous vous c défigurez dans mon cœur : il y a là une image « à laquelle vous ne ressemblez plus. »

Diderot fait à M'"' Voland le récit des conversations intéressantes qu'il a eues avec ses amis : « Je lui dis là-dessus bien des choses dont je ne me souviens plus, si ce n'est que les hommes

ont une étrange opinion de la vertu ; ils croient qu'elle est à leur disposition et qu'on devient honnête homme du soir au lendemain ; mais on ne quitte pas une habitude vicieuse du soir au lendemain ; c'est pis que la robe du centaure Nessus ; on ne l'arrache pas sans cris; on a plutôt fait de rester comme on est.

« Ne faisons pas de mal, aimons-nous pour nous rendre meilleurs; soyons-nous, commenous l'avons été, censeurs fidèles l'un à l'autre. Rendez-moi digne de vous, inspirez-moi cette candeur, celte franchise, cette douceur qui vous sont naturelles. »

Diderot raconte à M"*' Voland une promenade qu'il a faite aux environs du Grandval, depuis trois heures et demie jusqu'à six, avec le père Hoop, le 11 octobre 1760.

« Pour devenir quelque chose dans la suite, il faut se résoudre à n'être rien d'abord... Après l'étude, ce qui a plu davantage à M. Hoop, ce sont les voyages ; il voyagerait encore à l'âge qu'il a. Pour moi, je n'approuve qu'on s'éloigne de son pays que depuis dix-huit ans jusqu'à vingt-cinq. Il faut qu'un jeune homme voie par lui-même qj'il y a partout du courage, des talents, de la sagesse et de l'industrie, afin qu'il ne conserve pas le préjugé que tout est mal ailleurs

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que dans sa patrie ; passé ce temps, il faut être à sa femme, à ses enfauts, à ses coucitoyens, à ses amis, aux objets des plus doux liens. Or, ces liens supposent une vie sédentaire. Un homme qui passerait sa vie en voyage ressemblerait à celui s'occuperait du matin au soir à descendre du grenier à la cave et à remonter de la cave au grenier, examinant tout ce qui embellit ses appartements et ne s'asseyant pas un moment à côté de ceux qui les habitent avec lui.

« Vola en gros notre promenade, si vous en exceptez une anecdote polissonne qui s'est glissée, je ne sais comment, tout à travers de choses assez sérieuses. »

« Je fis hier un dîner fort singulier ; je passai presque toute la journée avec deux moines qui n'étaient rien moins que bigots. L'un d'eux me lut un cahier d'un traité d'athéisme très frais et très vigoureux, plein d'idées neuves et hardies ; j'appris avec édification que cette doctrine était la doctrine courante de leurs c'orridors. Au reste, ces deux moines étaient les gros bonnets de leur maison ; ils avaient de l'esprit, de la gaieté, de l'honnêteté, des connaissances. Quelles que soient nos opinions, on a toujours des mœurs quand on passe les trois quarts de sa vie à étudier, et je gage que ces moines athées sont les

plus réguliers de leur ordre. Ce qui m'amusa beaucoup, ce furent les efforts de notre apôtre du matérialisme pour trouver dans Tordre éternel de la nature une sanction aux lois ; mais ce qui vous amusera davantage, c'est la bonhomie avec laquelle cet apôtre prétendait que son système, qui attaquait tout ce qu'il y a au monde de plus vénéré, était innocent et ne l'exposait à aucune suite désagréable, tandis qu'il n'y avait pas une phrase qui ne lui valût un fagot. »

Uu jour, son ami Damilaville le fait encore dîner avec un moine. On parla de l'amour paternel. Diderot dit que c'était une des plus puissantes affections de l'homme : « Il n'y a que ceux qui ont été pères qui sachent ce que c'est ; c'est un secret heureusement ignoré, même des enfants... Les premières années que je passai à Paris avaient été fort peu réglées; ma conduite suffisait de reste pour irriter mon père, sans qu'il fût besoin de la lui exagérer; cependant la calomnie n'y avait pas manqué. On lui avait dit... que ne lui avait-on pas dit? L'occasion d'aller le voir se présenta. Je ne balançai point. Je partis plein de confiance dans sa bonté. Je pensais qu'il me verrait, que je me jetterais dans ses bras, que nous pleurerions tous les deux et que tout serait oublié. Je pensais juste. » Là, je

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m'arrêtai et je demandai à mon religieux s'il savait combien il y avait d'ici chez moi : « Soixante lieues, mon père ; et s'il y en avait eu cent, croyez-vous que j'aurais trouvé mou père moins indulgent et moins tendre? — Au contraire. — Et s'il y en avait eu mille? — Ah ! comment maltraiter un enfant qui revient de si loin ? — Et s'il avait été daus la Lune, dans Jupiter, dans Saturne?... » En disant ces derniers mots, j'avais les yeux tournés au ciel, et mou religieux, les yeux baissés, méditait sur mon apologue. »

Sur l'éducation de sa fille : « Je suis fou à lier de ma fille : elle me dit que sa mère prie Dieu et que moi je fais le bien; que ma façon de penser ressemble à mes brodequins, que je ne mets pas pour le monde, mais pour avoir les pieds chauds. »

« Nos promenades, la petite et moi, vont toujours leur train. Je me proposai dans la dernière de lui faire concevoir qu'il n'y avait aucuue vertu qui n'eût deux récompenses, le plaisir de bien faire et celui d'obtenir la bienveillance des autres ; aucun vice qui n'eût deux châtiments, l'un au fond de notre cœur, laulre daus le sentiment d'aversion que nous ne manquous jamais d'inspirer aux autres. Le texte n'était pas

stérile ; nous parcourûmes la plupart des vertus ; ensuite je lui montrai l'envieux avec son teint pâle et son visage creux et maigre, l'intempérant avec son estomac délabré et ses jambes goutteuses ; le luxurieux avec sa poitrine asthmatique et les restes de plusieurs maladies qu'on ne guérit point, ou qu'on ne guérit qu'au détriment du reste de la machine. Cela va fort bien : nous n'aurons guère de préjugés, mais nous aurons de la discrétion, des mœurs et des principes communs à tous les siècles et à toutes les nations. »

Diderot, comme Yauvenargues, aime les passions nobles et fortes : « Tout ce que la passion iispire, je le pardonne. Il n'y a que les conséquences qui me choquent. J'ai, de tout temps, été l'apologiste des passions fortes ; elles seules m'émeuvent ; qu'elles m'inspirent de l'admiration ou de l'elïroi, je suis fort Si les actions atroces qui déshonorent notre nature sont commises par elles, c'est par elles aussi qu'on est porté aux tentatives merveilleuses qui la relèvent ' s.

« Tout ce qui porte un caractère de grandeur,

(1) Il existe, sur le même sujet, une conversation de Diderot qu'on peut lire dans les Mémoires de Condorcet, t. I", p. 154.

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de fermeté, de vertu et d'honnêteté me touche, me transporte et tout ce cjui blesse l'esprit humain me blesse. »

Après avoir parlé du dùme de Saint-Pierre, dont la solidité élégante et la force imposante fout la beauté, Diderot exprime celte pensée générale sur l'architecture et sur les arts: « La solidité, ou plus généralement la bonté, est la raison continuelle de notre approbation ; cette bonté peut être dans un ouvrage et ne pas paraître, alors l'ouvrage est bon et il n'est pas beau ; elle y peut paraître et ne pas y être, alors l'ouvrage n'a qu'une beauté apparente, mais si la bonté y est en effet et qu'elle y paraisse, alors il est vraiment beau et bon. Un morceau d'architecture est beau lorsqu'il a de la solidité et qu'on le voit, qu'il a la convenance requise avec la destination et qu'elle se remarque ; la solidité est dans ce genre ce qu'est la santé dans le règne animal. »

Sur la fortune, le bonheur social et le mérite personnel : « Je pense que, pour un homme qui n'aurait ni femme, ni enfants, ni aucun de ces attachements qui font désirer la richesse et qui ne laissent jamais de superflu, il serait presque indifférent d'être riche ou pauvre. Si je suis sain d'esprit et de corps, si j'ai l'àme honuèle et la

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conscience pure, si je sais distinguer le vrai du faux ; si j'évite le mal et fais le bien ; si je sens la dignité de mon être, si rien ne me dégrade à mes propres yeux, on peut m'appeler milorcl ou sirrah ; connaître le vrai, faire le bien, voilà qui distingue un homme d'un autre : le reste n'est rien. La durée de la vie est si courte, ses vrais besoins sont si étroits, et quand ou s'en va, il importe si peu d'avoir été quelqu'un ou personne ! Il ne faut à la fin qu'un morceau de toile et quatre planches de sapin. Cette façon de penser tient à l'égalité que j'établis entre les conditions, et au peu de différence que je mets, quant au bonheur, entre le maître de la maison et son portier. »

Sur la conversation et les bizarres associations d'idées qui la composent.

« C'est une chose singulière que la conversation, surtout lorsque la compagnie est un peu nombreuse. Voyez les circuits que nous avons faits ; les rêves d'un malade en délire ne sont pas plus hétéroclites. Cependant comme il n'y a rien de décousu ni dans la tête d'un homme qui rêve, ni dans celle d'un fou, tout se tient aussi dans la conversation ; mais il serait quelquefois bien difficile de retrouver les chaînons imperceptibles qui ont attiré tant d'idées dispa-

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rates. Un homme jette uu mot qu'il a détaché de ce qui a précédé et suivi dans sa tête ; uu autre en fait autant et puis attrape qui pourra. Une seule qualité physique peut conduire l'esprit qui s'en occupe à une infinité de choses diverses. Prenons une couleur, le jaune, par exemple : l'or est jaune, la soie est jaune, le souci est jaune, la bile est jaune, la lumière est jaune, la paille est jaune ; à combien d'autres fils ce fil ne répond-il pas? La folie, le rêve, le décousu de la conversation consiste à passer d'un objet à un autre par l'entremise d'une qualité commune. Le fou ne s'aperçoit pas qu'il en chauge. Il tient un brin de paille jaune et luisante à la main, et il crie qu'il a saisi un rayon du soleil. Gombieu d'hommes qui ressemblent à ce fou sans s'eu douter ! et moi-même, peut-être, eu ce moment. »

Il est au Grandval, chez le baron, et voici comment il passe le temps :

On m'a installé dans un petit appartement séparé, bien tranquille, bien gai et bien chaud. C'est là que, entre Horace et Homère, et le portrait de mon amie, je passe des heures à lire, à méditer, à écrire et à soupirer. C'est mou occupation depuis six heures du matin jusqu'à une heure. A une heure et demie je suis habillé et

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je descends dans le salon où je trouve tout le monde rassemblé. J'ai quelquefois la visite du baron; il en use à merveille avec moi; s'il me voit occupé, il me salue de la main et s'en va; s'il me trouve désœuvré, il s'assied et nous causons. La maîtresse de la maison ne rend point de devoirs, et n'en exige aucun : on est chez soi et non chez elle.

... Nous dînons bien, et longtemps. La table est servie ici comme à la ville, et peut-être plus somptueusement encore. Il est impossible d'être sobre, et il est impossible de n'être pas sobre et de se bien porter. Après dîner les dames courent; le baron s'assoupit sur un canapé; et moi, je deviens ce qu'il me plaît. Entre trois et quatre, nous prenons nos bâtons et nous allons promener, les femmes de leur coté, le baron et moi du nôtre; nous faisons des tournées très étendues. Rien ne nous arrête, ni les coteaux, ni les bois, ni les fondrières, ni les terres labourées. Le spectacle de la nature nous plaît à tous deux. Chemin faisant, nous parlons ou d'histoire, ou de politique, ou de chimie, ou de littérature, ou de physique, ou de morale. Le coucher du soleil et la fraîcheur de la soirée nous rapprochent de la maison, où nous n'arrivons guère avant sept heures.

cil. Y. — SA CORRESPONDANCE 2G7

Les femmes sout rentrées et déshabillées. Il y a des lumières et des cartes sur uue table. Nous nous reposons un moment, ensuite nous commençons un piquet. Le baron nous fait la chouette. II est maladroit, mais il est heureux. Ordinairement le souper interrompt notre jeu. Nous soupons. Au sortir de table nous achevons notre partie; il est dix heures et demie; nous causons jusqu'à onze; à onze heures et demie nous sommes tous endormis ou nous devons l'être. Le lendemain nous recommençons. Voilà noire vie.

De Paris, il écrit à M'"' Volland, le 4 octobre 1767 : Me voilà donc revenu du Grandval, bien malgré le baron, la baronne, les petits garçons, les petites filles, M'"" d'Aine et les domestiques.

Je les abandonne tous. Je cours, j'écris de droite, de gauche pour leur envoyer quehju'un qui les secoure. Mais l'abbé aime la ville où il est perpétuellement en spectacle; le docteur Gatti est l'ombre de M'"*^ de Choiseul ; d'Alinville marque des loges à Fontainebleau ; Grimm s'ennuie par bienséance à La Briche; quand l'abbé Morillet n'est pas à Voré, il est sur le chemin : la belle dame Helvétius le fait trotter comme un Basque; notre Orphée est à risle-.Vdam, Sij:ird

est à tant de femmes qu'il ne songe plus guère à M^Me*'*. J'ai prêché inutilement M. Le Romain, qu'on aurait grand plaisir à avoir, mais que sa mélancolie retient dans l'obscurité de sa cahute, où il aime mieux broyer du noir dont il puisse barbouiller toute la nature, que d'aller jouir de ses charmes à la campagne. On débaucherait aisément le gros Bergier, mais on ne s'en soucie pas, parce qu'il est triste, muet, dormeur et d'un commerce suspect. Damilaville a toujours le prétexte de ses affaires qu'il ne lait point. Naigeon mourrait d'ennui, s'il n'allait pas assidûment chez les Vanloo, où il est sûr de trouver M'"" Blondel qu'il n'aime point et dont il parle toujours, et s'il n'avait pas fait sa tournée au Palais-Royal à l'heure précise où elle s'y promène. L'abbé Raynal est fort mal à son aise partout où il ne pérore pas colonies, politique et commerce. M. de Saint-Lambert est arrivé à Montmorency. Mon fils d'Aine court à toutes jambes après l'intendance d'Auch qu'il dédaigne, comme le renard les raisins verts. Le baron de Glischen aimerait mieux être au fond des fouilles d'Herculanum que dans les plus beaux jardins du monde. L'ami Le Roy vit pour lui, et ne va jamais dans aucun endroit qu'il n'espère s'y amuser plus qu'ailleurs, et puis voici le

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