‹ DiderotChapitre 4 sur 8 · LE MARI ET L AMI · texte numérisé non relu

LE MARI ET L AMI

vrette : il jase avec Grimm, se lève, s'agite, sort dans le jardin, bêche un instant, visite la basse-cour, rentre faire une partie d'échecs avec M^^ d'Épinay, ressort pour jeter du pain aux cygnes, courir autour du bassin, et, enfin, très essoufflé, reparaît au salon, trempé de sueur, criant à tue-tête qu'on lui apporte des glaces : « Ah !

mes amis, quelles glaces! C'est là qu'il faut être pour en prendre de bonnes! »

Une lettre du 15 septembre à Mlle Voland contient une description très animée du séjour à la Chevrette :

« Nous étions dans le magnifique salon et nous y formions, diversement occupés,un tableau très agréable.

« Vers la fenêtre qui donne sur

les jardins, M. Grimm se faisait peindre, et U^" d'Epinay était appuyée sur le dos de la chaise de la personne qui le peignait.

« Un dessinateur assis plus bas sur un placet faisait son profil au crayon. Il est charmant, ce profil ; il n'y a point de femme qui fût plus tentée de voir s'il ressemble.

(( M. de Saint-Lambert lisait dans un coin la dernière brochure que je vous ai envoyée.

« Je jouais aux échecs avec M'»<^ d'ïloudetot.

Madame d'Épinay.

« La vieille et bonne M^^ d'EsclavelIes, mère de M™« d'Épinay, avait autour d'elle tous ses enfants, et causait avec eux et avec leur gouverneur.

« Deux sœurs de la personne qui peignait mon ami, brodaient, l'une à la main, l'autre au tambour. Et une troisième essayait au clavecin une pièce de Scarlatti.

« M. de Villeneuve fit son compliment à la maîtresse de la maison et vint se placer à côté de moi. Nous nous dîmes un mot. M™« d'Houdetot et lui se reconnaissaient. Sur quelques propos jetés lestement, j'ai même conçu qu'il avait quelques torts envers elle.

« L'heure du dîner vint. Au milieu de la table, était, d'un côté, M'"*^ d'Épinay, de l'autre, M. de Villeneuve ; ils prirent toute la peine, et de la meilleurs grâce du monde. Nous dînâmes splendidement, gaiement et longtemps.

« Après dîner, on fit un peu de musique...

« Nos chasseurs revinrent sur les six heures. On fit entrer les violons, et l'on dansa jusqu'à dix; on sortit de table à minuit; à deux heures, au plus tard, nous étions tous retirés... »

Le château de la Chevrette est donc un délicieux séjour, c'est « un sublime palais ».

Mais combien Diderot lui préfère la maison de la Brèche ! « Elle est petite, dit-il, mais tout ce qui l'environne, les eaux, les jardins, le parc, a l'air sauvage; c'est là qu'il faut habiter et non dans ce triste et magnifique château de la Chevrette. Les pièces d'eau immenses, escarpées par les bords couverts de joncs, d'herbes marécageuses; un vieux pont ruiné et couvert de mousse qui les traverse; des bosquets où la serpe du jardinier n'a rien coupé, des arbres qui croissent comme il plaît à la nature; des fontaines qui sortent par les ouvertures qu'elles se sont pratiquées elles-mêmes; un espace qui n'est pas grand, mais où on ne se reconnaît point, voilà ce qui me plaît... »

A la Brèche comme à la Chevrette, Diderot est toujours le même, aimable et vivant, amusant et endiablé. Et voilà pourquoi il plaît si fort à M°ie d'Épinay : « Sa conversa-

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tion est ravissante, écrit-elle ; sa confiance, sa sérénité en inspirent. Il a exalté ma tête et mon âme; il... comment exprimerai-je cela? Ce n'est pas précisément lui qui fait mon bonheur, qui me rend heureuse, mais il a donné à mon âme une secousse qui l'a mise en état de jouir de tout le bien qui l'entoure. »

Ainsi l'auteur du Neveu de Rameau agit sur la maîtresse comme il agit sur l'amant : pour l'un et l'autre, il est une sorte de stimulant, d'excitation à la vie des plus précieuses pour des âmes « sensibles » ainsi que l'étaient celles de tous ces protagonistes du xviii® siècle. Enfin, plus tard, Diderot sera la consolation de l'un comme de l'autre, toujours empressé, toujours de bonne humeur, bon chien fidèle que l'on retrouve à tout instant dès qu'on en a besoin.

La longue intimité de Diderot avec Grimm est l'un de ses meilleurs titres de gloire C'est une des actions de sa vie qui font le plus d'honneur à sa réputation morale, comme, au point de vue intellectuel, la fondation de VEncyclopédie est peut-être son plus beau titre à l'admiration de la postérité.

L'Encyclopédie

LE véritable centre de V Encyclopédie, a écrit Voltaire, a été Diderot. » Le fait est que nul plus que notre philosophe ne pouvait être qualifié sinon pour diriger, tout au moins pour amorcer et écrire en partie un travail aussi formidable.

En somme, V Encyclopédie, c'est l'œuvre d'une réunion de journalistes, et personne n'avait l'esprit plus Joi<r7ialistique que Diderot. Dans les longues années de ses débuts à Paris, nous l'avons vu, la nécessité l'avait contraint de plier sa plume à toutes les besognes. Il s'était mis à tous les genres de travaux, et s'il n'avait pas réussi dans tous avec le même éclat, du moins son imagination toujours en ébuUition, son sens critique — et même paradoxal, pourrait-on dire — toujours affiné, son talent immense d'écrivain primesautier, les lueurs de tout qu'il possédait, lui permettaient de mener à bien et surtout rapidement tout ce qui avait un caractère vulgarisateur et encyclopédique. Toujours sur la brèche, toujours disposé à remplacer un rédacteur malade, absent ou simplement paresseux, enivré de jongler avec les idées, merveilleusement habile à les mettre en lumière ou à leur donner une signification conforme à ses désirs, l'auteur du l^ère de FaDiille fut le grand ouvrier par excellence de cette immense machine. Il en partagea le poids et l'honneur avec ses amis Grimm, Helvétius et d'Alembert. Ce fut avec ce dernier que l'idée de YEncyclopédie prit naissance dans la pensée de Diderot et s'y développa.

Diderot, d'Alembert et les principaux auteurs de F Encyclopédie.

En réalité, voilà quelle fut la genèse exacte de toute l'affaire :

Les libraires Le Breton et Briasson, ayant entendu parler du succès de la Cyclopedia de Chambers, sollicitèrent et obtinrent un privilège pour donner une traduction abrégée de ce dictionnaire. La besogne fut confiée d'abord à un Anglais, John Mills et à un Allemand, Godefroy Sellius. Le Breton rompit bientôt le traité — et Mills déposa une plainte devant le Châtelet — puis l'abbé de Gua se chargea du travail avec la collaboration de Diderot et de d'Alembert auquel il était venu parler de l'ouvrage.

Une idée de ce genre avait tout de suite souri à l'esprit fertile et ouvert de Diderot, et il s'était aussitôt enthousiasmé pour elle. Malheureusement cet abbé de Gua, esprit mathématique assez fin, ingénieux et parfois même hardi, était paresseux et inconstant. Après avoir dressé le plan de l'ouvrage, l'avoir fait beaucoup plus vaste que la Cyclopedia de Chambers, un beau jour, il abandonna le travail. Diderot le reprit aussitôt; et, malgré les dangers de toutes sortes qu'il entrevoyait dans la parution d'une œuvre de cette espèce, malgré l'opposition escomptée du clergé et peut-être même de la noblesse, se mit courageusement à la tâche. Le plan de l'abbé de Gua, modifié une fois de plus par Diderot, fut définitivement accepté par les libraires. Toutefois l'auteur du Fils naturel eut l'adresse de se faire adjoindre d'Alembert comme « éditeur )). Celui-ci partageait, par suite, les responsabilités, et même son nom seul figura sur les prospectus de l'ouvrage, Diderot n'étant désigné que par des astérisques. Le privilège obtenu en 1 745 fut scellé le 21 janvier 1746 et les deux éditeurs, auxquels les libraires associés faisaient une rente de 1200 livres, se mirent à l'œuvre. Les deux « directeurs » s'étant partagé la tâche commencèrent par recruter les adhésions, les écrivains et les savants les plus qualifiés : Voltaire accepta des premiers et avec l'ardeur qu"il apportait en toutes choses. Montesquieu promit plus qu'il ne put donner, mais laissa en mourant l'article goût. Rousseau prit pour sa part la théorie et la

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pratique de la musique. Dans son Discours préliminaire, et plus tard dans V Avertissement du tome VII, d'Alembert a énuméré tous les noms de ceux qui ont concouru à l'entreprise. Les principaux d'entre eux étaient : Daubenton, pour l'histoire naturelle, l'abbé Mallet pour la théologie, l'abbé Joon pour la métaphysique, la logique et la morale, Dumarsais pour la grammaire, l'abbé de la Chapelle pour l'arithmétique et la géométrie élémentaire, Le Blond pour les articles de fortifications, de tactique et d'art militaire, Goussier pour la coupe des pierres, d'Argenville pour le jardinage et l'hydraulique, J.-N. Bellin pour la marine, J.-B. Le Roy pour l'horlogerie et la description des instruments d'astronomie, Tarin pour l'anatomie et la physiologie, Vaudenesse pour la matière médicale et la pharmacie, Louis pour la chirurgie, Malouin pour la chimie, Landois pour la peinture, sculpture et gravure, Blondel pour l'architecture, Cahusac pour la chorégraphie et la technique théâtrale ; d'autres avaient simplement fourni des notes — des « mémoires » — pour la description des arts mécaniques et la représentation exacte de leur fonctionnement. C'étaient le vieux médecin Camille Falcoret, le fermier général Dupin, le comte d'Hérouville de Glaye, lieutenant générai, etc.. et d'Alembert cite même les ouvriers qui, devant Diderot et ses collaborateurs, ont démonté et remonté leurs métiers, ont fourni les explications et donné les croquis dont Goussier se servait pour dessiner les planches qui devaient accompagner chaque description.

C'était la première fois que l'on rendait pareil hommage à d'obscurs travailleurs. L'ouvrage lancé, on sait quelle fut sa fortune prodigieuse, non seulement à travers toute la France, mais encore à travers toute l'Europe. Partout s'accomplissait un grand changement : tout était transformé, les idées, les croyances, les mœurs et par conséquent la littérature. Les vieilles forces avaient disparu ou tendaient à disparaître; les nouvelles n'existaient pas encore. La noblesse s'effaçait dans les splendeurs de la cour; la bourgeoisie croissait dans l'ombre, mais ne se

rendait pas compte du rôle qui lui était destiné; le peuple est ignoré totalement.

Ajoutez que l'esprit nouveau se glissait partout, que le prestige de l'Église et celui de l'autorité s'ébranlaient chaque jour, qu'un vent de fronde et même de révolution se levait des quatre coins du pays.

Dans le montage et l'agencement de cette machine de guerre qu'est l'Encyclopédie, Diderot est le véritable chef. C'est lui qui concentre tous les efforts, qui dirige tous les mouvements. Sa volonté patiente et dont personne ne l'eût cru capable vient à bout des pires obstacles. Pendant les vingt années qu'il se voue à l'œuvre, il n'aura pas un jour de repos ni de sécurité.

En attendant, on travaille fiévreusement et l'on sapprête à lancer le premier tome de la gigantesque entreprise lorsqu'une imprudence de Diderot survient qui manque de tout compromettre : le 24 juillet 1749, le philosophe est arrêté.

Que s'était-il passé? Les versions sont contradictoires. Suivant M™« de Vandeul, il s'agissait de la Lettre sur les Aveugles ; suivant les Mémoires du temps, il s'agissait des Bijoux indiscrets.

« M. de Réaumur, dit M^^^ de Vandeul, avait chez lui un aveugle-né ; l'on fit à cet homme l'opération de la cataracte. Le premier appareil devait être levé devant des gens de l'art et quelques littérateurs; mon père y avait été envoyé... on leva l'appareil. Mais les discours de l'aveugle firent connaître qu'il avait déjà vu; quelqu'un avoua que la première expérience s'était faite devant Mni« Dupré de Saint-Maur. Mon père sortit en disant que M. de Réaumur avait mieux aimé avoir pour témoins deux beaux yeux sans conséquence que des yeux dignes de le juger. » Ce serait sur cette phrase, répétée par M«^8 Dupré de Saint-Maur à M. d'Argenson que ce dernier aurait résolu de faire arrêter Diderot. »

D'après une autre version, l'auteur de la Religieuse avait déjà été signalé à la police deux ans auparavant par le curé de sa paroisse :

« Diderot, écrivait- le curé de Saint-Médard à Berryer, homme sans qualité, demeurant avec sa femme, chez le sieur Guillotte, exempt du prévost de l'île — disait cette note — est un jeune homme qui fait le bel esprit et trophée d'impiété. Il est auteur de plusieurs livres de philosophie, où il attaque la religion; ses discours, dans la conversation, sont semblables à ses ouvrages. Il en compose un actuellement fort dangereux. Il s'est vanté d'en avoir composé un qui a été condamné au feu par le Parlement, il y a deux ans... etc. »

C'est l'espionnage en règle, aussi quelle idée d'aller demeurer chez un exempt!...

Au reçu de la note du curé, le lieutenant général de police Berryer s'empressa de rédiger un rapport qui porte la date du 20 juin 1747. De ce rapport, certains traits sont amusants et caractéristiques de l'état d'âme du policier. Pour lui, Diderot est un misérable, quelque chose comme un damné, il faut l'entendre : « Ce misérable Diderot — écrit-il — est encore après à finir un ouvrage qu'il y a un an qu'il est après, dans le même goût de ceux dont je viens d'avoir l'honneur de vous parler. C'est un homme dangereux et qui parle des saints mystères de notre religion avec mépris ; qui corrompt les mœurs et qui dit que, lorsqu'il viendra au dernier moment de sa vie, faudra bien qu'il fasse comme les autres, qu'il se confessera et qu'il recevra ce que nous appelons notre Dieu, et s'il le fait ce ne sera point par devoir, que ce sera que par rapport à sa famille, de crainte qu'on ne leur reproche qu'il est mort sans religion.

« L'on m'a assuré que l'on trouvera chez lui nombre de manuscrits imprimés dans le même genre.

« Il demeure rue Mouffetard, chez le sieur Guillotte, exempt du prévost de l'ile, à main droite en montant, au premier. »

Malgré ce rapport, la tranquillité de l'écrivain ne fut pas troublée, les preuves faisant défaut pour lui attribuer certains écrits qui couraient Paris. Et ce fut seulement deux ans plus tard qu'on se décida à arrêter Diderot.

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^jme (Je Vandeul raconte ainsi cette arrestation : « Le 24 juillet 1749, un commissaire, nommé Rochebrune, avec trois hommes de sa suite, vint à neuf heures du matin chez mon père, et après une visite très exacte de son cabinet et de ses papiers, le commissaire tira de sa poche un ordre de l'arrêter et de le conduire à Vincennes. Mon père, sans se troubler, le pria de lui donner le temps d'en prévenir sa femme; il passa chez ma mère, elle habillait et caressait son fils. Jamais il ne put se résoudre à l'afïliger, il lui dit qu'il sortait pour quelques affaires relatives à V Encyclopédie, qu'il ne reviendrait sûrement pas dîner et qu'il la priait vers le soir d'aller le chercher chez Le Breton, libraire ; puis il sortit. Un mouvement involontaire la conduisit à sa fenêtre, elle le vit dans un fiacre tendant la main pour prendre une épreuve que voulait lui donner un enfant de l'imprimerie; un homme de l'escorte s'avança, repoussa le bras de mon père, et ordonna à l'enfant de s'éloigner. Elle jeta un cri et s'évanouit. Revenue à elle-même, elle fut chez M. Berryer, alors lieutenant de police. « Eh bien, madame, lui dit ce ministre, nous tenons votre mari, il faudra bien qu'il jase. Vous pourriez lui épargner bien des peines et accélérer sa liberté, si vous vouliez nous indiquer où sont ses ouvrages, quel est celui dont il s'occupe actuellement, où est le Pigeon blanc. » (C'était un assez joli conte dont mon père avait fait quelques lectures à ses amis, et qui pouvait alors contenir quelques explications sur le roi, M'"« de Pompadour et les ministres.) Ma mère répondit à M. Berryer que jamais elle n'avait nirien vu,ni rien lu des ouvrages de son mari; que, livrée entièrement à son ménage, elle ne s'était jamais mêlée des sciences dont il aimait à s'occuper; qu'elle ne connaissait ni pigeon blanc, ni pigeon noir, mais qu'elle était bien convaincue que ses écrits ne pouvaient être que conformes à sa conduite : « Il estime, ajouta-t-elle, mille fois plus l'honneur que la vie, et ses ouvrages doivent respirer les vertus qu'il pratique. »

Arrêté le 2i juillet 1749, Diderot fut conduit au donjon

de Vincennes, par ordre du comte d'Argenson. Voici le procès-verbal même de l'interrogatoire qu'on lui fit subir :

« Interrogatoire de l'ordre du roi, fait par nous Nicolas- René Berryer, chevalier, conseiller du roi en ses conseils, maître des requêtes ordinaire de son hôtel, lieutenant général de police de la ville, prévôté et vicomte de Paris, commissaire du roi en cette partie.

« Au sieur Diderot, prisonnier de l'ordre du roi au donjon de Vincennes.

« Du jeudi, trente-un juillet mil sept cent quarante-neuf de relevée, dans la salle du conseil du donjon de Vincennes, après serment fait par le répondant de dire et répondre vérité.

« Interrogé de ses noms, surnoms, âge, qualité, pais, demeure, profession et religion,

(( A dit se nommer Denis Diderot, natif de Langres, âgé de trente-six ans (1), demeurant à Paris, paroisse de Saint-Étienne-du-Mont, de la religion catholique, apostolique et romaine (2).

« Interrogé s'il n'a pas composé un ouvrage intitulé : Lettres sur les Aveugles, à Vusiige de ceux qui voient,

« A répondu que non.

« Interrogé par qui il a fait imprimer ledit ouvrage,

« A répondu qu'il n'a point fait imprimer ledit ouvrage.

(( Interrogé s'il n'en a pas vendu ou donné le manuscrit à quelqu'un,

« A répondu que non.

« Interrogé s'il sçait le nom de l'auteur dudit ouvrage,

« A répondu qu'il n'en sçait rien.

« Interrogé s'il n'a pas eu en sa possession ledit ouvrage en manuscrit avant qu'il fût imprimé,

« A répondu qu'il n'a point eu ce manuscrit en sa possession avant et après qu'il a été imprimé.

(1) Moyenne taille et la physionomie assez décente; garçon plein d'esprit, mais extrôinonient dangereux (note de la police).

(2) Diderot habitait alors chez un tapissier.

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